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Automatisation, emploi et travail | Le robot tue-t-il l'emploi ?
28th September 2026 • Produit Brut • Jobradio
00:00:00 00:31:34

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Shownotes

Selon une étude de La Fabrique de l’industrie, lorsque l’on crée 100 emplois dans un secteur exposé à la concurrence internationale, 134 autres sont générés dans les activités locales : commerces, restauration, services…

Mais alors que devient cet effet multiplicateur lorsque les robots et l'intelligence artificielle prennent une place croissante dans les usines ?...

Pour comprendre les conséquences de la robotisation sur l'emploi industriel, Jean-Baptiste Vennin reçoit sur le plateau de "Produit Brut" deux experts :

🎙️ Adel Olabi, enseignant-chercheur en robotique industrielle aux Arts et Métiers à Lille,

🎙️ Alexandre Bailleul, chef de projet robotique au Cetim Senlis (Centre technique des industries mécaniques).

À travers des exemples concrets, des études économiques et leur expérience du terrain, ils explorent les transformations du travail industriel :

Les robots et l’intelligence artificielle vont-ils remplacer les travailleurs dans les usines ? L'automatisation détruit-elle des emplois ou permet-elle, au contraire, d'en créer ?

Des questions au cœur de cet épisode de "Produit Brut", le podcast de La Fabrique de l'industrie.

Avec également l'intervention de Diana Karachanski, chargée d'études à La Fabrique de l'industrie, qui explique pourquoi la création d'emplois qualifiés peut entraîner davantage d'emplois dans les territoires.

Transcripts

[0:00] Quand on crée 100 emplois dans un secteur exposé à la concurrence internationale, et l'industrie en est le cœur, mais pas le seul, on en crée en fait 134 autres autour, chez le commerçant du quartier, à la cantine, chez le coiffeur,

ustrie menée sur la période:

[1:21] Automatisation, emploi et travail, le robot tue-t-il l'emploi ? Voilà pour la question qu'on va se poser à l'occasion de ce premier épisode. Pour en parler en plateau, deux experts m'ont rejoint. Adèle Olabi, bonjour. Bonjour. Enseignant chercheur en robotique industriel aux arts et métiers à Lille. Merci d'avoir fait le voyage pour venir nous rejoindre ici. Alexandre Bayeul, bonjour. Bonjour. Tu es chef de projet robotique au CETIM, c'est le centre technique des industries mécaniques, un organisme qui accompagne des entreprises industrielles, notamment sur leurs projets de R&D, d'automatisation et de robotisation. Tout à fait. C'est bien clair. Bienvenue en tout cas à tous les deux et merci d'être là. C'est quoi un robot industriel ? Voilà pour cette question que l'on se pose aujourd'hui. Alexandre, dans ton quotidien au CETIM, tu visites des ateliers pour savoir si un poste justement est automatisable. Quand tu pousses la porte d'une usine, c'est quoi pour toi un robot concrètement ? Un robot, ça va être un manipulateur. Donc c'est...

[2:16] On va dire un ensemble mécanique, mécatronique même, on pourrait dire, qu'on va pouvoir reprogrammer pour faire des tâches variables. En fait, un robot en lui-même, c'est ce qu'on appelle une quasi-machine, et on va lui mettre au bout du robot, donc des pinces, des différents outils en fonction de la tâche qu'on veut automatiser. Mécatronique, je ne connaissais pas la contraction, mais pour le coup, ça parle bien. Oui, c'est ça. Donc, c'est vraiment la jonction entre la mécanique et l'électronique, donc qui va permettre de le contrôler. Donc, c'est des moteurs, mais aussi du programme, des lignes de code pour dire au robot ce qu'il doit faire. Et ça, Adèle, ça fait partie de toi, de ton enseignement à tes futurs ingénieurs. Il y a une confusion fréquente, justement, entre automate et robot. C'est quoi la vraie différence, pour être tout à fait concret et clair à la fois ? Pour faire simple, l'automate, c'est le chef d'orchestre, en fait. C'est celui qui va piloter une ligne de production pour réaliser des processus industriels. Et l'idée, c'est que cet automate, il va gérer des entrées qui viennent des capteurs pour gérer justement les sorties qui vont être envoyées à un robot pour réaliser certaines tâches. Par exemple, s'il y a des pièces qui arrivent sur un convoyeur, donc un petit capteur laser qui permet d'utiliser la présence d'une pièce et quand la pièce, elle arrive, il va envoyer cette information à l'automate qui lui, à son tour, il va dire au robot maintenant, il y a une pièce, va la chercher sur le convoyeur.

[3:35] Alors en ce moment, il y a quelque chose qu'on voit beaucoup sur les réseaux, J'imagine que vous ne l'avez pas manqué, c'est de voir des robots humanoïdes un petit peu partout, sur des vidéos, sur les réseaux, dans les salons, dans les usines Tesla, par exemple, pour citer un exemple. C'est dans la même famille que ce qu'on va parler aujourd'hui, en fait ? C'est la même chose ? Ça appartient ? C'est un robot, donc on va pouvoir le programmer pour différentes tâches, etc.

[4:00] En fait, déjà, ce qu'on appelle le form factor, ça va être différent. Un robot humanoïde, il ressemble à un humain. Alors qu'un robot, on peut avoir différentes architectures. On parle de Sysax, de robot cartésien, de Scara, etc. L'humanoïde, sa particularité, c'est qu'il nous ressemble. Et c'est une différence assez grande parce que ça va générer un certain nombre de contraintes et d'opportunités. L'opportunité principale, c'est comme ça nous ressemble. Le monde autour de nous, il est fait pour l'humain.

[4:27] Donc, en fait, on s'est dit, si on a un robot qui ressemble à l'humain, c'est beaucoup plus simple à mettre en place. Comme l'a dit Adèle, en fait, dans une cellule robotisée, on va ajouter des capteurs. On va aménager, en fait, le poste pour le robot. Parce qu'un robot, c'est répétable. donc il faut que l'environnement aussi le soit. Avec l'humanoïde, on part de l'inverse, c'est-à-dire qu'on garde tel quel et c'est le robot humanoïde qui va s'adapter le plus possible à son environnement. Et pas l'inverse. Et pas l'inverse. C'est important à préciser ça aussi. C'est très important et ça change énormément de choses dans la façon dont on a de concevoir le projet et qu'on a d'aborder la chose. Et puis qui dit au robot humanoïde, dit on flirte un peu avec la vallée de l'étrange, Donc, on a des dimensions humaines bien plus importantes à prendre en compte. Déjà, dans un projet de robotisation, il faut conduire le changement, accompagner les gens. Et ça sera d'autant plus vrai avec les humanoïdes. Alors, dans cet épisode,

[5:22] on parle donc de robotique, d'industrie et d'emploi. Emploi, le mot est important. Il y a une idée reçue, justement, qui circule, qui est relativement simple. Un robot arrive, en gros, un poste disparaît. Dans les entreprises que vous suivez tous les deux, Est-ce que c'est vraiment ce que vous observez concrètement ?

[5:41] Alors, juste pour remettre les choses dans le contexte, donc moi je viens du domaine académique, mais on travaille beaucoup avec l'industrie, donc avec des projets de transfert. Oui, c'est pour ça que tu fais un regard là-dessus, évidemment. Et même nos projets de recherche, ils répondent aux besoins industriels. Donc moi, ce que je constate depuis une quinzaine d'années dans le domaine, c'est que quand on travaille sur un projet de robotisation, c'est très souvent qu'on n'est pas remplacé l'humain, c'est pour remplacer ce qu'on appelle une machine spéciale. C'est-à-dire que c'est une machine dédiée à un produit donné, une gamme de produits très limitée pour réaliser certaines opérations. L'avantage de la robotisation, elle va permettre d'augmenter la flexibilité de lignes de production, donc s'adapter à la variation de produits, la variation de production. Donc, la robotisation, elle va permettre justement d'augmenter cette flexibilité.

[6:29] Et on ne cherche pas à remplacer l'humain dans ce contexte. Maintenant, il y a certaines tâches pénibles qui peuvent être dangereuses, notamment par exemple pour faire des opérations de maintenance dans les centrales nucléaires. Là, on va chercher à remplacer l'opérateur, justement, c'est pour assurer sa sécurité. Donc on a un exemple de projet de maintenance, des opérations de maintenance dans un centre nucléaire où on a travaillé sur la robotisation des tâches de maintenance, qui permettaient de réduire le temps d'exposition à la radiation des opérateurs où ils devaient juste rentrer juste pour faire l'installation et après laisser le robot et réaliser ses tâches. C'est lui qui se prend les radiations ? C'est lui, après on va rajouter, ça c'est un autre problème. Et donc, l'idée, c'est que ce que je vous dis, c'est que.

este de la science-fiction en:

rticle qui a été publié en:

[9:47] Donc voilà, en fait, à différents niveaux, que ce soit qualifié ou non qualifié,

[9:51] sur le terrain, on voit quand même cette évolution-là. Adèle, quand on a préparé cet épisode ensemble, tu m'as donné un exemple de cours que tu pouvais donner à tes étudiants. Une entreprise de jouets qui a robotisé pour survivre face à la Chine. Est-ce que tu peux nous en parler ? Est-ce qu'on peut dire que c'est un cas isolé ou, au contraire, représentatif d'un mécanisme finalement plus large ? C'est un exemple que je donne à mes élèves, justement, pour...

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