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Rembobinons : l’essentiel à réécouter | People First Podcast
Episode 2516th December 2025 • People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group • Western and Central Africa, World Bank Group
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Shownotes

Dans cet épisode qui est une rétrospective de l’année 2025, nous revenons sur les thématiques clés qui ont marqué les épisodes précédents du People First Podcast.

Les discussions se sont concentrées sur des priorités majeures du Groupe de la Banque mondiale : à savoir, l’accélération du taux d’électrification en Afrique subsaharienne, la création d’emplois de qualité face à une démographie dynamique, et la modernisation et la rentabilité du secteur agricole.

Le podcast People First est disponible en ligne, sur Spotify et sur Apple Podcasts. Pour ne rien manquer, abonnez‑vous et n’oubliez pas de noter et de commenter cet épisode.

Séquences

00:00 Introduction

00:40 Mission 300 : le courant passe

02:58 Le regard des jeunes sur l’emploi

04:50 Les femmes, moteurs de l'économie locale

08:56 Conclusion

À propos du People First Podcast:

People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !

À propos du Groupe de la Banque mondiale:

Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.

Transcripts

Rama George : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans People First, le podcast qui met en avant les voix de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. Je suis Rama George, et je suis ravie de vous retrouver dans ce nouvel épisode qui est une rétrospective de l’année 2-0-2-5 — une année charnière pour notre région !

Les discussions se sont concentrées sur des priorités majeures du Groupe de la Banque mondiale : à savoir, l’accélération du taux d’électrification en Afrique subsaharienne, la création d’emplois de qualité face à une démographie dynamique, et la modernisation et la rentabilité du secteur agricole.

Revenons ensemble sur les thématiques clés qui ont marqué nos épisodes précédents.

Justement, commençons par une initiative emblématique qui illustre ces priorités : l’électricité.

Pour celles et ceux qui le découvrent, le Groupe de la Banque mondiale s’est associé depuis le mois d’avril 2-0-2-4, à la Banque africaine de développement et à d’autres partenaires pour raccorder 300 millions foyers à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2-0-3-0. C’est l’initiative "Mission 300" dont l’objectif est de fournir une électricité propre, abordable et fiable pour tous.

A savoir : alimenter la croissance, améliorer la qualité de vie et stimuler l’emploi.

Quand on parle d’accès à l’électricité, de nombreux métiers en dépendent. Pour un médecin anesthésiste, la prise en charge des patients dépend d’un accès fiable à l’électricité.

Dans le podcast « Le courant passe » le docteur Yao Gogoly médecin de réanimation en Côte d’Ivoire, nous a raconté ce que cela représente. 

Yao Gogoly : Un accès constant de l’électricité dans nos structures de santé permettra de révolutionner la manière de prendre en charge nos patients. Ça permettra, dans un premier temps, de diagnostiquer plus rapidement et prendre en charge les différentes pathologies des patients. Dans un deuxième temps, ça nous permettra d’augmenter les capacités de formation de différents personnels de santé par le biais de modules de formation en ligne. Ça nous permettra aussi le confort du personnel de santé, car une salle bien éclairée, bien climatisée, contribuera à réduire la fatigue et augmenter la productivité du personnel de santé. 

Rama George: Les progrès sont là : 32 millions de personnes ont déjà été raccordées à ce jour, et les projets en cours prévoient d’en raccorder 157 millions de plus.

L'ampleur de l'engagement est significative, avec près de 90 projets mis en œuvre actuellement dans environ 40 pays. Ces efforts portent leurs fruits, puisque notre efficacité s’est améliorée, avec un taux de raccordement 1,5 fois plus rapide que les années précédentes.

Pour suivre ces avancées, le Portail de progression Mission 300 est en ligne — c’est un véritable tableau de bord transparent pour tous. Il permet aux gouvernements, partenaires, société civile et citoyens curieux de suivre en temps réel : le nombre de personnes connectées, les résultats par projet, et les chiffres de financement.

Nous mettrons un lien dans la transcription.

Si l’énergie ouvre des portes, ce sont les emplois qui transforment les vies.

Mais au fait, que signifie un emploi de qualité ? C'est la question que nous avions posée à des jeunes de la région. Laetitia nous a répondu dans le podcast « Le regard des jeunes sur l’emploi »

Laetitia Ohin : Pour moi, un emploi de qualité ce n’est pas un emploi qui paye de grosses sommes. C’est plutôt un emploi qui t’aide à évoluer aussi bien dans le domaine professionnel que personnel. C’est un emploi dans lequel tu te sens utile, tu te sens valorisé. Mais on ne va quand même pas se mentir : l’aspect financier aussi est très important. C’est un emploi dans lequel tu es épanouie et qui t’apporte une stabilité financière.

Rama George : Dans les dix prochaines années, 1,2 milliard de jeunes feront leur entrée sur le marché du travail, prêts à façonner leur avenir et à contribuer à l'économie de leur pays. Malheureusement, le monde ne pourra offrir d’emplois qu'à un tiers d'entre eux.

Cette disparité est particulièrement criante en Afrique de l'Ouest et du Centre : chaque année, 6 millions de jeunes rejoignent le marché du travail, mais seuls 500 000 nouveaux emplois sont créés.

Pourtant, l'aspiration de tous ces jeunes reste la même : trouver un emploi de qualité.

Aujourd’hui, pour répondre à la demande grandissante, l'Afrique devra créer 1,5 million de nouveaux emplois par mois juste pour suivre le rythme. Ce besoin augmentera à 2,3 millions d'ici 2-0-5-5. Les économies de la région en créent beaucoup moins, et ces emplois sont souvent mal payés. 

Roch Diarra : Il faut renforcer les compétences des jeunes mais aussi créer un environnement qui valorise le potentiel local et encourage l’entreprenariat. C’est ainsi qu’on bâtira un avenir plus inclusif pour notre continent.

Rama George:  Encourager l’entreprenariat est effectivement une clé, comme le souligne Roch Diarra. Créer des emplois, c’est aussi dynamiser nos filières. Au cœur de ces filières : l’agriculture. Et c'est précisément ce que nous avions exploré dans notre épisode « Les femmes, moteurs de l'économie locale ».

Nous avions rencontré trois femmes inspirantes, dont Djénabou Cocker Bangoura, une cheffe d’entreprise guinéenne qui utilise l'agriculture et l'agroalimentaire comme de puissants leviers de changement économique et social.

Nous vous proposons un retour sur un moment clé de notre entretien avec elle.

Rama George : Bonjour Djénabou !

Aujourd’hui vous êtes à la tête de deux entreprises. Tout d’abord, Délice de Guinée, celle où nous nous trouvons actuellement. Ensuite, vous gérez aussi le groupe « Aucune Femme Sans Emploi » qui soutient les femmes et les jeunes en zones rurales en leur donnant une formation. 

Alors … Selon vous, quelle est la place de la femme dans le milieu agricole ?

Djénabou Bangoura : Ce que le sang représente dans le corps humain, c’est ce que la femme représente dans le milieu agricole. La femme est à la base de tous les produits que nous consommons…Ceux sont les femmes qui font les pépinières, qui travaillent dans les champs et qui commercialisent. La femme est une actrice principale dans le milieu agricole.

Rama George : Vous avez dû surmonter certains obstacles pour créer vos deux entreprises. Pouvez-vous partager avec nos auditeurs votre expérience ?

Djénabou Bangoura : Nous avons rencontré beaucoup de problèmes parce que la femme n’a pas encore droit à la terre. Notre objectif aujourd’hui est de pouvoir pousser les femmes à cultiver et transformer les produits locaux. Il faut avoir les fonds nécessaires pour pouvoir démarrer. Les banques demandent beaucoup de garanties pour donner le fonds. Ce sont ces garanties que les femmes n’ont pas le plus souvent en Afrique.

Rama George : Racontez-nous comment fonctionne votre entreprise, « Aucune Femme Sans Emploi ». Comment arrivez-vous à soutenir les femmes et les jeunes en leur donnant une formation ?

Djénabou Bangoura : Pour promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes au sein de notre entreprise, nous les formons déjà. Après la formation, nous les accompagnons pour avoir un petit financement pour, par exemple, aller dans le village faire de la culture du piment, du gingembre, du fonio que nous rachetons et transformons ensemble. 

Nous leur apprenons à valoriser les produits locaux. Et comme ils apprennent avec nous, eux-mêmes, ils arrivent à encourager d’autres personnes à faire la même chose qu’eux. Avec cette chaine de valeur, nous arrivons à créer de l’emploi au niveau de la jeunesse. 

Ils s’auto emploient et on les emploie aussi. Ils nous revendent leur culture. Après la transformation, nous les payons. Donc nous créons de l’emploi au niveau des jeunes et des femmes, en valorisant les produits locaux.

Rama George : Combien de personnes employez-vous ?

Djénabou Bangoura : Aujourd’hui, au moins 25 femmes. Et en même temps, les mêmes personnes encouragent les autres qui sont dans les villages, à produire.  C’est quand les jeunes du village produisent que nous nous arrivons à transformer. 

Beaucoup de femmes sont autonomes. 

Le changement est vraiment visible !

Rama George : L'agriculture demeure un élément central dans la stratégie de développement du Groupe de la Banque mondiale. Le lancement d'AgriConnect lors des Réunions annuelles d’octobre dernier marque un nouveau chapitre pour les petits exploitants agricoles, les aidant à passer de la subsistance au surplus.

En doublant ses investissements annuels dans l'agroalimentaire, pour les porter à 9 milliards de dollars, le Groupe de la Banque mondiale bâtit un écosystème qui intègre financements, accès aux marchés et outils numériques. Cette transformation crée des emplois dans les exploitations agricoles, et aussi dans toutes les chaînes de valeur – transformation, logistique et commercialisation – tout en renforçant la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.

Ainsi s'achève cet épisode, consacré aux dernières avancées en matière de développement en Afrique de l’Ouest et du Centre en 2-0-2-5.

Nous vous remercions pour votre fidélité et pour cet épisode spéciale, l’équipe se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année !

A l’année prochaine !  

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