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Waltcast 4 : Ouvrages d’art, BTP et alternance : un parcours concret et engagé
Episode 812th January 2026 • Waltcast • Jobradio
00:00:00 00:24:11

Shownotes

Dans cet épisode de Waltcast, on part à la rencontre d’Alexandre, 23 ans, alternant depuis 5 ans chez Baudin Châteauneuf, au sein du département Rénovation d’Ouvrages d’Art.

Après un bac STI2D orientation architecture et construction, un BUT Génie Civil Construction Durable à Saint-Nazaire, Alexandre poursuit aujourd’hui un Master Manager de Projet BTP à l’ESCT de Nantes.

Passionné par la construction métallique et les ouvrages d’art, Alexandre a fait le choix de l’alternance très tôt, avec une conviction forte : apprendre en faisant.

Ponts, passerelles, chantiers complexes… jusqu’à participer à la rénovation de Notre-Dame de Paris, il nous raconte un quotidien rythmé par la préparation et le suivi de chantier, la gestion des équipes et la résolution de problèmes.

Au programme de cet épisode :

  1. Son parcours scolaire, du bac STI2D au master BTP
  2. Pourquoi il a choisi la construction métallique plutôt que le béton
  3. Son rôle de conducteur de travaux en alternance
  4. Les coulisses des chantiers de rénovation d’ouvrages d’art
  5. Son expérience marquante sur le chantier de Notre-Dame de Paris
  6. Comment s’organise son rythme école / entreprise
  7. Les compétences clés développées grâce à l’alternance
  8. Les avantages concrets de l’apprentissage… et ses contraintes
  9. L’importance de la logique, de l’anticipation et du terrain dans le BTP
  10. Les idées reçues sur les métiers du bâtiment
  11. Ses conseils pour réussir son alternance et s’intégrer en entreprise
  12. Son objectif : construire une carrière durable chez Baudin Châteauneuf

Un épisode inspirant pour celles et ceux qui aiment le concret, le terrain, les projets techniques… et qui hésitent encore à se lancer dans l’alternance ou dans les métiers du BTP.

🎧 À écouter absolument si tu veux découvrir un métier passion, formateur et porteur d’avenir.

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🔁 Et surtout : partage cet épisode autour de toi !

Transcripts

Bienvenue dans Waltcast, c'est le podcast de l'association Walt qui donne la parole aux alternants.

Alexandre

::

Bonjour, je m'appelle Alexandre Jansen, 23 ans, je suis en alternance chez Bodin Châteauneuf depuis maintenant 5 ans, au sein du département Rénovation d'Ouvrages d'Art.

Jean-Baptiste

::

Bienvenue dans Waltcast Alexandre

::

Alexandre. Merci.

Jean-Baptiste

::

Beaucoup. C'est un programme en partenariat avec le Syndicat de la Construction Métallique de France, OPCO, 2I et avec l'industrie. Aujourd'hui, on part donc à la découverte d'un secteur essentiel à l'industrie et aux infrastructures de demain, la construction métallique, un secteur en pleine transformation qui recrute massivement et offre une grande diversité de métiers. Alexandre, tu suis actuellement un master manager de projet BTP à l'ESCT de Nantes, après un BUT génie civil, construction durable à Saint-Nazaire. Est-ce que justement, toi, tu peux nous parler de ton parcours scolaire et comment tu t'es orienté, justement, vers le.

Alexandre

::

BTP ? Donc le BTP, moi j'ai fait un bac STI 2D, architecture-construction, donc forcément qui était déjà vers le BTP. Et donc après je suis parti en DUT génie civil à Saint-Nazaire, première année que j'ai redoublé, et après je suis parti dans le BUT, donc c'est le nouveau DUT avec la licence inclue. Une fois sorti de cette école, je me suis dirigé vers un master à l'ECT de Nantes en conduite.

Jean-Baptiste

::

De travail. Qu'est-ce qui t'a donné envie, toi, finalement, Alexandre, l'envie de te spécialiser dans la construction métallique, plus généralement, je.

Alexandre

::

Dirais, dans les ouvrages d'art ? Alors, dans les ouvrages d'art, ce n'était pas forcément ma demande. C'est parce que j'ai découvert ça et que ça m'intéressait aussi énormément. La construction métallique, c'est parce que je ne suis pas bétonneux, je n'aime pas trop ça, je le dis. C'est surtout la construction, ce ne sont pas du tout les mêmes types de chantier. Et c'est là où la construction métallique m'intéressait beaucoup plus par rapport à l'assemblage des pièces, par rapport à la manière de monter, etc. Je trouve qu'il y a vraiment un truc en plus, en tout cas pour ma part, à monter des assemblages métalliques plutôt que du coup faire du béton. Donc voilà, c'est là où vraiment ça m'a dirigé dans.

Jean-Baptiste

::

La construction métallique. Et il y a un moment où tu as vraiment découvert qu'on pouvait faire carrière, clairement, dans.

Alexandre

::

Ce domaine ? Complètement. Nous, j'ai de la chance, chez Baudin-Châteauneuf, on fait énormément de construction métallique. Et donc, oui, c'est sûr que quand on voit le boulot qu'il y a, le boulot qu'on fait, etc., il y a vraiment moyen de faire carrière dans le métier.

Jean-Baptiste

::

De la construction métallique. Ta formation en master actuellement, elle t'apporte quoi concrètement en plus par rapport déjà au parcours qui.

Alexandre

::

Était le tien ? Donc en BIT, on va voir plutôt ce qui est théorique entre guillemets, donc du calcul, ça va être beaucoup plus de calcul, alors que pour le coup en master, on va voir plutôt l'administratif, donc la vraie gestion conducteur de travaux sur un chantier, comme je disais, l'administratif, donc apprendre à communiquer avec le client, etc. C'est vraiment deux choses qui sont très différentes, mais deux choses qui se rassemblent et qui font vraiment un.

Jean-Baptiste

::

Métier de producteur de travaux. Et quelles sont finalement les compétences que toi tu as pu acquérir, les compétences clés que.

Alexandre

::

Tu utilises aujourd'hui directement sur le terrain ? Dans la partie BUT, C'est beaucoup de logique, ça nous arrive de faire du vérinage, des choses comme ça. Il y a cette logique de calcul, entre guillemets, mental, qui vient beaucoup plus vite, c'est grâce au BIT. Et après derrière, c'est tout ce qui est organisation de chantier, là où le master m'a beaucoup aidé. Donc, m'organiser dans la tête sur, du coup, comme je disais tout à l'heure, l'administratif, etc. Prévoir les choses, gérer les.

Jean-Baptiste

::

Gars aussi sur le chantier, etc. Comment ça s'organise, ta formation entre l'école et l'entreprise ? Et puis surtout, c'est quoi.

Alexandre

::

Le rythme, finalement, entre les deux ? En gros, en BUT, j'étais sur un rythme assez particulier. Ça dépendait vraiment des périodes. Je pouvais avoir trois mois de cours, deux semaines d'entreprise, un mois de cours et puis trois mois d'entreprise. C'était assez varié. Et par contre, là, du coup, en master, on a un mois et demi de cours, trois mois d'entreprise à chaque fois. Donc ça, c'est beaucoup plus simple pour moi parce que mon entreprise et l'endroit où j'habite sont vraiment assez distancés, donc ça m'évite les allers-retours toutes les deux semaines dans tous les sens, etc. Et puis même pour suivre un chantier, c'est beaucoup plus simple d'être trois mois dedans à fond. Alors oui, effectivement, il y a la pause d'un mois et demi, mais c'est quand même beaucoup plus simple de rester trois mois à fond dedans. Et puis après, de sortir un petit peu de ça avec.

Jean-Baptiste

::

L'École, ça permet vraiment de déconnecter les deux. Donc.

Alexandre

::

Tu as réussi.

Jean-Baptiste

::

À trouver finalement ton rythme. C'est ça, complètement. Tu travailles dans une entreprise emblématique du secteur, Bodin Châteauneuf, créée en 1919. Elle est encore indépendante aujourd'hui. J'ai fait mes petites recherches au moment de préparer cet épisode. Le groupe intervient sur des projets qui sont très variés, comme des ponts, des bâtiments industriels. des ouvrages mécaniques. Dans quel type de projet tu.

Alexandre

::

Es directement impliqué au sein du département Rénovation Ouvrages d'Art ? Alors c'est assez compliqué à expliquer. Nous, la Rénovation d'Ouvrages d'Art, on travaille énormément sur des ponts, à la base. Maintenant, de plus en plus, on va faire des réparations sur d'autres ouvrages. On peut faire des piscines, on peut faire On a déjà fait des châteaux, on a fait la cathédrale Notre-Dame durant les trois ans. Donc on est vraiment sur des ouvrages qui sont hyper variables, mais on est beaucoup axé sur les ponts quand même, donc la rénovation de structures ponts, la rénovation de câbles de ponts. le changement de câbles au complet, d'ailleurs, de suspension. Donc voilà, on va un petit peu sur tous les domaines. Et donc, dans quoi je suis impliqué ? Un petit peu de tout, forcément. Après, c'est en fonction des chantiers que l'on obtient. C'est au bon.

Jean-Baptiste

::

Vouloir de mon chef de m'envoyer là où il veut. Au bon vouloir de.

Alexandre

::

Ton chef, est-ce qu'il t'a envoyé sur le chantier de Notre-Dame ? Exactement, j'ai fait partie des équipes pendant deux mois cet été, sur la dernière phase de « rush » avant la réouverture, là où on a fait tous les parcours de visite métalliques extérieurs. Aujourd'hui, vous pouvez visiter les deux, mais on a monté une structure où on va pouvoir vraiment se balader dans Notre-Dame, dans la Charconte.

Jean-Baptiste

::

Aller voir tout là-haut sur le Beffrois Sud, la vue magnifique de Paris. Si on parle un peu plus de tes.

Alexandre

::

Missions, toi tu travailles plutôt sur la préparation, la conception ou sur le suivi de chantier ? Ça va être beaucoup préparation au suivi. Conception, nous on a des bureaux d'études qui font les calculs, structures, etc. On a des dessinateurs qui nous dessinent toutes les pièces, les MC, etc. Tout ça, c'est vraiment la conception. Après nous, conducteurs travaux, on va plutôt être sur la préparation du chantier. Donc avant le chantier, qu'est-ce qu'il faut prévoir ? Le matériel, les plannings, etc. Et ensuite, ça va être durant le chantier où là, il y a du coup le suivi de chantier qui intervient. la gestion des gars, la gestion du matériel toujours, la gestion du planning, savoir si on arrive à le tenir ou pas, la gestion des sous-traitants aussi, parce qu'on travaille souvent avec des personnes comme des peintres, des maçons.

Jean-Baptiste

::

Etc. Donc voilà, on est vraiment plutôt sur la préparation et le suivi du.

Alexandre

::

Chantier. Ok, justement, puisque tu en dis quelques mots là-dessus, tu travailles avec qui, toi, au quotidien ? Alors au quotidien, je travaille surtout avec les chefs de chantier, les chargés d'affaires. Donc le conducteur de travaux va s'occuper plutôt de la partie chantier, le chargé d'affaires, plutôt de la partie client. Donc en gros je travaille vraiment beaucoup avec les deux. Les ingénieurs, on travaille aussi beaucoup avec eux parce que forcément quand l'ingénieur a besoin d'une cote ou quelque chose comme ça sur le chantier, nous on est quasiment en permanence sur cible donc on peut lui donner directement. Et on travaille aussi beaucoup avec les ingénieurs pour prévoir aussi les problèmes qu'on peut avoir. Par exemple, s'il y a une pièce, différentes affaires, etc. pour un certain endroit. Voilà, lui dire, il faut faire attention à ces choses-là, ces choses-là. Et lui, il peut le régler après derrière de son côté. Donc, on travaille vraiment avec tout le monde. Mais je dirais que vis-à-vis.

Jean-Baptiste

::

D'Une journée type, je vais plutôt travailler avec les chefs de chantier et les chargés d'affaires. Tu nous as cité tout à l'heure le chantier de Notre-Dame, auquel tu as pu participer sur les derniers instants du chantier avant réouverture. Est-ce qu'il t'est arrivé de participer à un autre projet particulièrement marquant ? Un pont, une passerelle, une rénovation complexe ? Est-ce que toi, tu en.

Alexandre

::

Retiens quelque chose de particulier ? Tu as appris quelque chose de particulier de cette expérience ? J'ai fait la ligne des horlogers en conduite de travaux, située à Besançon. Et c'est vrai que ça m'a marqué déjà parce que c'était mon vrai gros premier chantier Sun. Donc c'est forcément une expérience de vie lâchée dans le grand bain, on dirait. Et donc ouais, c'est un projet qui m'a particulièrement marqué parce que c'est un projet où on a dû aller très vite. C'est une ITC, donc c'est en gros une intervention SNCF où les lignes sont coupées. Donc c'est-à-dire qu'on a de telle date à telle date, telle heure, telle heure. Il ne faut pas dépasser, il faut aller le plus vite possible en restant dans le délai. C'est une expérience qui est assez complexe à gérer parce qu'il faut vraiment bien gérer le temps. Par contre, c'est hyper enrichissant au niveau de l'expérience. C'est sûr que quand on a fait ça, on est quand même capable de réussir à tenir le planning sur des chantiers un petit peu plus « simples ». Je n'ai pas envie de dire simple parce que tout est relatif. C'est vraiment une sale expérience.

Jean-Baptiste

::

De premier chantier tout seul. Vu comment ça s'est passé, oui, j'en suis très content et c'était une très, très bonne expérience. Alors, Alexandre.

Alexandre

::

Tu es en alternance maintenant depuis plusieurs années. Qu'est-ce qui t'a motivé, toi, très concrètement, à choisir ce mode d'apprentissage plutôt qu'un cursus classique ? J'adore faire avec les mains, être sur le terrain, etc. C'est quelque chose qui m'intéresse énormément. Et je ne suis vraiment pas bureaucrate, c'est-à-dire que rester assis toute la journée à regarder un écran, ça ne m'intéresse pas. Clairement, j'aime apprendre avec la vue, voir les choses, les toucher, trouver les solutions, etc. Et donc tout de suite, j'ai pensé à Antalens et je ne regrette pas parce que je pense que je n'aurais pas aimé faire tout le cursus que j'ai fait en initial, on appelle ça du coup, sans.

Jean-Baptiste

::

Black Talens. C'est clairement l'apprentissage, c'est super. On apprend vraiment tout sur le terrain et on voit les choses et c'est le principal. Bon, tu dis qu'être assis devant un écran, ce n'est pas vraiment ton truc. Tu es en train de le faire en ce moment et je te.

Alexandre

::

Remercie. Donc ça, c'est cool de partager ton expérience. Toi, tu l'as trouvé comment, ton entreprise Bodin Châteauneuf ? Comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai une personne de ma famille qui est dans le BTP déjà. Donc effectivement, j'ai eu quelques pistes sur ce domaine là. Et donc effectivement, je suis tombé sur Baudrin à.

Jean-Baptiste

::

Châteneuve. J'ai vu le département Aerois et j'ai tout de suite trouvé mon truc.

Alexandre

::

Et donc, j'ai été postulé et voilà, j'ai été pris. Et qu'est-ce qui explique selon toi que ta candidature a peut-être été préférée à celle d'un autre ? Après, je ne pourrais pas le dire. Je ne sais pas s'il y avait beaucoup de monde aussi sur la liste, mais je dirais que j'ai été motivé par ce travail-là. J'ai essayé de donner toutes mes chances, mettre toutes les chances de mon côté en essayant de mettre en valeur un petit peu mes compétences que j'avais déjà acquis avant avec mes anciennes.

Jean-Baptiste

::

Expériences, que ce soit des travails de saison, etc. Et voilà, je.

Alexandre

::

Dirais juste être motivé et montrer qu'on a envie de donner du sien. Ça s'est passé comment, ta période d'intégration au sein de l'entreprise ? Super. En fait, dans le service rénovation d'ouvrages d'art, à l'époque on était une quinzaine, maintenant on doit être une vingtaine, quelque chose comme ça. Donc en fait, on est comme une grande famille, entre guillemets. Ce qui fait que tout le monde s'entend très bien, il y a une vraie cohésion d'équipe et forcément quand on arrive dans un cadre comme ça pour le boulot, c'est super en fait, on est directement intégré. Moi je sais que j'ai fait trois ans de... donc avant de passer entre guillemets conducteur de travaux, j'ai fait trois ans de chantier donc pour apprendre aussi le métier parce qu'on n'arrive pas dans une entreprise en devenant conducteur de travaux comme ça à 18 ans. Donc j'ai fait vraiment trois ans de boulot pur, à serrer les boulons, à les souder, à aller faire des choses comme ça. En fait, pour finir, j'ai rencontré les gars de chantier, quasiment tous. On a développé des liens aussi et donc voilà, ça s'est passé comme ça, beaucoup d'intégration avec les gars de chantier et puis du coup, les conducteurs de travaux qui étaient au-dessus de moi et donc mon.

Jean-Baptiste

::

Tweeter en entreprise aussi. Et voilà, de toute façon, ça s'est super bien passé. Je n'ai rien à dire, c'était le.

Alexandre

::

Top. Franchement, c'était le top. Est-ce que tu arrives aujourd'hui à garder un bon équilibre entre vie pro, tes études et ta vie perso ? Alors, vie pro, études, oui, j'y arrive. C'est-à-dire qu'en général, quand je pars en entreprise, j'essaye de couper un petit peu le téléphone parce qu'il y a un moment où on ne peut pas tout faire. On ne peut pas être dans les études et au boulot en même temps. Je réponds aux mails, etc. De temps en temps, il n'y a pas de problème. J'arrive à faire le entre les deux. Et après, vie pro, vie perso, c'est encore un autre sujet. C'est-à-dire que moi, je suis toujours en déplacement. Je suis habitant de Saint-Nazaire à la base. Là, par exemple, je suis en chantier à Dijon, donc il y a 7 heures de route. Forcément, j'y reste toute la semaine, etc. Donc, il y a toujours ce truc de la semaine, par exemple, j'ai vraiment la tête dans le boulot et le week-end, quand je rentre, je suis en week-end. Donc oui, j'arrive à le faire, mais c'est plus compliqué que si, par exemple, je rentrais tous les.

Jean-Baptiste

::

Soirs chez moi. Voilà, c'est assez spécial comme vie, mais En tout cas, la semaine je suis au boulot et le week-end.

Alexandre

::

Je suis dans le perso. Assez spécial comme rythme, mais le tout c'est de le savoir. Visiblement tu connais les règles du jeu et elles te conviennent. C'est ça, il faut vraiment savoir couper. Il y a des fois c'est compliqué, mais il faut vraiment savoir couper parce que sinon c'est le meilleur moyen de tomber, pas dans la dépression, mais être.

Jean-Baptiste

::

Trop dedans et à un moment on pète un câble. Le week-end je suis en week-end, je n'ouvre pas le téléphone.

Alexandre

::

Je n'ouvre pas les mails, rien. C'est quoi pour toi, finalement, les gros avantages de l'alternance, si tu devais en retenir quelques-uns ? Je pense qu'en première place, je mets le fait d'apprendre. En fait, quelqu'un qui va faire toutes ses années en initiale, il va arriver sur le terrain, mais c'est quelqu'un à qui il ne faut pas tout lui réapprendre. C'est quelqu'un qui ne va pas avoir la notion de temps, de temps par tâche, par exemple, le matériel qu'il faut pour faire ci, faire ça. En alternance, l'avantage c'est qu'on a déjà vu tout ça. En plus, dans mon cas, vu que j'ai fait trois ans de chantier, j'ai appris à faire les choses, donc je sais combien ça met de temps, quel matériel il me faut, à quel moment il faudrait le faire le mieux. Il y a toute cette gestion. qui s'apprend en fait que sur le terrain. Ça c'est quelque chose qu'on ne peut pas apprendre en cours. Ce n'est pas la vraie vie les cours. Il y a des fois où j'ai fait les choses sur un chantier, puis la période d'après j'arrive en cours, on m'apprend ça, et en fait je l'ai fait la période d'avant, et je me dis que ce n'est pas possible que ça se passe comme ça. Donc, il y a vraiment, en fait, c'est l'apprentissage de la vraie vie. Et après, donc, il y a le fait d'être payé. Forcément, ça aide énormément parce que, du coup, c'est un moyen aussi de mettre des sous de côté. Mine de rien, l'apprentissage, on n'est pas imposable, etc. Donc, c'est le meilleur moyen de commencer à faire, entre guillemets, sa caisse à.

Jean-Baptiste

::

La banque. Et puis, le jour où on sort d'alternance embauché, derrière, pour faire un prêt, c'est quand même vachement plus simple. Voilà, il.

Alexandre

::

Y a cet aspect-là. Et à l'inverse, si on devait trouver des contraintes, entre guillemets, à l'alternance, qu'il faut avoir en notion et qu'il faut être capable d'assumer. Je dirais que c'est plus fatigant, quand même, comme rythme, parce que forcément, on a plus que cinq semaines de congé par an. Donc, on est salarié d'une entreprise, donc forcément, cinq semaines de congé par an. C'est un petit peu plus fatigant. Et après, forcément, je sais que la distance entre école et entreprise, ça ne me dérange pas. Il y en a que ça pourrait déranger. Et la charge de travail suivant comment est-ce qu'on s'organise, pour moi, ce n'est pas des difficultés.

Jean-Baptiste

::

Il faut juste être organisé, savoir ce qu'on fait la semaine, etc. Et jusque-là.

Alexandre

::

Ça ira. Mais effectivement, c'est un peu plus fatigant. On a moins au repos. Comment est-ce que ton école et ton entreprise, finalement, collaborent pour ton suivi ? Tous les trois mois, l'école envoie un questionnaire à mon entreprise que mon tuteur remplit, pour savoir ce que j'ai fait, etc. dans l'entreprise. Et après, une fois par an, on a une réunion avec mon chef, mon tuteur et ma directrice d'établissement scolaire. pour mettre un petit peu en lien ce qu'on a fait durant l'année, savoir si j'ai bien progressé, etc. Et possiblement ce que je vais faire l'année prochaine si on a des chantiers qui arrivent. Voilà, c'est des choses comme ça. Ils collaborent énormément sur le.

Jean-Baptiste

::

Suivi parce que c'est aussi important de.

Alexandre

::

Savoir ce qu'on fait à l'école pour l'entreprise et puis à contrario pour l'école de savoir ce que je fais en entreprise. L'alternance, elle t'a appris quoi, finalement, sur toi ? A dépasser, clairement. Je pense que quand je suis rentré chez Wodin, j'étais encore un petit peu, pas flémard, mais essayé de faire le nécessaire, tout juste pour garder la tête hors de l'eau. Là, maintenant, je lui ai dit que j'ai des personnes à rendre fière. J'ai des gens qui travaillent avec moi, qui ont aussi envie d'avancer. Forcément, ça donne envie de travailler. Moi, je me lève le matin, j'ai envie d'aller travailler. Vraiment, j'adore ce que je fais. Forcément, il y.

Jean-Baptiste

::

A la joie de vivre toute la journée. Donc elles m'ont vraiment appris à.

Alexandre

::

Me donner, à être le meilleur de moi-même sur ce que je peux faire et voilà. Et qu'est-ce qui t'éclate le plus finalement aujourd'hui dans ton job ? C'est de trouver des solutions aux problèmes. C'est assez con parce qu'on aimerait qu'il n'y ait pas de problèmes, mais clairement c'est en fait... être face à un problème et essayer de trouver la solution pour le résoudre le plus vite possible, avec le moins de notes financières possible, aller le plus vite en fait. Essayer de trouver vraiment, avoir le bon réflexe de dire, il se passe ça, comment est-ce qu'on peut faire, réfléchir avec.

Jean-Baptiste

::

Les gars, trouver une solution, la mettre en place. Et moi, c'est ça que j'adore. Après, comme je vous dis, moi, il y a un problème, lui, on se porte aussi. Évidemment, c'est clair. Beaucoup de jeunes, finalement, et qui peuvent nous écouter là et t'écouter toi, ne connaissent pas forcément le secteur de la construction métallique, avec peut-être aussi parfois des idées reçues.

Alexandre

::

Aussi. des clichés qui perdurent, c'est fatigant, c'est mal payé. Toi, qu'est-ce que tu dis à ça et est-ce que tu arrives à tordre le cou, je dirais, à ces idées reçues ? On n'a pas forcément de mauvaises idées reçues. Après, je sais que quand les gens disent, oui, vous êtes mal payé, machin, Tout dépend des avantages qu'on a dans l'entreprise aussi à côté. Je sais qu'on est dans un groupe qui, financièrement, on s'en sort très bien. Donc, derrière, forcément, il y a des récompenses, etc. On a des avantages, en fait, comme tout le monde. Et derrière, j'entends beaucoup parler d'intérimaires, par exemple, qui disent, ouais, mais je veux rester en intérimaire parce que je gagne plus qu'un monteur embauché. Sauf que le monteur embauché, derrière, il a beaucoup plus d'avantages et forcément, c'est plus rentable, en fait. Clairement, c'est un beau.

Jean-Baptiste

::

Métier. C'est comme faire du bâtiment dans le béton. C'est le bâtiment en général, le BTP en général. On est tous dans le même bateau et puis.

Alexandre

::

On travaille ce qu'on aime. Et on te sent évidemment convaincu. Pour toi, c'est quoi les qualités essentielles qu'il faut réussir à développer justement pour réussir dans ce secteur d'activité ? Pour moi, en fait, c'est vraiment de la logique, c'est-à-dire que, et ça, ça ira pareil dans le BTP, mais il ne faut pas réfléchir sur le moment, il faut réfléchir bien avant de commencer, par exemple, à monter un bâtiment, à monter une charpente métallique, sur comment on va faire pour faire rentrer cette pièce-là, puis celle-là, puis celle-là, dans quel sens ça va se monter, etc. En fait, c'est vraiment, il faut se projeter dans le futur à fond. C'est sur.

Jean-Baptiste

::

Le moment, justement, qu'on arrive avec des problèmes à gérer, Il faut vraiment se crouster en fait. Il faut savoir réfléchir avant de réfléchir. C'est quelque chose qui vient énormément avec le temps. Alors, tu es encore en formation, t'es en même temps bien ancré dans le monde professionnel. Est-ce que, déjà d'une, t'arrives à te projeter, te projeter peut-être dans un temps court où ton contrat d'alternance pourrait peut-être, pourquoi pas.

Alexandre

::

Se transformer en un contrat pérenne et en CDI, j'en sais rien, ce qui t'a été proposé ou pas. Et au-delà de ça, est-ce que t'arrives, toi, à te projeter dans les deux, trois ans à venir ? Concrètement, j'ai essayé de me faire embaucher chez Baudin. Ça serait mon but ultime. Et donc, dans 2-3 ans, conducteur de travaux chez Baudin. Aujourd'hui, j'ai appris dans un domaine qui me plaît énormément. Et donc, clairement, mon but, c'est d'y rester le plus longtemps possible. Avoir un prénom de futur, on n'est jamais.

Jean-Baptiste

::

Sûr de rien. Mais franchement, aujourd'hui, je resterai chez Baudin 7 à 9 en conduit de travaux, c'est sûr. En tout cas, j'aimerais le faire. Et voilà.

Alexandre

::

C'Est mon but. Clairement, c'est mon but. On te souhaite évidemment de l'atteindre. Et au-delà de ça, si on voit un peu plus loin, ce serait quoi les évolutions de carrière possibles qui pourraient s'offrir à toi ? Le master me permettrait de passer un moment chargé d'affaires. Pour l'instant, je suis très bien en conduite de travaux parce que j'ai besoin d'être sur le terrain, réfléchir, etc. Je ne dis pas que les chargés d'affaires ne le font pas. Au contraire, ils ont plein de choses à gérer aussi. Mais vraiment, c'est cet aspect technique que je préfère pour l'instant. Donc le jour où j'aurai 25 ans de boîte, que je commencerai à avoir un peu mal au dos et qu'il faudrait que je commence à me poser, là je me remettrai peut-être un peu en question en me disant c'est vrai que charger de l'affaire.

Jean-Baptiste

::

C'Est peut-être un peu mieux. Et pour l'instant on est en conducteur de travaux, puis après effectivement ça ira aussi avec le temps, avec l'expérience, etc. si on me propose d'autres postes à étudier forcément.

Alexandre

::

Quel conseil, pour finir, tu donnerais à un étudiant qui hésite encore à rejoindre peut-être le BTP et puis peut-être plus de façon plus spécifique, ton secteur à toi, la construction métallique ? Le conseil que je lui donnerais, c'est déjà de ne pas hésiter. C'est vraiment le monde du travail qui est hyper intéressant. C'est hyper technique. Après, ça dépend de ce que veut faire la personne, mais on est quand même dans un secteur où, pour le coup, on a de tous les métiers, c'est-à-dire que là, aujourd'hui, on parle de chargé d'affaires, de conducteur de travaux, de chef de chantier, d'ouvrier, etc. Mais il y a plein d'autres métiers qui sont à côté, comme RH, QSE, etc. Et donc, clairement, on recrute en tout cas dans tous les domaines. Puis l'internance, pour moi, c'est le meilleur apprentissage de la vie et du métier. C'est-à-dire que c'est ce qui va forger une personne, c'est ce qui va faire en plus qu'une entreprise, quand elle voit un CV initial et un CV alternant, forcément elle hésite beaucoup moins avec celui alternant. Donc je pense qu'il y a beaucoup plus de demande d'emploi d'alternant.

Jean-Baptiste

::

Que d'initial dans la vie d'aujourd'hui. Et voilà, c'est à coup sûr trouver un.

Alexandre

::

Travail alternant. En plus, comme dans.

Jean-Baptiste

::

Mon cas où je m'entends super bien avec mon entreprise, c'est sûr que c'est vraiment avantageux. Ultime question, Alex, avant de te remercier, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?

Alexandre

Une belle carrière chez Baudin-Châteauneuf.

Jean Baptiste

Eh bien écoute, c'est le moins qu'on puisse te souhaiter. En tout cas, grand merci à toi d'avoir participé à cette interview. Merci à toi. Un grand merci, Alexandre, d'avoir partagé ton parcours et ton expérience dans Waltcast

Je te souhaite évidemment une belle réussite. Pour découvrir d'autres témoignages d'alternants, rendez-vous sur walt.community et surtout, partagez.

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