Le leadership est beaucoup plus simple que tu ne le penses (et c’est ça le problème)
Je vais ĂŞtre direct.
Le leadership n’est pas compliqué.
Ce qui est compliqué…
c’est tout ce qu’on a construit autour.
Les livres.
Les modèles.
Les conférences.
Les injonctions contradictoires du genre :
Soyez inspirant… mais structurant.
Soyez à l’écoute… mais décidez vite.
Soyez proche… mais gardez de la distance.
Et j’en passe.
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Et à force…
on a créé un objet étrange devenu concept dont peu de personnes peuvent définir vraiment.
Peux-tu donner une définition claire du leadership là maintenant ?
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Je te pose une question qui va te permettre de comprendre rapidement ce qu’est le leadership.
Comment utilises-tu ton pouvoir ?
Oui, le leadership…
c’est uniquement ça.
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La manière dont tu utilises ton pouvoir.
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Ce n’est pas ta personnalité,
Ce n’est pas ton charisme.
Ce n’est pas ton style DISC ou ton profil MBTI ou encore ta couleur ennéagramme.
Non, c’est ton usage du pouvoir.
Et je vais mĂŞme aller plus loin.
Si tu veux comprendre ton leadership…
N’écoutes pas ce que tu dis.
Regardes ce que tu fais.
Regardes :
* ce que tu valides
* ce que tu contrĂ´les
* ce que tu laisses passer
* ce que tu encourages
C’est là que se trouve ton leadership.
Ce n’est pas dans tes intentions, dans tes actes.
Et c’est peut-être maintenant que ça peut devenir inconfortable pour toi.
Parce que beaucoup de choses qu’on appelle “leadership”… n’en sont pas.
Ce sont juste des formes d’exercice du pouvoir.
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Du pouvoir pour contrĂ´ler.
Du pouvoir pour sécuriser.
Du pouvoir pour éviter les erreurs.
Et encore une fois — ça fonctionne.
Ă€ court terme.
Mais ça produit quoi ?
Des gens qui attendent.
Des gens qui exécutent.
Des gens qui demandent la permission.
Autrement dit :
des gens qui n’utilisent pas leur puissance.
Et on revient exactement à ce qu’on a vu dans les épisodes précédents.
L’énergie est là .
La puissance est lĂ .
Mais elle n’est pas utilisée, tout au moins sous-utilisée.
Pourquoi ?
Parce que l’usage du pouvoir dans le système… ne permet pas son déploiement.
Saches qu’il existe différents styles de leadership.
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Il y a le leadership coercitif.
C’est un leadership qui impose, qui contraint.
Il fonctionne par une mise sous pression.
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Il y a le leadership centré sur le contrôle.
OĂą tout passe par validation.
Où rien ne se fait sans passer par un niveau supérieur.
C’est très hiérarchisé.
Attention, il n’y a pas de bon ou de mauvais leadership. Il n’y a aucun jugement de valeur de ma part. Il faut être conscient de son leadership, et duquel est le plus approprié à ta situation, à ton organisation.
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Il y a également le leadership directif.
Qui donne une direction claire.
Qui tranche.
Qui décide.
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Et puis il y a le leadership participatif.
Et souvent, quand on parle de leadership participatif… on imagine quelque chose de “soft”.
Quelque chose de gentil.
Quelque chose de lent.
Quelque chose où “tout le monde décide”.
Et c’est là une énorme erreur.
Le leadership participatif
n’est pas un affaiblissement du pouvoir.
C’est une utilisation beaucoup plus exigeante du pouvoir.
Parce qu’il ne s’agit pas de moins décider.
Il s’agit de décider… tout en créant les conditions pour que les autres puissent agir.
Et ça, c’est beaucoup plus difficile.
Parce que ça demande de renoncer à plusieurs illusions.
Première illusion :
👉 “Si je contrôle, tout ira mieux.”
En réalité, plus tu contrôles…. moins les autres prennent d’initiatives.
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Deuxième illusion :
👉 “C’est à moi de faire avancer les choses.”
Non.
Une organisation avance quand les personnes qui la composent… agissent.
Pas quand elles attendent.
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Troisième illusion :
👉 “Le leadership, c’est une posture.”
Non.
Le leadership, c’est une pratique.
Une pratique quotidienne.
Dans chaque interaction.
Dans chaque décision.
Dans chaque silence aussi.
Parce que ne pas dire… c’est aussi utiliser son pouvoir.
Et souvent, ce sont ces micro-choix qui font toute la différence.
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Un manager qui reprend systématiquement la main… empêche sans le vouloir le déploiement de la puissance.
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Un manager qui laisse de l’espace… mais sans cadre… crée de la confusion.
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Le leadership, ce n’est pas choisir entre contrôle et laisser-faire.
C’est utiliser son pouvoir pour orienter l’énergie.
Pour la canaliser.
Pour permettre qu’elle se transforme en action.
Et c’est là qu’on peut redonner une définition simple.
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Le leadership…
c’est la manière dont le pouvoir est utilisé
pour favoriser — ou empêcher —
le déploiement de la puissance.
C’est tout.
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Et ça change tout.
Parce que ça te ramène à quelque chose de très concret, de simple.
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Et ce n’est pas tenter de savoir quel type de leader je veux être.
Mais plutôt de répondre à la question : “qu’est-ce que mon comportement produit, aujourd’hui, chez les autres ?”
Est-ce que ça crée :
* de l’initiative ?
* de la responsabilité ?
* de l’engagement ?
Ou est-ce que ça crée :
* de l’attente ?
* de la dépendance ?
* du retrait ?
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Et tu n’as pas besoin d’un modèle compliqué pour répondre à ça.
Tu peux l’observer.
Tous les jours.
Dans les réactions des gens autour de toi.
Parce que le leadership… ce n’est pas ce que tu penses être.
C’est ce que ton environnement devient en ta présence.
Et ça, c’est beaucoup plus simple.
Mais aussi beaucoup plus exigeant.
Parce que ça ne laisse plus de place aux excuses.