Bonjour et bienvenue dans le 9e épisode de la deuxième série intitulée ÉMOTIONS DE LEADERS du podcast La Minute Humaine
Aujourd’hui, j’aborde un sujet sensible et pourtant central dans le leadership : l’ego.
Plus on monte dans les responsabilités, plus l’ego peut devenir un compagnon dangereux. Il est souvent discret, bien habillé, et se présente sous des formes valorisantes : « J’ai toujours raison », « Je suis indispensable », « Si je ne suis pas là, rien ne fonctionne », ou encore « On ne me respecte pas assez ».
L’ego n’est pas mauvais en soi. Il nous protège, nous donne une identité, nous pousse à avancer. Mais quand il prend trop de place, il devient un piège. Il nous rend rigides, défensifs, moins à l’écoute, et parfois même aveugles aux signaux de notre équipe ou de notre organisation.
La grande difficulté, c’est que l’ego est très habile : il se cache souvent derrière de belles justifications (« C’est pour le bien de l’entreprise », « Je suis exigeant, c’est tout »). Et plus on a du pouvoir, plus il est facile de le nourrir sans s’en rendre compte.
Comment savoir si son ego est en train de prendre le dessus ?
Quelques signes révélateurs :
Tu as du mal à reconnaître tes erreurs ou à t’excuser vraiment.
Tu te sens personnellement attaqué quand on critique une décision.
Tu as besoin d’avoir toujours le dernier mot.
Tu ressens une irritation quand un collaborateur brille plus que toi.
Le vrai leadership mature, ce n’est pas d’avoir un ego minuscule. C’est d’avoir un ego bien placé : suffisamment solide pour porter ses responsabilités, mais suffisamment humble pour rester ouvert, à l’écoute et humain.
Alors comment ne pas se faire piéger par son ego au quotidien ?
Je te propose une pratique très simple, presque quotidienne :
Chaque soir, prends deux minutes pour te poser ces trois questions :
Aujourd’hui, où est-ce que j’ai laissé mon ego prendre trop de place ?
Où ai-je eu du mal à écouter ou à reconnaître une erreur ?
Qu’est-ce que je peux faire demain pour rester plus humble et plus ouvert ?
Cette petite introspection régulière est extrêmement puissante. Elle ne supprime pas l’ego, mais elle l’empêche de diriger ta vie et ton leadership à ton insu.
Un leader qui sait reconnaître et apprivoiser son ego devient bien plus puissant, parce qu’il gagne en authenticité, en confiance réelle et en capacité à créer une équipe forte.
Tu n’as pas besoin d’être parfait·e. Tu as juste besoin d’être de plus en plus conscient·e de ton ego et de ne plus te laisser piéger par lui.
Dans le prochain épisode, on parlera du plaisir et de l’énergie vitale : le carburant oublié du leadership.
Prends soin de toi. On se retrouve mardi prochain.