Bonjour et bienvenue dans le 24e épisode du podcast la minute humaine.
On parle beaucoup du rôle du manager.
Décider.
Organiser.
Piloter.
Motiver.
Mais il y a un rôle dont on parle très peu.
Un rôle invisible.
Un rôle non enseigné.
Et pourtant… absolument central.
Je vais te parler de ce rôle là aujourd’hui.
Je te parle d’un rôle méconnu du manager, du dirigeant.
Pour moi, le manager n’est pas là pour supprimer les tensions Il est là pour les rendre utiles !
Et sa conscience de lui-même est son outil de travail,
Sa présence transforme la dynamique de l’équipe.
J’ai envie de dire, sa simple présence, même en ne faisant rien, influence le système, et donc sa conscience de lui-même est majeure.
Dans les deux épisodes précédents, je t’ai parlé :
de l’organisation comme d’un organisme vivant,
de ce qui s’accumule dans les équipes quand la régulation disparaît.
La plupart des managers pensent que leur rôle est d’optimiser les processus.
C’est vrai.
Mais ce n’est pas suffisant.
Parce que les organisations ne dysfonctionnent pas seulement sur le plan technique.
Elles dysfonctionnent sur le plan humain.
Dans une équipe, il y a en permanence :
des attentes implicites,
des frustrations silencieuses,
des peurs non formulées,
des jeux relationnels qui se répètent.
Quand tout va vite, et quand on est à distance, et quand la pression monte,
ces phénomènes ne disparaissent pas. Ils deviennent invisibles.
Et quand ils sont invisibles, ils s’expriment autrement :
Avec des tensions,
De la rigidité chez certains, mais pas tout le monde
Des résistances très souvent
Au pire des conflits.
Et là j’aborde un rôle trop souvent méconnu du leader : celui de réguler le système
Le rôle profond du leader, ce n’est pas d’avoir toutes les réponses.
C’est de permettre au système de se réguler.
Réguler, ça veut dire :
Faire en sorte que les gens s’expriment entre eux,
remettre du lien là où il s’est distendu,
créer des espaces et donner du temps pour pouvoir nommer les tensions sans se sentir en danger.
Ce n’est pas du psychologique.
Ce n’est pas du thérapeutique.
C’est du fonctionnel humain.
Qu’est-ce que ça change quand le leader prend ce rôle ?
Quand un leader développe cette capacité :
les équipes respirent,
les conflits deviennent des informations pour faire avancer les processus
les personnes reprennent leur responsabilité,
l’organisation retrouve de la vitalité.
Pas parce que tout va bien.
Mais parce que ce qui se passe peut être travaillé.
Si cela n’est pas dit, alors ce n’est pas travaillé, ni transformé, c’est comme une espèce de colle invisible qui maintient les gens figés. Ils bossent, mais les choses n’avancent pas.
Tu vois ce que je veux dire ?
Le leadership, ce n’est pas seulement conduire.
C’est aussi permettre aux autres d’évoluer sans se perdre.
La semaine prochaine, je te parle des problèmes récurrents dans ton service, dans ton équipe, dans ton organisation. Pourquoi se répètent-ils encore et encore.