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Tu ne peux pas séparer ta vie perso de ta vie pro ! Pourquoi ? ...
Episode 1623rd December 2025 • LA MINUTE HUMAINE • Xavier ELOY
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Shownotes

🎧 Tu ne peux pas séparer ta vie perso de ta vie pro ! Pourquoi ? ...

Vie privée, vie professionnelle : pourquoi tu ne peux pas les séparer (même si tu en as l’impression)

On pense souvent que la vie privée et la vie professionnelle sont deux mondes séparés.

C’est faux.

Le dénominateur commun, c’est toi.

Dans cet épisode, je t’explique comment :

  1. tout ce qui s’est structuré en toi avant 6 ans influence encore aujourd’hui tes réactions au travail
  2. tes apprentissages précoces façonnent ta manière de coopérer, de diriger, de communiquer
  3. ton environnement personnel et familial a déterminé ton métier… et surtout la manière dont tu le fais
  4. ta vie privée nourrit ton leadership autant que ton expertise
  5. certains schémas invisibles sabotent la collaboration sans que personne ne comprenne pourquoi

Tu entendras aussi trois situations très parlantes d’équipes qui se transforment quand on comprend que les comportements professionnels n’ont rien de “professionnel” : ils sont humains.

📘 Le carnet de bord t’aide à identifier ce que tu transportes de ton histoire dans ton travail.

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Le podcast La Minute Humaine est un produit HawwaH créé par Xavier ELOY, coach, consultant, formateur, conférencier et maintenant podcasteur.

Copyright 2026 Xavier ELOY

Transcripts

Tu sépares ta vie privée et ta vie pro… mais ton cerveau, lui, ne le fait pas.


Aujourd’hui, je parle d’une idée très répandue dans les organisations :
la séparation entre la vie privée et la vie professionnelle.

On entend souvent :
« Ici, on parle pro. Pas besoin de raconter ta vie privée. »
Ou encore :
« Ce qui t’arrive à la maison, tu le laisses à la porte. »

Sauf que… c’est impossible.
Parce que tu n’as pas deux vies.
Tu n’es qu’une seule personne et tu as plusieurs lieux de vie.

J’ai la sensation quand les gens disent cela qu’une fois sur le lieu de travail, les personnes s’arrêtent de vivre, s’arrêtent d’avoir des émotions, des sentiments, et qu’il n’y a qu’une chose à faire : travailler.

Mais alors que se passe-t-il lorsque tu es en télétravail ? Te mets-tu dans une pièce complètement séparée de la maison, ou de l’appartement ? Utilises-tu une tasse pour ton café qui vient de l’employeur ? Utilises-tu un stylo personnel ou un stylo professionnel ? Et question dérangeante : ton corps appartient-il à l’employeur ou à toi ? Quand tu es au boulot, es-tu Docteur Jekyl et à la maison Master Hide ? Ou l’inverse ?

Pourquoi j’explore cette distinction dans cet épisode ?

Parce que je rencontre dans mes accompagnements de très nombreuses personnes qui veulent séparer la vie privée de la vie professionnelle. Et bien entendu que ce sont des activités différentes, que ce sont des lieux de vie différents, ou tout au moins différemment organisés. Mais tu ne peux pas laisser ta vie personnelle au vestiaire avec ton manteau quand tu entres dans ton lieu de travail.

Oui, l’activité est différente :

à la maison, tu es parent, conjoint, enfant de quelqu’un ;

au travail, tu es manager, expert, dirigeant.

Mais le dénominateur commun, c’est toi.
La même personne vit les deux environnements :

le même corps,

le même système nerveux,

les mêmes scénarios de vie,

les mêmes mécanismes de défense,

les mêmes drivers,

les mêmes décisions anciennes.

Tout ce que tu vis dans ta vie privée influence ta façon d’être au travail.
Et tout ce que tu vis au travail influence ta vie privée.

Imaginer que les deux sont “séparables” est une fiction culturelle.
Psychologiquement, biologiquement, émotionnellement : c’est faux.

Je vais te dire quelque chose d’essentiel pour comprendre ton comportement au travail :
👉 La manière dont tu agis aujourd’hui dans ton équipe a été décidée bien avant que tu aies ton premier job.

Dans les premières années de ta vie, tu as construit :

une manière de te protéger,

une manière d’entrer en relation,

une manière d’être utile,

une manière de te sentir aimé ou reconnu.

Ces décisions précoces, tu les prends pour survivre psychologiquement.
Et ensuite, tu les rejoues partout :
en couple, en famille, entre amis… et au travail.

Ce que tu fais au travail n’est pas seulement une compétence.
C’est une histoire.

Le métier que tu fais, parfois même tu l’as choisi pour confirmer un scénario ancien :

si tu devais “tout gérer” enfant → tu deviens manager hyper-responsable,

si tu devais “faire plaisir” → tu deviens un collaborateur qui n’ose pas dire non,

si tu devais “éviter les conflits” → tu deviens un médiateur naturel,

si tu devais “montrer que tu vaux quelque chose” → tu deviens un très bon performer,

si tu devais “sauver” quelqu’un → tu deviens un expert indispensable.

Ce que tu vis aujourd’hui au travail est un reflet de ce que tu as appris très tôt.
Pas une imitation consciente, mais une réactivation émotionnelle.

Les interactions avec tes collaborateurs réactivent les interactions de ton enfance.
C’est pour ça que parfois :
un ton, un e-mail, une remarque… te touche plus que de raison.
Ce n’est pas ton collaborateur qui te parle.
C’est ton enfant intérieur qui répond.

Dans les organisations, on demande aux gens d’apprendre, de coopérer, de s’ouvrir,
mais en même temps… on leur demande de ne pas parler de ce qui influence tout ça.

C’est comme dire :
« Développe-toi, mais ne parle pas de là où tu t’es construit. »

C’est comme si tu demandais à un GPS une destination sans lui dire où tu es. Tu ne pourras jamais avoir de réponse.

Quand je travaille avec des équipes, je vois la même chose partout :
👉 Les plus grands progrès viennent quand chacun relie ses réactions actuelles à ses apprentissages anciens.

Pas pour “raconter sa vie”.
Pas pour s’exposer.
Mais pour comprendre :
Pourquoi je suis comme ça avec les autres ?
Pourquoi je fais ça ?
Pourquoi je ressens ça ?

Quand tu comprends ton scénario, tu deviens plus libre.
Quand une équipe comprend ses scénarios, elle devient plus mûre.

Et là… la coopération devient possible.

Exemple 1 — Le manager "fort" qui ne demande jamais de l’aide

Marc a toujours été autonome.
Enfant, il ne voulait pas “rajouter des problèmes” à ses parents.
Il a donc appris très tôt à se débrouiller seul.

Au travail, il fait pareil.
Il ne demande pas d’aide → son équipe non plus.
Il prend tout sur ses épaules → l’équipe se déresponsabilise.
Résultat : surcharge, tensions, isolement.

Lorsque Marc comprend que sa manière d’être vient de sa petite enfance,
il ne se juge plus.
Il se libère.
Il commence à déléguer.
Et son équipe respire.

Exemple 2 — La collaboratrice parfaite qui ne supporte pas les critiques

Amandine a grandi dans un environnement très exigeant.
Le moindre écart était pointé du doigt.
Elle a appris que pour être aimée, il fallait être parfaite.

Au travail, elle fait la même chose :

elle anticipe tout,

elle veut bien faire,

mais elle vit la moindre remarque comme une attaque personnelle.

Quand elle comprend que cette réaction vient d’une vieille décision de survie — “si je suis parfaite, je suis en sécurité” — elle respire.
Elle ne devient pas “moins professionnelle”.
Elle devient plus libre.

Et son équipe aussi.

Exemple 3 - le responsable du CSE qui critique tout

Lucien a vécu un enfer dans son enfance, toujours rabaissé par son père qui lui disait qu’il ne faisait rien de bon, qu’il pouvait faire mieux, et qui lui disait d’aller dans sa chambre.

Au travail, toute décision prise par une figure d’autorité n’est jamais bonne, elle est automatiquement considérée comme autocratique et sans intérêt.

Lucien copie le modèle connu de son enfance, et a la sensation en même temps de régler ses comptes avec son père.

Quand il comprend ses réactions excessives qui sont automatiques et en lien avec son passé, il commence à regarder les décisions de ses supérieurs d’une autre manière. Ça commence a respirer dans l’agence.

Alors je te pose la question :
👉 Qu’est-ce qui, dans ta vie d’aujourd’hui, porte la trace de ta vie d’avant ?
👉 Quel comportement pro est en réalité une ancienne stratégie privée ?
👉 Et qu’est-ce que tu pourrais changer si tu t’autorisais à relier les deux ?

Tu retrouveras ces questions dans le carnet de bord pour aller plus loin.
Parce que comprendre ton histoire, ce n’est pas “parler de ta vie privée”.
C’est comprendre comment tu fonctionnes,
pour mieux collaborer, mieux diriger, et mieux vivre.

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