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Recruter les bons profils grâce à l’IA : l’innovation FlashLevel de Lingueo
9th July 2026 • Les idées Net • jb vennin
00:00:00 00:38:32

Shownotes

Dans cet épisode des Idées Net, Jean-Baptiste Vennin reçoit Arnaud Portanelli, cofondateur de Lingueo et de FlashLevel, une solution d'évaluation linguistique par intelligence artificielle qui transforme les pratiques de recrutement, de mobilité interne et de formation.

Objectif :

Permettre aux entreprises d'évaluer rapidement, objectivement et en situation réelle les compétences linguistiques de leurs candidats et collaborateurs. Grâce à l'intelligence artificielle, FlashLevel adapte chaque test au métier, au secteur d'activité et au contexte professionnel de l'utilisateur afin de mesurer ses capacités réelles de communication.

L'origine de FlashLevel

Après près de 20 ans d'expérience dans la formation linguistique avec Lingueo, Arnaud Portenally et ses équipes ont constaté que les entreprises avaient besoin d'un outil capable de tester efficacement les compétences linguistiques à grande échelle. FlashLevel est né de cette problématique, avec une ambition : remplacer les tests standardisés par des mises en situation professionnelles, plus pertinentes et plus proches de la réalité du terrain.

Une innovation pensée pour les RH

Déjà adoptée par plus de 50 grands comptes et utilisée pour évaluer plus de 50 000 personnes dans le monde, FlashLevel accompagne les entreprises dans leurs recrutements, leurs plans de formation et leurs démarches de mobilité interne. La solution permet notamment de cartographier les compétences linguistiques, de sécuriser les recrutements internationaux et d'orienter les investissements en formation.

L'intelligence artificielle au service de l'humain

Au-delà de la technologie, cet épisode aborde la place de l'IA dans le monde du travail, l'évolution des métiers du recrutement, la certification des compétences, ainsi que les enjeux liés à la confiance, à la vérification des compétences et à la communication dans un environnement professionnel toujours plus international.

Pour en savoir plus : https://flashlevel.ai/

Découvrir Lingueo : https://www.lingueo.com/

Transcripts

Jean Baptiste

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En seulement 6 mois, Flashlevel s'impose comme une référence de l'évaluation linguistique professionnelle par l'intelligence artificielle. Déjà adoptée par plus de 50 grands comptes, Vinci, Eiffage, pour n'en citer que quelques-uns, la solution développée par Lingueo a évalué plus de 50 000 personnes dans le monde. Bienvenue dans ce nouvel épisode des idénètes, ravi de vous retrouver. Vous pouvez Retrouvez ce podcast sur l'ensemble des plateformes de diffusion de podcasts, disponible également sur Job Radio. Bonjour Arnaud Portenally.

Arnaud

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Bonjour.

Jean Baptiste

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Bienvenue.

Arnaud

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Merci.

Jean Baptiste

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Merci à toi d'avoir gentiment répondu à notre invitation. Alors, tu es cofondateur de Lingueo, acteur français majeur des cours de langue à distance depuis 2007, il me semble.

Arnaud

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C'est tout à fait ça.

Jean Baptiste

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Cofondateur du LILAT, Live International pour les Tests d'Aptitude et d'Évaluation, la première certification linguistique multilingue 100 en ligne inscrite au répertoire d'ailleurs spécifique de France Compétences, c'est important de le préciser. Avant Lingueo, tu passes par Rap Collins, United Gourmet à San Francisco. Tu cofondes aussi Polyglotte Party, des soirées pour pratiquer des langues.

Arnaud

::

Vous êtes allé chercher loin.

Jean Baptiste

::

Dans les grandes villes du monde, je suis allé très loin. C'est quoi finalement le fil conducteur? Quand on reparle de ça, de ton parcours?

Arnaud

::

Non, mais c'est les langues, le fil conducteur. Les langues et la culture et l'amour des autres. Sans vouloir faire de philosophie, c'est vraiment ça. J'ai un père qui était navigant commercial à Air France. Ça fait 35 ans de sa carrière dans l'aviation et il était sur le Concorde aussi. Et il m'est donc arrivé assez fréquemment de voyager et je me suis très rapidement rendu compte de l'importance de la capacité et de l'élocution et la capacité qui était au cœur de l'individu, qui est l'échange humain et donc par la langue. Donc cette Ce super savoir-là m'a toujours passionné. À la maison, avec mes enfants, on parle plusieurs langues. Ma femme n'a pas la nationalité française de naissance et cette richesse-là, on voyage beaucoup, nous, en Europe. On est européens, en 1 heure de vol, on peut parler 2-3 langues différentes. Et c'est une vraie richesse, un vrai, comment dire, une ouverture sur le monde que beaucoup n'ont pas. Et je pense que c'est presque même ça qui nous sauvera dans une logique de compétitivité internationale, la langue. Et la maîtrise de celle-ci, pour moi, est essentielle.

Jean Baptiste

::

Et la maîtrise de la langue étrangère.

Arnaud

::

Exactement.

Jean Baptiste

::

Bien sûr. Et tu avais également l'âme entrepreneuriale?

Arnaud

::

Oui, alors ça, c'est pas un choix, c'est une nécessité, une obligation.

Jean Baptiste

::

Pourquoi?

Arnaud

::

Grande difficulté à accepter la hiérarchie et les ordres. Le seul patron que j'ai eu, que j'ai supporté et qui était extraordinaire, c'est Luc Julia, qui est pour moi un savant fou, qui, comme vous le savez, a travaillé sur plein de projets, dont Siri, et qui était déjà dans la Silicon Valley, donc à Palo Alto, quelqu'un de très en avance. Et dans cette ambiance-là dynamique, je m'y retrouvais et ça se passait bien. Mais sinon, très rapidement, je me suis rendu compte qu'il fallait que j'aille vers l'entrepreneuriat. En plus, ce que j'aime avec l'entrepreneuriat, c'est que c'est une manière de s'associer avec des gens qu'on aime et de faire des choses géniales avec eux.

Jean Baptiste

::

Oui, parce que tu les choisis en l'occurrence.

Arnaud

::

Tu as la chance de les choisir. Le destin te les met sur la route et après, tu fais un petit bout de chemin avec eux. Avec mon associé, Guillaume Ledeville, ça fait 19 ans qu'on entreprend ensemble.

Jean Baptiste

::

Ouais, vous commencez à vous connaître.

Arnaud

::

Oui, oui, je me rappelle au moins de son prénom.

Jean Baptiste

::

C'est bien. En une phrase, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Lingueo, tu pitcherais ça comment?

Arnaud

::

Alors Lingueo, déjà, donc c'est effectivement la société mère qui a été créée il y a 19 ans. Si je devais le pitcher en mode elevator pitch, comme on dit dans les startups, je dirais que c'est du coaching linguistique one-to-one à distance. C'est-à-dire qu'on a 800 personnes qui travaillent pour nous dans le monde et qui vont t'accompagner, toi, au quotidien, toutes les semaines, donc 1 heure, 2 heures par semaine dans du coaching, dans de la pratique principalement orale. Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas t'empêcher de monter en compétences dans tes capacités rédactionnelles, mais c'est juste qu'elles sont moins adaptées aux besoins de tous les jours. C'est-à-dire que maintenant, ça fait longtemps que plus personne n'écrit des mails, il y a l'IA qui les remplace. Ça fait longtemps que plus personne ne lit, presque même en anglais, parce qu'il traduit tout. Et puis après, il peut lire en anglais, mais il va retraduire quand même. Bref, les outils sont là pour t'aider. Il y a une chose qui encore, à mon avis, ne va pas être remplacée, c'est votre capacité à échanger et à parler. Parce que la langue, elle est tout dans la subtilité, la façon dont on accélère, la façon dont on ralentit l'échange, la façon dont on parle et on s'emporte. C'est ça l'âme de l'humain. Et ça, le robot, pour l'instant, il a encore du mal. Pour l'instant, je précise bien, pour l'instant. Et Dieu soit loué, a encore du mal à le reproduire. Voilà. Et donc c'est ce qu'on va faire avec vous toutes les semaines, du coaching linguistique. On fait ça depuis 19 ans, ça marche très fort. Les gens, ils ont encore ce stress parce que la formation, c'est la conséquence d'un stress. Donc tu as envie de monter en compétences parce que tu t'es aperçu que dans ton quotidien, il le fallait. Et donc tu es tendu, tu t'aperçois que la langue est un atout que tu n'as pas. Et donc là, tu te formes et c'est ce qu'on fait. Donc ça, c'est Lingueo. J'ai été un peu long, j'ai pas respecté l'elevator pitch, mais Quel est l'intérêt de la vie si on doit respecter les règles?

Jean Baptiste

::

OK, c'était très bien. En même temps, c'était super clair. Et Lingueo, justement, depuis 19 ans, comment ça a évolué?

Arnaud

::

Alors, ça a évolué. Si je devais faire une cartographie de l'histoire, pendant 2-3 ans, l'entrepreneuriat, c'est compliqué. Tu rentres pas de clients, tu comprends pas ton marché, tu fais pas d'argent concrètement. Et puis après, on a mis 7 ans pour faire le premier million de chiffre d'affaires. Puis après, de 1, on est passé à 2,5, de 2,5 à 7. Et puis avec une rentabilité qui a explosé aussi. Bref, on a mis du temps, mais au bout de 10 ans, on a créé une société stable, mature, qui a une habitude des process. Au début, tout début, on était sur de l'individu, puis rapidement, on s'est orienté vers l'entreprise. Et maintenant, nos clients, je dirais 80 %, sont des entreprises, plutôt des grands groupes. C'est eux qui nous motivent à créer des nouveaux services comme le nouveau service, le nouveau-né, la Flash Level. On y reviendra. Mais c'est en écoutant nos clients qu'on va adapter nos offres. Nous, on est à la base, on est quand même une société très orientée tech, faite par des ingénieurs qui ont des troisièmes cycles en école de commerce, mais qui sont quand même tech. Quand je dis «ils », c'est moi et mon associé, plutôt mon associé et moi, désolé. Et donc on est orienté très data, très écoute du client. Et la question?

Jean Baptiste

::

C'est ça, en fait, c'était de savoir comment ça avait évolué finalement.

Arnaud

::

Donc là, j'ai fait un petit peu sur le chiffre d'affaires. En termes d'équipe, on est une petite PME. Saine et agile. On n'a pas pour vocation à embaucher pour le plaisir. On a quand même, je dirais, une vingtaine de TPs, ce qu'on appelle le TP, c'est un salarié temps plein. Et après, on travaille énormément avec des indépendants qui vont prester la formation, être des coachs linguistiques et parfois même des gens qui vont nous aider sur de l'acquisition ou quelles que soient les problématiques. Mais en termes de structure, c'est une structure saine et agile. C'est très important en 2026 d'avoir ce type de structure. C'est nous qui sommes plus rapides. Et en toute honnêteté, on a même peur, nous, de sociétés encore plus agiles, comme les entrepreneurs qui sont capables, on le dit là récemment, tout le monde en parle, les futurs entrepreneurs, les prochains millionnaires, milliardaires, si c'était un critère. Ce n'est pas le critère de réussite que j'ai envie d'envisager moi personnellement, mais en tout cas, ceux qui vont réussir demain, parfois, auront des sociétés unipersonnelles. C'est ceux qui seront les plus rapides. C'est pas les plus grosses sociétés, les grosses certifications, les grosses boîtes de l'an.

Jean Baptiste

::

Et comme tu dis, s'il faut être agile, c'est aussi pour pouvoir s'adapter à la demande des entreprises.

Arnaud

::

Complètement. Adapter à la demande, mais aussi à la société. Globalement, la linguistique est en train de vivre une révolution qui est extraordinaire. C'est-à-dire qu'on va aider les gens à avoir un niveau d'échange qui n'était inatteignable avant ou qui était atteignable par une force de travail colossale.

Jean Baptiste

::

J'ai envie de te faire réagir à un post que tu as publié, je crois vendredi, sur LinkedIn, sur l'IA justement et la surcharge informationnelle. Tu cites les emails, Slack, toutes les notifications également qu'on peut recevoir. Tu dis que le vrai problème, c'est pas de suivre son propre protravail, mais suivent finalement le travail collectif. L'outil ne m'aide pas seulement à retrouver une information, il m'aide à retrouver les sujets qui n'ont jamais abouti. Tu le vois tous les jours, toi, tu t'en sers tous les jours de l'IA?

Arnaud

::

Oui, en fait, déjà, ce qui est étonnant, c'est que dans la société, on perd un max de temps à faire des choses absolument inutiles. Ça, c'est la techno qui nous l'impose et donc elle nous informe et nous alerte d'éléments dont on s'en fiche. Et donc moi, j'ai été obligé de faire le tri dans ma vie personnelle et professionnelle puisque comme en tout entrepreneur, les deux se se marient et s'embrassent fréquemment. Et donc, par exemple, je ne fais plus partie de groupes WhatsApp, je les ai tous supprimés, y compris les groupes famille, les groupes où on se partageait des photos, parce que je trouvais qu'il y en avait trop. Et surtout, ça me demande pas d'action. Donc j'essaie d'aller vers l'action.

Jean Baptiste

::

C'est pour ça que tu réponds à plus personne de ta famille?

Arnaud

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Voilà, exactement. Donc je centralise sur une personne qui se trouve être ma femme et qui, elle, va redistribuer les photos que j'aurais prises potentiellement.

Jean Baptiste

::

Et qui a une charge mentale pour elle, en fait.

Arnaud

::

Chacun sa charge mentale. Elle m'a redistribué d'autres charges. Mais effectivement, on l'a géré comme ça. Et puis, par contre, par rapport au travail, on s'aperçoit m'aperçois que les emails, les gens qui nous écoutent savent très bien que les emails, c'est un back and forth permanent, donc un jeu de ping-pong ridicule où tu reçois une info, tu dois y répondre. Si tu réponds pas, on te le reproche. Mais parfois, toi, tu envoies des infos et des demandes claires et les gens, par contre, vont pas jouer le jeu et ne vont pas répondre. Donc finalement, ce que je m'aperçois, c'est que ce qui est important, c'est qu'on arrive— chaque email finalement est un projet et ce projet doit avoir une fin. Et pour l'instant, les emails sont pas faits dans ce sens. Mais l'IA peut nous y aider. Les Claude, notamment. Claude, effectivement, est connecté à ma boîte mail et connecté à mon Slack. Et en fait, je vais plutôt lire Claude et je vais lui demander dans le peu de requêtes que j'ai et qui me permettent aussi de faire des pauses, quels sont les sujets qui n'ont pas abouti plutôt que les emails qui n'ont pas été traités. C'est les sujets qui n'ont pas abouti.

Jean Baptiste

::

Donc ça te lance des alertes, en fait?

Arnaud

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Complètement. Ça me fait des résumés des sujets aboutis en fonction de ce que lui estime être important et souvent, il ne se trompe pas.

Jean Baptiste

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Quel lien finalement entre l'intelligence artificielle et Flashlevel?

Arnaud

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En fait, c'est vraiment le cœur. C'est-à-dire qu'on vit en ce moment, il faut que ce soit clair pour tout le monde, une époque fantastique. Mais vraiment fantastique. Et on va se rapprocher les uns des autres parce qu'en fait, il n'y aura pas le choix. Ça ira tellement vite qu'on s'apercevra et on se rappellera que le vrai sens de la vie, c'est l'humain. Et la connexion. L'IA va nous aider à se rappeler ça en permanence et on va supprimer les étapes qui sont inutiles et on va avoir des superpouvoirs, en tout cas pour ceux qui savent l'utiliser. Et donc, Depuis 2 ans, 3 ans, on s'aperçoit que tout va beaucoup plus vite. On peut créer des musiques, on peut créer des— et donc la société va évoluer. Et qu'est-ce qui va se passer? C'est qu'on s'est aperçu qu'il y a toute une grande partie de la population qui elle va s'abrutir. Le mot est très clair, mais il est véritable. Donc c'est les gens qui pensent qu'ils vont mettre de côté la pénibilité. En fait, la pénibilité, elle a toujours été là au cœur de l'apprentissage. Et ceux qui pensent que la facilité et la seule fin de l'IA vont se perdre dans des fantasmes profonds. Et en gros, qu'est-ce que ça veut dire sur le concret? Sur le concret, ça veut dire que si vous pensez demain que l'IA va vous remplacer dans votre capacité à échanger et à parler avec un étranger, vous aurez des discussions plates et vous ne serez incapable de négocier. Vous serez incapable de tomber amoureux. Parce que c'est dans la subtilité qu'on fait ce genre de choses et de pratiques, qu'on crée des connexions humaines. Ce n'est pas juste des mots, en fait. Les mots, c'est un traducteur. Personne n'est jamais tombé amoureux d'un dictionnaire. Enfin, c'est possible, de nos jours on voit de tout. Mais ce n'est pas le dictionnaire qui vous plaît, c'est la personne en face qui vous parle, qui vous témoigne à travers les mots son âme. Et Dieu sait le nombre de déclarations d'amour que les différents présidents ou philosophes ont fait sur la langue. Ça ne changera pas, ça. Et donc le lien, c'est que dans notre société, on a vu l'IA arriver et nous, on a introduit l'IA dans notre service pour aider les formateurs à faire des rapports, pour aider les élèves à réserver des cours, pour aider plein plein plein de choses, pour les aider, l'humain. Et puis on s'est aperçu, nos clients, les grands groupes, ont demandé quoi? Ils ont demandé eux aussi de l'aide. Parce que quand ils recrutent, tu recrutes 500 personnes dans une chaîne de restauration rapide, ça arrive fréquemment, tu peux pas faire 500 tests. Et puis surtout, c'est quelque chose qui met vachement mal à l'aise les gens. C'est-à-dire que là, en ce moment, si je devais vous recruter demain et mettre à parler anglais «Pour vous tester, vous.» Ce qui se passe, c'est que souvent, c'est la personne qui fait le recrutement, c'est lui qui est en difficulté parce qu'il va faire semblant de comprendre alors que ça se trouve, l'autre est meilleur. Donc, et ça, c'est historique. Il y a 12 milliards de blogs là-dessus aussi. Ou alors des gens qui ont tellement révisé l'entretien qu'en fait, ils sont hyper forts pendant 2 minutes ou ils sont très forts pour passer un test, un test qui est normalisé. Et en fait, ils sont nuls. L'intérêt d'une langue, c'est comme je l'ai dit avant, c'est l'échange avec l'humain, l'échange avec le client. C'est est-ce que vous êtes capable d'accompagner la pratique? Est-ce que vous êtes capable de vendre ce sac de la marque, je cite je ne citerai pas de marque, mais d'une marque luxueuse à une clientèle chinoise. Parce que ce qui va intéresser la clientèle chinoise culturellement, ça va être, je ne sais pas, la fermeture éclair, pour faire des blagues, pour faire une référence à Pas Zip dans La Vérité si je mens. Donc en tout cas, ce qui est important, c'est l'autre, c'est le rapport au produit de l'autre. Et ça, ça passe par la langue. Et donc ce que nous ont demandé nos clients, c'est d'être capables de les aider à répondre à ce besoin-là. Comment tu fais ça? Comment on fait? Déjà, il ne s'agit pas de demander à Claude de faire un prompt et de faire ça. Il faut arriver déjà à créer une sorte de SaaS, le terme est assez habituel, donc je ne vais pas le traduire, mais en gros, c'est un logiciel quand même qui aide les grands groupes à lancer rapidement des masses de tests, donc 500 000 tests. Il faut que ce soit assez raisonnable en termes et peu coûteux, en tout cas moins coûteux qu'un mauvais recrutement. Et il faut que le test soit adapté à l'individu.

Jean Baptiste

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Pourquoi?

Arnaud

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Parce que l'individu, il n'a pas envie d'être testé par une machine si la machine, elle ne s'adapte pas à son métier. Donc, tu fais des tests qui sont extraordinairement, grâce à l'IA, adaptés au métier de chacun. Donc demain, imagine, tu es un commercial, tu veux recruter une masse, une vague de commerciaux, pardon, 300 commerciaux sur des plateaux. Tu veux tester leur capacité à répondre à des appels entrants parce que disons que c'est des commerciaux service client, peu importe. Le test Flash Level, il va leur demander leur prénom, leur nom, en général ça le DRH l'a déjà mis dans la base. Peut-être parfois il met déjà leur métier, mais s'il l'a oublié, il va demander le métier de l'individu, la finalité de ce métier. Et l'entreprise pour laquelle il va travailler. Et ça, ça fait un truc mais qui n'a rien à voir. C'est-à-dire que le Flash Level, c'est un test de 30 minutes mais qui n'a rien à voir avec aucun autre test. En fait, on a la même sensation quand on passe un Flash Level que la première fois qu'on parle avec ChatGPT. La première fois que j'ai parlé avec ChatGPT, moi j'appelais tous mes potes, c'était dingue. Bah c'est la même chose, Flash Level. Flash Level, moi j'ai fait un test, j'avais envie de, voilà, je suis passé devant une boutique, je me suis dit tiens, je vais me mettre dans la peau du croc, du vendeur de chaussures Nike. Donc j'ai dit voilà, je suis vendeur de chaussures Nike. Flash Level, il va scanner le site de Nike, il va la prendre en fait Il apprend tout simplement comme n'importe quel IA. Là, l'IA, elle sait faire ça. Elle apprend les modèles, elle apprend les nouveautés, elle comprend le métier. Et là, toutes les situations pendant 30 minutes, ça t'explique par exemple, voilà, un client rentre dans la boîte et demande des Nike Air Force. Je connais pas trop les Nike. Tu en as que du 41 et 42. Demande-lui la taille et vas-y, rentre dans une conversation. Et là, tu es obligé de parler. Donc à Flash Level, tu lui parles ou tu lui écris ou tu lis des textes, mais en lien avec ton test. Et en fait, c'est ça la grande révolution. C'est que l'IA, elle s'introduit dans des solutions. Pour venir s'intéresser à ton besoin véritable. Parce que ton besoin véritable, c'est pas de parler anglais, c'est pas de parler chinois, c'est d'être capable de l'appliquer au quotidien dans ton métier.

Jean Baptiste

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Donc 30 minutes, tu disais, des questions.

Arnaud

::

Exactement, il y a toutes les modalités. Donc concrètement, ce qu'on a en fait, nous, qu'est-ce qu'on a fait d'innovant et que pour l'instant personne n'a fait? Tu avais 4 briques qui sont, on appelle, les compétences langagières. Ça veut dire que tu as un message qui vient, le message il est soit oral, soit écrit, et il y a un message qui repart, donc ce qu'on appelle l'émission d'un message. Qui est soit pareil, soit écrit, soit oral. D'accord? Donc ça, c'est les 4 compétences. Et nous, dessus, on a briqué, on a embarqué, pour employer un autre terme, les compétences professionnelles. Et donc du coup, les compétences professionnelles, c'est l'accueil d'un individu, ça va être l'émission d'un message à l'oral, l'émission d'un message à l'écrit, réception, envoi de mails. Bon bref. Et donc du coup, tout ça, ce sont des mises en situation. Donc au lieu d'avoir un test de grammaire un peu boring, un peu chiant, qui va te poser avec des cases à cocher, on te met tout de suite en situation.. Et donc du coup, le Flash Level et le LILAT aussi, qui est la branche certification, c'est plus des tests de langue, c'est des tests de jeux de rôle. C'est des jeux de rôle. En fait, on t'explique un jeu et tu dois jouer le jeu.

Jean Baptiste

::

Une mise en situation.

Arnaud

::

C'est que des mises en situation. Merci. Et ça change absolument tout. Voilà, donc c'est 30 minutes de mise en situation autour de ton activité professionnelle et à la fin, tu as un rapport précisément de ce que tu es capable de faire dans la langue.

Jean Baptiste

::

Alors, on est au mois de juin, là, on est en pleine canicule. Ça a été lancé il y a 3 mois, 4 mois, 5 mois?

Arnaud

::

Ça fait, alors, c'est compliqué de rappeler les dates de lancement parce qu'en fait, c'est un projet qui a été un an pendant en bêta. Il avait même pas le même nom d'ailleurs et qui a été proposé d'abord en exclusivité qu'à nos clients. Ce qui nous permettait d'améliorer le produit, de comprendre leurs besoins, de le tester et puis d'écouter un peu les besoins parce que parfois on se trompe. Nous, on pense que c'est évident, ils vont vouloir ça, mais en fait, pas du tout. Donc, pendant un an, on a fait une phase de bêta. Et là, ça fait 6 mois qu'on l'a lancé officiellement en commercialisation, c'est-à-dire qu'on le commercialise à des gens qui ne sont pas nos clients. Et ça fait peut-être 2 semaines qu'on a fait le site web. Donc on a fait un peu tout à l'envers. Pour les jeunes entrepreneurs de 20 ans, ils nous regarderaient avec des yeux genre «mais c'est quoi ces trucs? Comment tu peux générer tes premiers dizaines de milliers d'euros sans site, sans rien, sans média?» Bon, c'est ainsi que nous avons produit et que nous avons processé nous. Et là, on a fait le site web très récemment. C'est un site qui est tout de suite en anglais et en français et qui va avoir une dimension internationale. Et à peine on l'a mis en ligne, À peine il a été référencé, on a reçu déjà des leads. Et les deux premiers clients qu'on a transformés la semaine dernière sur ce site, il y en a un, c'est un Suisse-Allemand et un autre, j'ai oublié, mais c'est aussi un Européen avec une langue différente de celle à qui on s'adressait initialement.

Jean Baptiste

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Top!

Arnaud

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Oui, très content. Et justement, là-dessus, on ne s'est pas trompé. Le Flash Level va répondre à un besoin d'entreprises assez grandes qui ont des besoins massifs de recrutement, de tester les compétences, mais qui sont déjà des entreprises très internationales.

Jean Baptiste

::

50 grands comptes, je le disais, en 6 mois, 50 000 personnes évaluées. Dans quels cas d'usage majoritairement? C'est le recrutement, la mobilité interne, le plan de formation aussi? Tu parlais de montée en compétences.

Arnaud

::

Oui, oui, oui. Alors j'aime bien employer certains termes américains, ça me donne un certain style. Donc le ICP, effectivement, le ICP, c'est la cible. Et effectivement, de par cette cible, on comprend à quel besoin on répond. Mais tu l'as très bien dit, tu as le besoin de l'entreprise qui n'a plus envie de dépenser des formations linguistiques pour celui qui les demande le plus fort. Concrètement. Et donc il va se dire, bah tiens, avec quelques dizaines d'euros par test, je vais faire des tests massifs et je vais vraiment faire une cartographie des compétences de ma société. Ça, c'est ultra pratique parce qu'après, tu peux investir sur les bons profils et plus investir à la volée, surtout dans une politique où il n'y a plus d'argent. Les boîtes, elles sont vraiment— c'est difficile.

Jean Baptiste

::

Plus d'argent à perdre dans le recrutement.

Arnaud

::

Exactement aussi. Et donc là, on va pouvoir orienter. Alors justement, parenthèse, donc ça, c'était plutôt les grands groupes qui font de la formation. Il y a la mobilité interne, effectivement. Donc les gens qu'on va mettre sur des postes, on va ouvrir un nouveau poste, on a besoin de savoir qui parle. Et après, il y a le recrutement. Pour moi, c'est le cœur de ce produit-là. Il est vraiment adapté au recrutement, que ce soit un recrutement interne ou un recrutement en cabinet. Attention par contre, on s'est aperçu, et ça franchement, c'est pas sympa de ma part de le dire, mais je vais quand même le dire, les cabinets de recrutement sont rarement intéressés. Pourquoi?

Jean Baptiste

::

Pourquoi?

Arnaud

::

Parce qu'ils sont pas là pour vous placer le meilleur recrut, la meilleure personne. C'est pas la recrue qui est importante pour eux, c'est de vous le placer, de faire du chiffre, c'est de le placer. Et donc eux vont pas perdre même 10 balles, 20 balles, 30 balles ou 40 balles ou n'importe quel montant pour améliorer le profil de l'individu.

Jean Baptiste

::

Sauf celles et ceux qui veulent se distinguer de la concurrence peut-être et qui auraient peut-être un intérêt.

Arnaud

::

Effectivement, ceux qui l'ont compris ça, ils vont pouvoir se différencier. Mais il faut accepter, il faut accepter de le faire. Et peut-être que demain il y aura plus le choix. En fait, notre vision à nous, concrètement, sans vouloir effectivement critiquer tout le monde, mais c'est les retours qu'on a eu de beaucoup de cabs. Ça veut pas dire qu'on travaille pas avec des cabinets de recrutement, c'était pas critique massive, mais c'est une critique de mindset. Il faut changer cette évolution. Moi, je pense que demain, le niveau d'anglais ne sera plus écrit sur les CV, parce qu'en fait, il sera tellement— en tout cas, c'est ce vers quoi on va se battre. Nous, ce qu'on veut, c'est que ce soit tellement facile de vérifier qu'en fait, tu es même plus besoin de le mettre. Parce qu'en vérité, on va dans une société où les gens vont tout mentir, mentir sur tout. C'est-à-dire qu'il y a plus de— en fait, inévitablement, tu vends déjà, tu mens tes compétences de rédactionnel, parce qu'en fait, c'est même plus toi qui écris. Donc c'est une sorte de mensonge collectif. La capacité que les gens vont avoir à faire des CV faux, des preuves fausses, ça va être très compliqué. Et donc du coup, du coup on pense qu'il faut développer les outils de vérification. Mais voilà, c'est un peu un pic parce que j'ai eu moi-même des caps qui m'ont tenu ce discours. Je pense qu'il faut arriver à changer ce raisonnement-là puisque placer quelqu'un dans une entreprise, c'est pas jouer le jeu du recruteur et donc à terme, ça va lui retomber sur le cabinet. Mais par contre, les sociétés, elles, peut-être après le travail finalement du cap de recrutement, elles ont intérêt à rajouter une petite couche de vérification. Quand même, je pense. Et c'est là où nous on va intervenir.

Jean Baptiste

::

La mise en situation, encore, la mise en situation, c'est incontournable. L'IA va remplacer les recruteurs, c'est ce qu'on entend beaucoup en ce moment. Tu y crois toi ou pas du tout?

Arnaud

::

Moi je pense qu'un recruteur, c'est quand même indispensable. Honnêtement, je pense, c'est juste qu'il faut qu'il change un peu de mindset, notamment sur ceux qui se disent qu'il y a une crise en ce moment et qu'ils ont pas envie de dépenser pour recruter mieux. Moi je pense que si jamais ils acceptent de recruter mieux et de mieux afficher, ça sera un retour sur investissement, à ce moment-là ils redeviendront indispensables. Mais non, je crois pas. Je pense qu'en vérité, on a des grands, grands changements, mais qui sont des changements internes. Et après, effectivement, la vraie question pour moi de l'IA, c'est qu'est-ce qu'on va faire des gens qui étaient initialement déjà débiles? Ça, c'est embêtant parce que eux et la société étaient assez bien organisés pour finalement leur trouver des raisons d'être et des activités qui étaient utiles pour tout le monde. Et là, le robot et l'IA vont vraiment travailler et remplacer ces gens qui ont une éducation qui leur permet pas de changer de métier ou d'être vraiment utile. Et eux, il y a un vrai sujet et là, il faudra qu'on se pose la question. Donc soit il y a les grands gourous des États-Unis qui parlent du revenu universel. Moi, j'en suis— En fait, pour avoir une société sereine, il faut que chacun, quelles que soient ses capacités, puisse y trouver son bonheur. C'est important. Et pour moi, je suis beaucoup plus inquiet sur des gens qui avaient des métiers facilement remplaçables. Mais sinon, pour la société globale, ça va juste être extraordinaire. On va avoir des maladies qui vont être retrouvées plus facilement. On va connaître—

Jean Baptiste

::

On va vivre jusqu'à 1000 ans.

Arnaud

::

Peut-être. Il y a des gens qui disent au moins 100, 200, 300 ans, peu importe. Je pense que c'est quand même un fantasme humain. Avouez-le, on n'a pas envie de partir. Ça, c'est super. La sécurité. Il ne faut pas aller contre la techno. La techno, elle est splendide et elle va nous aider aussi dans l'échange avec l'autre.

Jean Baptiste

::

Encore une fois, Arnaud, il n'y a pas de mal à se faire du bien. J'ai vu taux de satisfaction 70 sur 100. C'est bien, ça peut encore mieux?

Arnaud

::

Oui, carrément. Nous, ce qu'on fait, c'est qu'effectivement, pour télécharger les rapports, on demande les résultats de la sensation. Est-ce qu'ils ont bien aimé le test? Et on demande à être critique, en fait. Ça, c'est marrant d'ailleurs, parce qu'on est là pour tester tes compétences. Et pour les avoir, le résultat, on te demande de tester les nôtres. On le fait pour 2 raisons. C'est déjà pour que les gens qui se plaignent de la qualité du test puissent se rappeler qu'il y a 2 minutes, ils avaient dit que c'était super. Parce que parfois, ils disent c'est génial jusqu'à ce qu'ils aient leurs résultats. Donc c'est important qu'ils soient cohérents et qu'on puisse leur rappeler leur incohérence si jamais c'était le cas. Et la deuxième chose, c'est pour avoir une sorte d'amélioration permanente. Nous, honnêtement, je pense qu'on a une logique très, très IA-based. C'est encore un mot un peu américain, mais pour dire que pour pouvoir progresser, il faut avoir de la data. Et donc pour avoir de la data, il faut avoir des avis de tout le monde, qu'ils soient des témoignages. C'est comme ça qu'on améliore notre service. Service. C'est pour ça qu'on demande l'avis des gens. Donc oui, clairement, on pourra toujours faire mieux, et c'est d'ailleurs l'objet de l'upgrader, d'essayer de comprendre. Parce que vraiment, les individus ne sont pas universels, ils ont des richesses dans leurs différences. Et nous, ce qu'on veut, c'est quand même s'adresser au plus grand nombre.

Jean Baptiste

::

RGPD, biais algorithmique, transparence aussi des résultats, tout ça, évidemment.

Arnaud

::

Pour nous, c'est la clé de notre réussite. Si on n'est pas dans cette logique-là, on gagnera pas les Américains. En tout cas. Actuellement, en Europe, il n'y a pas de concurrents concrètement. Il y a eu des innovations, mais elles ne sont pas du tout aussi grosses que la nôtre.

Jean Baptiste

::

J'ai vu que vous étiez déployé en Belgique, en Suisse.

Arnaud

::

Exactement, parce que c'est les clients qui viennent à nous. Nous, on avait déjà des clients quand même internationaux avec des grands groupes.

Jean Baptiste

::

Avec Lingueo?

Arnaud

::

Oui, avec Lingueo qui a 19 ans. On accompagne des grands parcs d'attractions, des grandes chaînes d'hôtels, des grandes compagnies. Donc on a quand même cette culture de l'entreprise. Donc on avait déjà cette présence internationale de facto. Mais voilà, en ce moment, si on devait dessiner le marché du test de positionnement linguistique, il y a un énorme acteur aux États-Unis qui marche très bien. C'est lui qu'on va venir détrôner, en tout cas c'est ce qu'on va essayer de faire, qui était un ancien organisme de formation d'ailleurs, soit dit en passant, qui a focussé son activité sur la certification. C'est pas ce qu'on va faire nous. Nous, on a vraiment 3 branches: les tests de positionnement, la montée en compétences et la certification de la compétence. On aime ces 3 branches-là et on a besoin de 3 branches pour marcher bien.

Jean Baptiste

::

Dans 5 ans, d'après toi, est-ce que l'IA sera capable d'évaluer d'autres choses également dans le monde professionnel et notamment au niveau des langues?

Arnaud

::

Oui, clairement. En fait, non, il n'est pas du tout impossible qu'on s'écarte un jour des langues et pour aller tester d'autres compétences puisqu'en fait, tout le monde saura parler anglais. Non, alors ça, par contre, c'est pas ça. Je pense que tout le monde ne saura pas parler anglais et même si on avait une sorte de robot ou je sais pas quoi. Tout le monde pourra comprendre l'anglais, ça je pense qu'éventuellement ça c'est probable. C'est-à-dire que la réception du message, il n'est pas improbable qu'on l'accepte. Mais je mets quand même des parenthèses. L'être humain, au bout d'un certain moment de techno, il a un rejet. Il a un rejet. Et ce niveau-là, souvent, il est quand la techno, à part le téléphone, s'approche trop de lui. C'est-à-dire que, je veux dire, les Google Glass ont déjà fait un flop monumental il y a quelques années. Donc les implants moi j'y crois pas, à part 2-3 fous qui sont patrons de sociétés de voitures, qui eux fantasment le truc et se mettraient des implants partout, j'en suis certain. Je pense pas que demain n'importe quel individu accepte ça. Après, je peux vraiment me tromper. Je pensais aussi que les Français continueraient à fumer toute la vie, et j'étais le premier à dire j'arrête le tabac, j'arrêterai jamais, je serai toujours au tabac avec ma clope. Et ça fait très longtemps que je vapote comme tout le monde, comme un crétin. Donc on change, on change.

Jean Baptiste

::

Tu as pas les lunettes Meta qui finissent par te traduire ce que tu—

Arnaud

::

non, justement, je pense qu'elles le font déjà.

Jean Baptiste

::

Après, la question, il y a une question une question d'acceptation de la techno.

Arnaud

::

Je pense que l'être humain, il va beaucoup moins, même si les technos sont déjà là, il les accepte pas tout de suite et parfois il les rejette.

Jean Baptiste

::

Oui, enfin moi je suis né avec le Minitel, ça m'a pas empêché effectivement de vivre avec mon temps.

Arnaud

::

Non, non, on a pas, on a heureusement, heureusement que les choses évoluent, mais elles évoluent pas aussi vite. C'est-à-dire que je pense que la capacité de compréhension des langues comme ça tout le temps grâce à des lunettes ou un implant, je pense ça va, à mon avis ça va venir dans, ça va venir moins vite qu'on je pense. Bon, et alors la capacité d'émission, ça, pour le coup, je pense pas. Je pense que les gens vont continuer à apprendre une langue, ne serait-ce que la leur. Une langue, il y a énormément de niveaux. Quand on parle de l'appauvrissement du vocabulaire français, moi, quand j'écoute des vieilles vidéos de gens qui prenaient la parole il y a 30, 40, 50 ans, je sais pas vous, mais moi, j'ai honte de la manière dont je m'exprime. C'était tellement plus élégant, il y avait tellement plus de mots.

Jean Baptiste

::

J'ai pas pu m'empêcher.

Arnaud

::

Ouais, voilà, ces expressions. Alors l'argot et les expressions un peu argotiques, elles ont toujours existé, mais elles viennent pas rendre service à l'individu.

Jean Baptiste

::

On parle un peu de la certification.

Arnaud

::

Oui, la certification, la troisième branche. C'est la troisième branche, c'est pour moi ce qui fait la conséquence de la formation et la montée en compétence. C'est nécessaire pour prouver que tu as atteint quelque S'il n'y a pas d'objectif, en vérité, dans la formation, il n'y a pas d'excitation. L'être humain est ainsi fait et autant il enlève sa main que quand ça brûle et autant il est content que quand on le caresse. Donc la certification, c'est une caresse. C'est dire: «OK, t'es arrivé, t'as eu ce niveau-là et on te le garantit et tu peux aller prouver ce niveau en entreprise parce que tu l'as atteint. Ça y est, c'est bon.» Donc la certification, c'est quelque chose qu'on fait depuis 2017.. Et ça marche très, très bien. Et les recrutements l'utilisent déjà aussi. Il y a deux modalités. Le LILAT, c'est une modalité humain, donc avec 60 minutes avec un humain qui vous teste vos compétences, pareil dans l'environnement professionnel, ou aussi en intelligence artificielle. Et là, pareil, c'est 45 minutes pour le test. La certification, c'est un peu plus long que le test de positionnement parce qu'il y a un véritable enjeu, donc faut pas se tromper. Adapté au métier aussi, adapté au métier aussi. Il y a beaucoup plus de proctoring. Enfin, tu peux pas faire n'importe quoi dans le cadre de certification. Alors, ce que le proctoring, c'est quoi? C'est des technologies qui te permettent d'arrêter le test si par exemple tu te lèves ou si tu bouges la tête ou qui fait des vérifications d'identité, enfin, il faut vérifier ta pièce d'identité. C'est un peu plus lourd, donc c'est pour ça que c'est pas les mêmes tarifs non plus. Mais la certification, elle est pour moi essentielle. C'est l'avenir. Pourquoi c'est l'avenir aussi? Parce que, encore une fois, je pense qu'on va dans une société, on évolue vers une société du mensonge. Et donc il va falloir des certificateurs qui sont capables de dire OK, «OK, lui ne ment pas, ses compétences en langues, c'est bien celles-ci, ses compétences en capacité d'adaptation, c'est bien celles-ci, ses compétences en intelligence artificielle, c'est bien celles-ci.» Parce qu'on va se retrouver dans un monde, et on l'est déjà, dans un monde où c'est très facile de mentir. Donc voilà, l'avenir des certificateurs, pour moi, il n'est pas à douter. Dans la certification, là, pour le coup, il y a beaucoup plus de concurrents dans la certification linguistique. Il y en a vraiment, je dirais, une bonne dizaine. Et nous, notre spécificité, c'est encore celle-ci que vous avez tous très bien compris maintenant, c'est qu'on n'est pas là pour vous enseigner ou certifier vos compétences linguistiques, mais on est là pour vous enseigner via Lingueo et certifier via DILAT vos compétences linguistiques dans le cadre de votre activité individuelle et professionnelle. Et véritablement, ça change tout.

Jean Baptiste

::

Et avec FlashLevel, donc ça fait 3 niveaux différents, 3 branches, tu parlais. La 4e à venir, c'est quoi?

Arnaud

::

Non, franchement, moi j'ai arrêté de faire des enfants. J'ai déjà 3 filles, 3 associés, 3 services. J'adore la Trinité, la Sainte Trinité. Je m'arrête d'être là.

Jean Baptiste

::

Ça marche comment au niveau de FlashLevel? Je reviens dessus, mais au niveau de l'abonnement, tu parlais de SaaS tout à l'heure, de logiciel, donc c'est un abonnement, c'est ça?

Arnaud

::

Alors, en toute honnêteté, moi je suis pas commercial, donc ça sort de mes capacités de réponse. Ce que moi j'invite, si jamais quelqu'un a envie, c'est de contacter nos services via le site FlashLevel, et ils auront des commerciaux qui leur présenteront les offres. Ce que je sais par contre, c'est qu'il y a un prix dégressif pour ceux qui seraient intéressés effectivement en nombre de volumes que les gens achètent et qu'on a assez rapidement des clients qui vont essayer d'acheter du volume. En fait, notre client cible, nous, c'est pas quelqu'un qui va consommer 3-4 tests à l'année. Ça, c'est clair. Franchement, on va pas le refuser et on sera ravi. Mais notre client cible, c'est vraiment sur la partie recrutement, des gens qui font plusieurs centaines de tests par an, voire plusieurs milliers.

Jean Baptiste

::

C'est des tests qui peuvent évoluer, j'imagine, au fil du temps, forcément.

Arnaud

::

Alors non, les tests, on les change tout le temps.

Jean Baptiste

::

Ouais, c'est ça.

Arnaud

::

On échange tout le temps. Là, ce matin, par exemple, j'étais avec mon associé Guillaume qui me dit, ben voilà, on vient de lancer la V3. Et pourquoi la V3? Parce qu'il y a des nouvelles IA qui vont être capables. Donc à l'intérieur, nous, c'est notre propre IA qui est une IA propriétaire, mais qui fait appel à plein d'autres moteurs. Donc il y a un moteur qui fait appel à plein d'autres tokens. Et donc notre ambition, c'est de rester européen avant tout. On a un ADN européen et puis une philosophie en plus de l'ADN. Et donc on va aller essayer de chercher des solutions pour pour rendre l'outil encore plus intelligent, pour que le test de positionnement soit encore plus fin, évidemment. Donc on change l'interface aussi. Là, la semaine dernière, on travaillait sur l'accessibilité. L'accessibilité, c'est clé. En fait, nous, ce qu'on aimerait, c'est essayer de rendre le test aussi adaptable à n'importe quel, comment dire, je dirais, parce qu'il y a un mot que je n'ai pas envie de dire qui commence par un H, je dirais personnalité et n'importe quel individu. Et donc du coup, si vous êtes TDAH, le test doit être adapté à vous. Si vous êtes, je ne sais pas, sur je ne sais pas quoi ou sous je ne sais pas quoi, on doit adapter et être dans la bienveillance tout en étant dans la mise en avant de la compétence.

Jean Baptiste

::

Vous vous adressez uniquement aux entreprises ou les particuliers aussi peuvent être?

Arnaud

::

Pour l'instant, on n'a même pas fait un site internet, mais on n'en a pas besoin parce que nos clients, c'est des entreprises. On l'a fait quand même parce que c'est important de travailler à notre hauteur. Notoriété. Je vais finir ma phrase. Et mon mot, en tout cas. Et donc oui, on a fait un site. Non, on s'adresse pas aux individus. Les individus qui veulent passer un test de langue, en tout cas un test de positionnement, pour l'instant on n'a pas trouvé l'intérêt. C'est, en fait, c'est, il faut que ce soit la demande. La demande vient, alors, sur le LILAT. Par contre, ils peuvent aller acheter un LILAT, ils vont acheter un test de positionnement certifiant parce que ça a du sens pour eux de certifier leur compétence. Ils pourront le mettre dans leur et du coup, ils vont le mettre dans leur CV. À l'inverse, le Flash Level, lui, s'adresse aux recruteurs, aux cabinets de recrutement qui eux ont compris l'intérêt de faire des vrais tests et aux entreprises. Mais c'est eux le moteur du service.

Jean Baptiste

::

Arnaud, qu'est-ce qui t'éclate finalement, toi, dans ce que tu fais au quotidien?

Arnaud

::

Tout et surtout les échanges humains. C'est-à-dire là, ce qu'on est en train de faire en ce moment, ça me plaît. Si je pouvais parler à toutes les personnes qui m'écoutent ou toutes les personnes qui vont me voir, ça m'excite. Si je pouvais interagir et faire évoluer notre société, ça me plaît énormément et c'est ce que j'ai la sensation de faire. Et toujours rappeler les valeurs essentielles de l'individu, d'aller vers les autres, de se rappeler que finalement, ce qui est grisant, c'est l'échange.

Jean Baptiste

::

J'aurais pu mentionner aussi, au cours de tes différentes expériences professionnelles, c'est ton rôle de chroniqueur aussi à la télévision, notamment sur BFM Business.

Arnaud

::

Oui, alors là, en ce moment, les émissions BFM viennent de changer leur carteau et donc j'y vais un peu moins fréquemment, mais c'est vrai que c'est quelque chose qui m'excite beaucoup. Pourquoi? Alors là, pour le coup, c'est plutôt une sorte de challenge personnel parce qu'en vérité, prendre la parole est un exercice, faire passer un message en est un autre.

Jean Baptiste

::

C'est clair.

Arnaud

::

Et BFM, c'est du direct. Tu n'as pas le droit à l'erreur. Les gens t'écoutent et te jugent. Ils te font parfois même leur retour. Les amis t'envoient un WhatsApp.

Jean Baptiste

::

C'est bien les feedbacks. Mais non, t'as plus WhatsApp. Dis pas n'importe quoi.

Arnaud

::

J'ai plus les groupes WhatsApp. Ce sont les groupes qui sont finalement, je trouve, anxiogènes. Parce que dedans, il y a des discussions qui ne te regardent pas. Et donc du coup, des messages qui viennent te polluer. Mais une personne qui t'écrit à toi, ça, ça me plaît. Parce qu'elle m'envoie un message. Je ne suis pas dans le rejet de l'individu. Donc oui, effectivement, le challenge intellectuel, c'est quelque chose qui Franchement, c'est grisant de se dire «Tiens, je vais passer des messages. Est-ce qu'il va être compris?» Moi, c'est quelque chose qui effectivement m'aide à me lever le matin.

Jean Baptiste

::

Si tu devais convertir une entreprise qui ne l'est pas encore à venir vous rejoindre, tu lui dirais quoi?

Arnaud

::

Je lui dirais tout simplement qu'elle va gagner de l'argent à venir chez nous. Parce qu'en vérité, si elle le fait pas et qu'elle recrute mal, en tout cas sur le produit Flashlevel, pour quelques dizaines d'euros par candidat testé, Ça n'a aucun sens, aucun sens. Quand on a des sociétés comme la nôtre qui sont suffisamment folles pour investir tout leur temps pour développer des solutions qui sont ultra efficaces, passez par nous, testez-nous. Au pire, franchement, vous arrêtez et vous verrez. Mais en général, les gens n'arrêtent pas. Donc c'est ce que je dirais sur Flash Level. Et pour le reste, la même chose. On est quand même une société très humaine. Je pense l'avoir dit assez fréquemment dans cette interview. Ce qui fait que si ça marche pas, on retiendra jamais un client. Client, donc on le laissera libre de partir et on travaillera notre notoriété. Et beaucoup plus, on sera pas là. Si on regarde les avis Google de notre société, il y a eu, on est à 4,99 parce que de toute façon on peut pas avoir 5 pour Google, mais c'est pas pour rien, c'est parce qu'on veut des clients satisfaits quels qu'ils soient. Donc voilà, moi je, en tout cas si c'est du recrutement, je leur dirais de venir, le produit il est mature pour la linguistique, je pense qu'ils sont déjà chez nous si nous ça fait 10 ans qu'on existe, 19 ans pardon. Qui nous connaissent. Mais en tout cas, pour le nouveau bébé FlashLevel, je dirais voilà, si vous avez des recrutements massifs, ajoutez cette brique, je pense que ça a du sens.

Jean Baptiste

::

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite?

Arnaud

::

Bah écoutez, moi, de toujours m'éclater, c'est déjà bien. Moi, je vais m'amuser toujours avec mon associé et de continuer à prendre plaisir à créer des choses. Mais avec l'IA et cette nouvelle société qui est en train d'arriver, c'est très difficile de pas prendre plaisir parce que c'est fou. Tout ce qui se passe.

Jean Baptiste

::

Il y a ton associé là qui te regarde dans cette caméra.

Arnaud

::

Ouais.

Jean Baptiste

::

Qu'est-ce que tu as envie de lui dire?

Arnaud

::

À tout à l'heure, on se voit à 14h, je te fais voir ce que Claude Design, qui est sorti vendredi dernier, a réussi à créer, puisque Claude Design est assez dingue. Et grâce à ça, on va gagner du temps parce qu'on va plus pouvoir dépendre des designers, puisque maintenant, en lui demandant ce qu'on veut qu'il fasse, Claude Design le fait pour nous et ça va nous gagner un temps de dingue dans la production. De ça, de tout, de tous les produits.

Jean Baptiste

::

Tu es un vrai geek.

Arnaud

::

Oui, heureusement que j'ai pas pris la formule très très chère qui consomme les tokens, parce que ça me permet de me reposer et d'aller profiter de ma vie. Et mais après je reviens, je me mets des petits réveils pour aller relancer le prompt. Mais ouais ouais, on est des geeks, on aime bien. Ouais ouais. Donc à tout à l'heure pour la démonstration de ce qui a été fait ce week-end.

Jean Baptiste

::

Un grand merci à toi.

Arnaud

::

Merci à vous tous.

Jean Baptiste

::

Merci d'avoir gentiment répondu à mon invitation et à mes questions. Merci également à vous de nous de nous avoir suivis. Si cet épisode vous a plu, bah c'est pas bien compliqué, faut surtout le dire parce que ça fait fonctionner et doper les algorithmes après. Et donc comme ça, il y a de plus en plus de monde à venir nous écouter. Merci. C'est disponible sur l'ensemble des plateformes de podcast, également sur jobradio.fr. Et on se retrouve très prochainement pour un nouvel épisode des idénettes. Ciao ciao, salut salut!

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