Pour ce nouvel épisode de ZeBoîte, le podcast des entreprises qui recrutent, Jean-Baptiste Vennin reçoit Pauline Moquet, Directrice Générale du réseau Daniel Moquet, spécialiste de l’aménagement extérieur chez les particuliers depuis 1977.
Un épisode au cœur d’un enjeu très concret : les métiers manuels d’avenir, l’apprentissage, la transmission familiale et le développement d’un réseau qui recrute massivement partout en France.
L’histoire démarre en Mayenne, avec une brouette et une tondeuse.
Aujourd’hui, Daniel Moquet, c’est :
◉ 450 entreprises
◉ près de 3 000 collaborateurs
◉ une présence en France, Belgique et Angleterre
◉ un objectif de 1 000 entreprises à terme
Et surtout, un réseau en très forte croissance.
De l’allée à la piscine : une vision globale de l’extérieur
Historiquement spécialisé dans les allées, cours et terrasses, le groupe a élargi son expertise :
◉ Clôtures, portails, pergolas et carports
◉ Aménagement et végétalisation des jardins
◉ Piscines et spas (nouvelle activité lancée en 2025)
Une ambition claire : devenir le spécialiste global de l’aménagement extérieur des particuliers.
Un réseau qui recrute… en permanence
Avec environ 50 ouvertures d’agences par an, les besoins sont constants.
Chaque année :
◉ Environ 900 recrutements
◉ Dont près de 450 en apprentissage
◉ 2 à 3 salariés + 1 à 2 apprentis par nouvelle agence
Les métiers prioritaires :
◉ Ouvriers paysagistes (minéral et végétal)
◉ Poseurs de menuiseries extérieures
◉ Maçons du paysage
◉ Jardiniers
◉ Profils en apprentissage du CAP au BTS
Le permis poids lourd est un vrai plus… mais l’entreprise accompagne aussi les candidats motivés pour l’obtenir.
L’apprentissage : une voie d’excellence
Chez Daniel Moquet, l’alternance n’est pas une voie de garage.
C’est une rampe de lancement. De nombreux franchisés ont commencé comme apprentis.
Des parcours complets existent :
CAP → Bac pro → BTS → Bachelor interne → Technico-commercial → Responsable d’agence → Franchisé.
Former pour transmettre (et fidéliser)
En 2025, plus de 1 700 personnes ont été formées.
Le groupe a investi dans son propre centre de formation, au Domaine de la Marjolaine, afin de transmettre :
◉ Les gestes techniques spécifiques
◉ La relation client (clé dans un métier chez le particulier)
◉ La sécurité (formations SST renforcées)
◉ Les évolutions produits et innovations
Objectif : compétence + satisfaction client.
Des métiers d’avenir (et peu automatisables)
À l’heure où l’IA inquiète, Pauline le rappelle : Les robots ne construiront pas les piscines.
Les métiers du paysage restent profondément humains et techniques.
L’IA peut aider sur les plans ou l’organisation, mais le savoir-faire terrain reste irremplaçable.
Engagement environnemental
Le groupe travaille sur :
◉ Des revêtements drainants favorisant l’infiltration de l’eau
◉ Des matériaux recyclés
◉ Une sélection raisonnée des essences végétales
◉ Des solutions de récupération d’eau pour les piscines
Avec un indicateur interne : le DEM Score, qui analyse le cycle de vie des produits.
Les valeurs du réseau
Quatre piliers structurent l’entreprise :
◉ Compétence
◉ Simplicité
◉ Respect
◉ Plaisir
Et le premier critère de recrutement ? L’envie de travailler.
Où postuler ?
Pour rejoindre l’aventure : http://www.rejoindre-daniel-moquet.fr
---
🎧 Épisode disponible sur jobradio.fr et sur toutes les plateformes de podcast.
Vous êtes une entreprise qui recrute et souhaitez valoriser vos métiers et votre marque employeur dans ZeBoîte ?
👉 Prendre un rendez-vous :
https://calendly.com/jean-baptiste-vennin/30min
JB Vennin
::Trouver un pro qui soit fiable pour ses extérieurs est souvent un parcours du combattant. Plus de 60% des Français rament pour trouver un professionnel du bâtiment disponible. Alors pour régler ça, mon invité pilote un empire de l'aménagement extérieur lancé par son papa en 1977, un réseau qu'elle a rejoint après avoir elle-même été franchisée sur le terrain pendant dix ans. Bienvenue dans The Boit, le podcast des entreprises qui recrutent. Ce réseau dont on parle aujourd'hui et qui recrute, c'est donc Daniel Moquet. Pauline, bonjour.
Pauline Moquet
::Bonjour.
JB Vennin
::Pauline Moquet, tu es directrice générale du réseau Daniel Moquet. Peut-être une première question pour toi, Pauline. C'est parti d'où, au départ, Daniel Moquet? C'était quoi, finalement, l'étincelle de ton père en 1977?
Pauline Moquet
::Alors, je ne sais pas s'il y avait une étincelle, mais il a fait une formation, il a eu un BTS Aménagement Paysager. Et en fait, comme une bonne partie des jeunes qui sont dans des classes de BTS, il avait l'objectif de s'installer et de se mettre à son compte. Et en fait, il a démarré comme tous les jeunes peuvent le faire. Il dit souvent comme les auto-entrepreneurs, il a démarré avec une brouette et une tondeuse. Et comme mes grands-parents étaient agriculteurs, donc il a démarré dans la ferme de mes grands-parents.
JB Vennin
::Et c'était en Mayenne, c'est ça?
Pauline Moquet
::C'était en Mayenne, oui.
JB Vennin
::Donc dans le 53, le secret pour ne jamais faire attendre un client, c'est de savoir dire non à certains chantiers pour ne faire qu'une seule chose. Est-ce que tu es d'accord avec ça?
Pauline Moquet
::Alors c'était notre spécialité, en fait, le concept d'Daniel Moquet, au départ, historiquement, on est entrepreneur paysagiste, spécialisé dans les allées, les cours et les terrasses, et on travaille uniquement chez les particuliers. Donc effectivement, la réussite de l'entreprise, c'est vraiment la spécialisation du métier de paysagiste dans les revêtements de sol.
JB Vennin
::Et après vous vous êtes développé?
Pauline Moquet
::Mais depuis en fait, on a fait cette réactivité avec la marque Daniel Morecasing, vous allez, et puis par le besoin de développement, la demande de nos clients, la demande d'évolution de nos salariés en interne, on a ouvert en 2019 les clôtures pour faire des clôtures portails Pergola et Carport à destination des mêmes clients. Et puis dans la continuité, nos clients nous demandaient comment on peut entretenir nos allées ou comment on peut végétaliser notre jardin. Donc on a ouvert Daniel Mokessi Nouveau Jardin en 2022. Donc pareil, à la destination des mêmes clients. Et là, tout dernièrement, depuis le 1er janvier, on vient d'ouvrir Daniel Mokessi Nouveau Piscine pour faire des piscines, des spas et la création et la rénovation de piscines.
JB Vennin
::Donc si j'ai bien compris, finalement vous rayonnez sur l'ensemble de l'extérieur.
Pauline Moquet
::C'est ça en fait ce qui nous permet de travailler en global l'entièreté du jardin des particuliers.
JB Vennin
::Alors ton réseau vient de décrocher je crois la sixième place du top 100 des franchises en France. Ça dit quoi? Alors évidemment c'est un classement mais quand même sixième c'est évidemment très bien. Mais ça dit quoi ça de l'entreprise?
Pauline Moquet
::Ça dit qu'on est en fort développement mais ça dit aussi que les franchisés qui travaillent avec nous sont satisfaits de l'accompagnement qu'on peut leur apporter et puis qu'ils se développent très bien sur leur secteur. On est sur un secteur d'activité qui est porteur, ils ont du travail et puis nos clients sont satisfaits de nos prestations également.
JB Vennin
::Et c'est bien là le principal. Le groupe qui compte désormais 450 entreprises donc réparties partout en France mais aussi en Belgique, il y en a également en Angleterre. Comment est-ce qu'on réussit finalement à ne pas trahir l'ADN de départ qu'était l'entreprise familiale? Parce que voilà, ça prend énormément d'ampleur. Comment est-ce qu'on fait pour garder cet esprit-là?
Pauline Moquet
::Alors c'est vrai que c'est difficile de commettre, on est plus de 3000 à travailler sous l'enseigne, mais on est quand même attachés à avoir une de nos valeurs, c'est la simplicité, c'est d'être... On dit toujours, c'est parce qu'on réussit qu'il faut se prendre la tête et d'avoir des contacts avec l'ensemble de nos collaborateurs. Et puis pour ça, on vient de déménager, on vient d'acquérir un nouveau siège social, ce qui nous permet d'avoir créé un vrai campus et de pouvoir croiser les gens qui viennent se former à nos métiers, aussi bien les franchisés, les salariés, les ouvriers paysagistes, des apprentis, les commerciaux, les assistantes. Et on est vraiment attaché d'essayer de rencontrer l'ensemble des gens qui travaillent sous l'enseigne.
JB Vennin
::Et puis, l'esprit familial, finalement, il reste.
Pauline Moquet
::Oui, oui, oui. Et puis, ça se reproduit. En fait, on a au sein du réseau des familles, on a des franchisés qui sont avec des liens familiaux, des cousins, des enfants. En fait, on commence à avoir les enfants de nos franchisés qui intègrent les entreprises. Et donc, c'est chouette de voir perdurer l'esprit familial dans le réseau.
JB Vennin
::Bon bah c'est top! Alors tu as parlé de simplicité, ça c'est l'une des quatre valeurs que vous affichez avec la compétence, le plaisir et le respect. Ces valeurs-là justement, comment elles se traduisent concrètement sur l'ensemble de vos chantiers par exemple?
Pauline Moquet
::La première qui est compétence, en fait c'est important pour nous que chacun soit compétent à son poste. Donc en fait, notre métier nous de franchiseurs c'est de transmettre le savoir-faire et de faire monter en compétence l'ensemble des gens qui travaillent sous l'enseigne. Donc on fait beaucoup de formations, l'année dernière on a accueilli plus de 1000 personnes en formation. Et on considère que si chacun est compétent à son poste, on arrive à la satisfaction client. Parce que l'objectif final c'est que nos clients soient satisfaits.
JB Vennin
::On est bien d'accord. Et puis qu'ils reviennent, pourquoi pas? Tant qu'à faire. Plaisir?
Pauline Moquet
::Plaisir, c'est qu'il faut que chacun prenne du plaisir à son poste. On sait qu'on a un métier qui est difficile, surtout en ce moment là, on n'a pas la météo top, c'est un métier où on travaille dehors, c'est vrai que c'est chouette de travailler dehors, mais on est contraints des intempéries, donc là en ce moment on a la pluie, mais quand il fait chaud c'est pareil, c'est difficile. Mais malgré tout, on a des salariés qui aiment travailler à l'extérieur, et puis qui sont satisfaits du avant-après. On a la chance qu'on a un chantier moyen, ça dure en général trois jours, donc en fait, malgré tous les efforts, on a la satisfaction du travail réalisé.
JB Vennin
::Le respect?
Pauline Moquet
::Le respect, c'est le respect des uns des autres, c'est-à-dire se respecter dans les entreprises, respecter le matériel qu'on met à disposition, mais c'est aussi le respect de l'environnement. C'est quelque chose qui est important pour nous, notamment dans le référencement de nos fournisseurs. Et pour ça, on a déterminé, on a fait un travail dans un premier temps sur la gamme des produits allés, on a déterminé le DEM score, un peu comme le Nutri-Score qu'on peut avoir sur les aliments. En fait, on a analysé l'ensemble du cycle de vie de nos produits, aussi bien de la fabrication jusqu'au transport, et puis la mise en œuvre sur le chantier chez nos clients, la fin de vie du produit. Et donc en fait, ça nous permet de savoir comment chaque produit se comporte les uns envers les autres. Comme ça le client, il fait ses choix en connaissance de cause. Mais ça nous permet aussi d'être sur de l'éco-conception et de faire attention à comment on produit nos revêtements et comment on les sélectionne.
JB Vennin
::Alors Pauline, j'ai envie de te faire réagir à une stat, par exemple, que j'ai vue, selon une enquête en tout cas publiée sur LinkedIn, et qui dit que 63% des 18-28 ans privilégient plutôt un job concret, en tout cas porteur de sens. Toi justement, même si on en a parlé très rapidement, mais comment est-ce que tu travailles aussi sur ces aspects qui sont hyper important pour les jeunes qui recherchent un job aujourd'hui, c'est-à-dire la qualité de vie au travail, sur le plaisir justement, qui pourrait l'emporter sur un travail qui peut quand même apparaître physique et donc fatigant. Et en plus, on a parlé des conditions météo qui ne sont pas forcément favorisantes.
Pauline Moquet
::En fait, on essaie que chacun ait sa propre autonomie à son poste. Et ce qui est chouette, c'est qu'on a des belles évolutions au sein de l'entreprise, on a des jeunes qui sont arrivés comme apprentis, et en fonction de leurs compétences, ils peuvent évoluer comme ouvriers, après ils peuvent passer au commerce, ils peuvent devenir aussi responsables d'agence en fonction de l'évolution. Et donc, par rapport à ça, ils peuvent trouver en fait où est-ce qu'ils puissent s'épanouir. Mais aussi bien dans chaque métier, puisque on a la partie allée, on a la partie clôture. Donc là, sur la partie clôture, on a plus des menuisiers. Sur la partie jardin, c'est plus des gens qui sont à trait sur la partie végétale. Puis enfin, la piscine. Donc tous ces métiers-là favorisent en fait l'évolution et le choix possible.
JB Vennin
::Avec le groupe, vous avez lancé l'opération Job et Avenir, ça c'était tout début février. Il y avait 900 postes qui étaient à pourvoir, dont 450 qui étaient en apprentissage. À date, il en reste combien à pourvoir? On est toujours dans les 900, dans les mêmes...
Pauline Moquet
::On fait deux campagnes par an puisqu'on est en fort développement, puisqu'on est quand même un jeune réseau, donc les entreprises sont en développement, donc pour les besoins de croissance, on a besoin d'intégrer des nouveaux salariés et de les former. Et puis, on fait aussi 50 ouvertures d'agences par an. Donc pour une agence, on recrute 2 à 3 salariés et 1 ou 2 apprentis dans chaque agence. Donc en fait, ça nous fait, par le biais des ouvertures, Un besoin d'ouvriers, de salariés, et puis par le besoin de développement, donc en fait on a régulièrement des postes à pourvoir sur l'ensemble du territoire.
JB Vennin
::Donc un besoin constant, c'est quoi les métiers qui sont prioritaires dans vos recrutements?
Pauline Moquet
::des ouvriers paysagistes, et un peu dans chaque activité, et aussi beaucoup d'apprentissage. Et l'apprentissage c'est sur tous les domaines, aussi bien des jeunes qui sont en CAP, en bac pro, en BTS, enfin tout niveau scolaire.
JB Vennin
::Et pas l'obligation forcément d'être venu du secteur du paysage?
Pauline Moquet
::Non. La recouvertion est possible chez nous puisqu'on est centre de formation et on accompagne en fait les salariés à évoluer et à monter en compétence sur les différents métiers.
JB Vennin
::Alors moi j'ai noté donc parmi les métiers paysagiste minéral, le poseur de menuiserie, le maçon du paysage ou le jardinier, est-ce qu'il y a parmi ces métiers que je viens de citer là, qui est peut-être plus en tension que les autres?
Pauline Moquet
::La difficulté chez nous, surtout sur la partie terrassement, c'est d'avoir les permis poids lourds. Puisque chaque ouvrier, notamment dans les allées, ils doivent avoir le permis poids lourds et super lourds, puisqu'en fait ils sont en autonomie, ils ont leur camion, donc là c'est plus difficile. Mais en fait, si le candidat est motivé volontaire, on a possibilité de l'accompagner pour lui faire passer les permis.
JB Vennin
::Donc, effectivement, vous recrutez des personnes en CDI, vous recrutez aussi des personnes en apprentissage. Qu'est-ce que tu auras envie de dire, toi, à quelqu'un qui aurait peut-être eu des œillères pendant quelques années, mais qui se dirait qu'en 2026, finalement, l'apprentissage, ça reste quand même une voie de garage?
Pauline Moquet
::Ah ouais, non pas du tout. Pas du tout, au contraire. Surtout pour des jeunes qui veulent sortir de la voie classique de l'école, l'alternance en fait c'est top pour apprendre un métier. Et puis s'ils nous font confiance, il y a plein de possibilités d'évolution. pour rentrer chez nous.
JB Vennin
::Pour postuler, il y a un site, ça s'appelle rejoindre-daniel-moquet.fr. C'est quoi le chemin, le process du clic jusqu'à l'embauche?
Pauline Moquet
::Donc il y a le site recrutement où il y a l'ensemble des offres qui sont disponibles. Après en fait il ne faut pas hésiter à se déplacer dans les agences ou à les appeler directement puisqu'on est des hommes de terrain. Je sais bien qu'on n'a pas forcément toujours un CV de prêt ou d'envoyer une lettre de motivation. La meilleure motivation c'est de se déplacer et montrer qu'on a envie de travailler chez nous.
JB Vennin
::j'ai cru comprendre qu'il y avait aussi une journée, en tout cas un moment d'immersion aussi chez vous. Est-ce que c'est important effectivement de faire en sorte que les personnes se sentent le mieux possible dès leur arrivée?
Pauline Moquet
::En fait à chaque fois on aime bien que les candidats participent à deux trois jours d'immersion parce que c'est sur le terrain qu'on se rend compte en fait de la réalité du métier. Et puis aussi bien pour les uns ou pour les autres, c'est pas de se tromper. Donc d'être sûr, parce qu'on investit sur la formation, donc d'être sûr que c'est un métier qui va plaire à terme.
JB Vennin
::Et pour tes équipes, qu'est-ce qui va faire finalement la différence entre le choix d'un candidat plutôt qu'un autre?
Pauline Moquet
::je dirais, le savoir-être et l'intégration dans l'entreprise puisque la notion de convivialité est importante et il faut bien s'entendre puisqu'on passe quand même beaucoup de temps au travail et donc si on peut prendre du plaisir avec ses collègues, c'est encore mieux.
JB Vennin
::Une fois qu'on a franchi la porte et donc qu'on a été recruté, comment est-ce qu'on devient un expert, Daniel Moquet? Ça va être quoi les différentes étapes?
Pauline Moquet
::Les différentes étapes, process de formation, il y a le métier technique en fait, le savoir-faire, mais il y a aussi la relation avec le client puisque on travaille que chez les particuliers, on rentre chez eux. et d'être capable d'expliquer son travail, aussi bien comment vont se passer les travaux, mais aussi comment le client va entretenir, les conseils qu'on peut donner à un client pour bien vivre dans son jardin.
JB Vennin
::Alors, tu en as parlé rapidement tout à l'heure, mais c'est important et c'est pour ça que je reviens dessus. Vous avez formé plus de 1700 personnes en 2025. Vous avez donc investi dans votre propre centre de formation. Je crois que c'est à Moulais, au domaine de la marjolaine. Pourquoi c'était important, effectivement, d'investir dans votre propre centre de formation plutôt que d'avoir affaire à des CFA avec lesquels vous auriez pu être en partenariat?
Pauline Moquet
::On fait les deux en fait, on a les jeunes qui sont dans les écoles de paysage et puis parce qu'on a des process quand même particuliers et donc en fait c'est important pour nous de transmettre le bon savoir-faire mais ce que je disais tout à l'heure c'est-à-dire qu'on est aussi bien sur les gestes techniques mais la relation client elle est importante. On fait aussi attention, là on vient de mettre en place des nouvelles formations SST en termes de sécurité parce que c'est important pour nous que nos équipes elles travaillent en sécurité. Voilà donc en fait on ajoute différents modules pour que au final c'est ça, c'est que nos clients soient satisfaits.
JB Vennin
::Voilà, et puis ça permet effectivement à un collaborateur finalement à entrer dans l'entreprise, de pouvoir régulièrement monter en compétences. Et puis, les perspectives d'évolution de carrière, du coup, elles sont forcément plus nombreuses.
Pauline Moquet
::Ça, et puis les process aussi évoluent. C'est-à-dire qu'entre ce qu'on faisait il y a dix ans, on améliore en fait toujours les techniques de pose pour simplifier et diminuer l'appétibilité de nos équipes. Et donc ça, c'est sur les mises en oeuvre, mais aussi les produits évoluent. En fait, on fait un gros travail de recherche et développement de produits, donc nos gammes produits, on rajoute régulièrement des nouveaux produits pour nos clients. Il faut bien qu'on forme nos équipes. à ces techniques.
JB Vennin
::Histoire de se projeter comme ça parce que c'est encore plus facile comme ça d'y voir plus clair, mais est-ce que tu as l'exemple d'une personne comme ça qui est arrivée chez Daniel Moquet et qui a évolué comme ça au fur et à mesure?
Pauline Moquet
::J'ai plein d'exemples. plein d'exemples de jeunes qui sont arrivés en apprentissage, qui ont démarré même du bac pro travaux paysagers, qui ont évolué en BTS, après on les a formés, on a ouvert une classe, un bachelor RDC, Responsable Développement Commercial, donc après ils viennent en bachelor, donc c'est option Daniel Moquet, ensuite ils peuvent faire, enfin intégrer une entreprise, ils deviennent technico-commercials, jusqu'à la responsabilité d'agence, jusqu'à être franchisé et après on a des belles histoires parce qu'ils reproduisent en fait ce modèle qu'ils ont connu eux en tant que jeunes et la chance qu'on leur a laissé. Donc en fait on a plein de belles histoires de franchisés qui étaient apprentis chez nous.
JB Vennin
::Alors moi, j'ai entendu parler d'une belle histoire, justement, c'est peut-être celle de Chloé. Chloé Demetz, c'est l'une de tes apprenties. Elle a été décorée par la Légion d'honneur. Là aussi, c'est une vraie preuve, finalement, quelque part, qu'on peut faire une grande carrière en partant du terrain et en étant apprentie.
Pauline Moquet
::Oui, alors c'est un salarié d'un franchisé qui est à Amiens, et donc c'est vrai qu'on a des jeunes qui aiment participer à des concours, notamment Chloé, mais on en a eu d'autres qui participaient au WorldSkills, donc à toutes les Olympiades des métiers, et qui permettent de prouver qu'on a du vrai savoir-faire dans nos équipes dans le métier du paysage.
JB Vennin
::900 recrutements tout à l'heure, on disait, par an quasiment, c'est juste un chiffre qui est colossal, mais parce que les besoins sont importants. C'est quoi la plus grande difficulté finalement que peuvent te faire remonter tes franchisés, pour retenir justement les jeunes talents, faire de la rétention, faire en sorte qu'il y ait un turnover qui ne soit pas non plus hyper important?
Pauline Moquet
::Il faut que chacun se plaise dans l'entreprise, aussi bien sur les métiers qu'on peut leur proposer, mais aussi, on voit bien que c'est l'évolution possible. Il y a la mobilité aussi qui est possible chez nous, c'est-à-dire que quelqu'un jeune ou quelqu'un qui déménage, il a la capacité de retrouver un poste ailleurs.
JB Vennin
::Et le turnover dans ce secteur d'activité, il est fort?
Pauline Moquet
::Pas vraiment. Pas vraiment. On a des équipes qui restent, puisqu'on est quand même dans des zones rurales où les gens sont attachés, les gens ne se déplacent pas beaucoup. Donc non, ils restent chez nous, notamment pour la notion d'évolution possible chez nous.
JB Vennin
::Je digresse totalement et je m'en excuse, mais c'est vrai qu'à l'heure de l'IA où on dit que tout va être automatisé, qu'on va nous remplacer, finalement c'est métier manuel quelque part. C'est un vrai atout aussi.
Pauline Moquet
::Oui je crois qu'on n'est pas prêts d'être remplacés par des robots. Non mais par contre c'est des aides en fait. L'IA elle est aussi présente dans nos métiers aussi bien pour...
JB Vennin
::C'est pas l'IA qui va construire la piscine, ah peut-être les plans.
Pauline Moquet
::Les plans, mais pour la construction non, on a besoin d'hommes pour travailler chez nous.
JB Vennin
::On a besoin de main d'oeuvre. Face aux enjeux climatiques aussi qui sont importants, comment est-ce que le métier de paysagiste, lui, évolue de manière générale? Et puis chez Daniel Moquet?
Pauline Moquet
::Ça a toujours été un sujet important chez nous, notamment, déjà sur le premier réseau des allées, on a énormément de produits qui sont drainants, c'est-à-dire que ce qui permet que quand il pleut, l'eau s'infiltre directement à travers le revêtement, ce qui permet le retour de l'eau au dam phréatique. Donc ça évite les problèmes d'inondation qu'on peut rencontrer dans certains endroits. Sur les produits d'écloture, on a des solutions de bois qui utilisent des matériaux recyclés. Sur la partie jardin, on fait attention aux essences qu'on utilise, notamment pour les sécheresses. Et les piscines, c'est pareil, on a des procédés qui permettent de récupérer l'eau de pluie et de la remettre dans les bassins.
JB Vennin
::Alors j'ai vu qu'on attendait 70 000 postes dans le secteur des entreprises du paysage d'ici à 2027. Comment est-ce que, chez Daniel Moquet, vous vous préparez les cinq ou les dix années à venir?
Pauline Moquet
::Comment on travaille? J'ai beaucoup parlé de pénibilité aussi, d'améliorer les conditions de travail de nos équipes pour qu'ils se sentent bien et qu'ils puissent faire leur métier et arriver en retraite en bonne santé.
JB Vennin
::Et en termes de développement au niveau de l'entreprise, dans les cinq à dix ans, là on voit que vous vous êtes diversifié. C'est ça l'idée? C'est de continuer à se diversifier?
Pauline Moquet
::Bah là je pense qu'on a couvert tous les métiers du paysage.
JB Vennin
::Vous allez peut-être rentrer à l'intérieur de la maison bientôt.
Pauline Moquet
::Du paysage, c'est pas le sujet.
JB Vennin
::Aujourd'hui.
Pauline Moquet
::On devient le spécialiste de l'aménagement extérieur. Mais nos projets de développement, là on a 450 entreprises et les possibilités de développement c'est 1000 entreprises en France.
JB Vennin
::D'accord.
Pauline Moquet
::Donc on a encore de quoi se développer et intégrer des nouvelles équipes.
JB Vennin
::J'imagine. À 21 ans, tu as créé ton entreprise à Château-Gonthier. Tu as été franchisé pendant 10 ans avant d'intégrer La Tête de Réseau, ça c'était en 2012. En quoi cette expérience finalement du terrain est devenue quelque part une force pour toi, pour diriger aussi le groupe aujourd'hui?
Pauline Moquet
::Parce que j'ai testé, j'ai mis en application et donc c'est beaucoup plus facile de transmettre quand on avait les choses. Et puis notamment sur la création d'entreprise parce que c'est un exercice pas facile de devenir patron, donc avec trouver les clients, donc toute la partie commerciale, donc ça m'a permis de tester et de monter en compétences. et aussi bien sur la partie management des équipes, de recruter, de fidéliser les équipes. Donc c'est une vraie aide pour mon quotidien maintenant.
JB Vennin
::Avec 450 agences, on a dit près de 3000 collaborateurs, le plus gros défi finalement pour t'assurer que le jardinier en Mayenne ou celui de Belgique partagent exactement peut-être la même vision que de l'entreprise?
Pauline Moquet
::On a beaucoup d'événements où on rassemble nos équipes. Donc on a des événements avec les patrons des agences, mais aussi des événements qu'on organise. Tous les cinq ans, on fête un anniversaire. On a fêté les quarante ans du réseau, les quarante-cinq ans. Les cinquante arrivent bientôt. Ça nous permet de rassembler tout le monde et puis de transmettre les messages et nos ambitions.
JB Vennin
::Quand tu t'adresses à moi, là, aujourd'hui, quand tu t'adresses de manière générale aussi dans les médias, c'est la dirigeante qui parle ou c'est toujours quelque part aussi la chef d'entreprise, la personne qui a été sur le terrain?
Pauline Moquet
::C'est un peu tout. C'est d'essayer d'expliquer au mieux ce qu'on fait. C'est ça, c'est d'expliquer et que les gens comprennent nos ambitions et puis qu'ils sachent ce qu'on peut y trouver quand on vient travailler dans l'enseigne Daniel Moquet.
JB Vennin
::Pauline, qu'est-ce qui t'éclate dans ce que tu fais aujourd'hui au quotidien?
Pauline Moquet
::C'est de rencontrer des gens divers et variés. Et puis des nouveaux projets. On a la chance d'avoir un métier qui valorise les propriétés des particuliers. Donc on a un vrai savoir-faire. Grâce à nos équipes, on voit des chantiers et de l'embellissement extérieur chez nos clients.
JB Vennin
::Alors j'ai entendu parler du papa, Daniel. J'ai entendu parler de Camille, la sœur. Il y a toi. C'est donc une famille qui est évidemment hyper impliquée. Vous vous êtes répartis les rôles chacun. Tout le monde bosse dans un domaine en particulier.
Pauline Moquet
::Oui, pour réussir à travailler en famille, je pense que c'est hyper important que chacun ait ses missions et l'autonomie sur son poste. Donc en fait, on co-dirige l'entreprise à trois avec mon père, ma sœur et puis moi. Donc mon père, il est plus sur la partie produit, développement produit. Donc moi, sur la partie commerce et communication et ma sœur Camille, elle est experte comptable, donc administrative et financière. Ce qui nous permet qu'à trois on balaye tous les sujets. Et puis j'ai ma mère qui travaille aussi dans l'entreprise, qui a été assistante de direction et qui a aidé mon père dans le développement du réseau. Et nos deux maris, moi et ma sœur, sont franchisés. Donc en fait ils sont entreprises pilotes, ils testent ce qu'on met en place au sein du réseau.
JB Vennin
::Quand on parle d'histoire de famille, on y est vraiment là. Et ça va à la maison? Vous arrivez à parler d'autre chose que Daniel Moquet?
Pauline Moquet
::Dans les entreprises familiales, tout se mélange en fait. Aussi bien on travaille et on ramène le perso, et dans les repas de famille, on parle vite d'un bon travail.
JB Vennin
::Pauline, il nous reste deux petites minutes et je vais évidemment te remercier et on termine par une séquence qui s'appelle les clés de la boîte où je vais te donner quelques affirmations et de façon très rapide tu vas essayer d'y répondre si ça te va bien. Ok? Allez, on y va. Le mot qui décrit le mieux ta boîte?
Pauline Moquet
::Paysagiste.
JB Vennin
::Paysagiste, c'est parfait. La première chose que tu regardes chez un candidat?
Pauline Moquet
::sans envie de travailler.
JB Vennin
::Donc ça c'est peut-être pour quelqu'un qui va venir postuler pour un futur franchisé, ce serait quoi?
Pauline Moquet
::Je dirais le sourire parce que c'est important aussi bien avec les clients qu'avec les équipes.
JB Vennin
::Le petit plus Daniel Moquet qu'on ne trouve pas forcément chez les concurrents?
Pauline Moquet
::Le plaisir.
JB Vennin
::Ta plus grande fierté pro?
Pauline Moquet
::Le développement de l'entreprise.
JB Vennin
::Ok, et une dernière affirmation, ton conseil pour un jeune qui cherche sa voie aujourd'hui, tu vas lui dire quoi?
Pauline Moquet
::Viens chez nous, on va t'aider à trouver ta carrière professionnelle, il y a une possibilité chez nous.
JB Vennin
::On a parlé du papa, de la soeur, on a parlé des maris, il y a des enfants aussi qui suivent derrière?
Pauline Moquet
::Alors moi j'ai deux garçons et mon aîné vient d'intégrer un BTS commercial et il est en alternance avec son père.
JB Vennin
::D'accord donc ils seront forcément dans Pas forcément, on verra.
Pauline Moquet
::la...
JB Vennin
::En tout cas, ils sont les bienvenus.
Pauline Moquet
::Voilà.
JB Vennin
::Un grand merci à toi, Pauline, d'avoir répondu à mes questions. Merci beaucoup. Merci. Pour rejoindre l'aventure ou entreprendre dans le réseau, rendez-vous sur www.rejoindre-daniel-moquet.fr. Et puis, vous pouvez retrouver les extraits, les coulisses, les invités de cette nouvelle saison de The Boîte sur LinkedIn, The Boîte et sur jobradio.fr. Et puis, si vous êtes d'une entreprise qui recrute, n'hésitez pas à le faire savoir. Vous nous contactez et puis vous vous retrouvez ici. À la place de Pauline, t'as passé un bon moment?
Pauline Moquet
::Oui, super, merci.
JB Vennin
::Merci à vous et à très vite. Ciao, ciao, salut!