Lorsqu'on parle de Torah écrite, on pense avant tout au fameux cinq livres de MoÎse... (et de Myriam?). A Roch hachana, trois passages sont lus. Lesquels? Pourquoi? Que nous enseignent-ils?
On en parle ici!
1. comment se passe la canonisation d’un texte
2. quelle est la plus importante des fêtes juives
3. Qui reconstruit le judaïsme après l’exil de Babylone ?
4. Pourquoi est-il important de lire la description des sacrifices ?
5. Quand lit-on la description des sacrifices ?
6. Les sacrifices d’animaux au Temple de Jérusalem sont-ils un truc de barbares ?
7. Quand lit-on dans la Torah de façon officielle à notre époque ?
8. Quels sont les premières lectures qui ont été instituées de façon officielle ?
9. Pourquoi y a-t-il deux parachiot pour la fête de Roch hachana ?
10. Quelle est la troisième lecture toraïque qu’on lit pour les deux jours de Roch hachana ?
11. Qu’est-ce qu’une haftara ?
12. Pourquoi un texte tiré des Prophètes a-t-il été associé systématiquement au texte de la la Torah ?
13. Que sont la Torah, le Avoda et les Néviim ?
14. Dans quel texte trouve-t-on ces trois notions associées ?
15. Entre les Prophètes, les Ecrits et l’Enseignement, lequel de ces texte a été canonisé en premier ?
16. Comment donne-t-on de l’autorité à un nouveau canon ?
17. Quel est le rôle de la personne qu’on nomme « maftir » ou « maftira »?
18. Quel texte sépare la lecture officielle de la Torah de la lecture de la torah appelée « maftir » ?
19. Pourquoi y a-t-il deux haftarot associées à la fête de Roch hachana ?
20. Quels sont les deux prophètes mentionnés dans les haftarot de Roch hachana ?
21. En quoi le maftir de Roch hachana est-il différent du maftir du chabat ?
22. De quoi parle le maftir de Roch hachana ?
23. En quoi lire les commandements liés aux sacrifices est-il important à notre époque alors que le Temple de Jérusalem n’a pas été reconstruit ?
24. Comment peut-on associer créativité et continuité ?
25. Quelles sont les trois obligations liées à Roch hachana mentionnées dans le maftir ?
26. A quoi les offrandes de Roch hachana s’ajoutent-elles ?
27. De quel livre est tiré le maftir de roch hachana ?
28. Comment dit-on un verset en hébreu ?
29. De quel livre sont tirées les parachiot de Roch hachana ?
30. En combien de portions la paracha est-elle découpée à Chabat ?
31. En combien de portions la paracha est-elle découpée pour les fêtes ?
32. Combien de personnes montent à la Torah lorsque Roch hachana tombe un chabat ?
33. Quel problème Sarah et Abraham ont rencontré ?
34. Qui est Hagar ?
35. Qui est Ismael ?
36. Comment s’appelle l’enfant de Sarah et Abraham ?
37. Quelle est la relation de Hagar et Sarah ? De Isaac et Ismaël ?
38. Pourquoi Sarah demande-t-elle à Abraham d’écarter Hagar et Ismaël ?
39. Comment Ismael est-il considéré ?
40. Comment se passe le voyage de Hagar ?
41. Qui interpelle Hagar ?
42. En quoi l’histoire d’Hagar et Ismaël ressemble-t-elle à celle d’Abraham et Isaac ?
43. Pourquoi est-il utile d’avoir plusieurs rouleaux de la torah ?
44. Qu’est-ce que la Puissance divine aurait demandé à Abraham?
45. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle problématique ?
46. En quoi l’histoire de la Akedat ItsHak est-elle nécessaire ?
47. Avraham compte-t-il sacrifier son fils ? Quels éléments en donnent des indices ?
48. Comment Isaac réagit-il dans le voyage avec son père ?
49. Qui interpelle Abraham pour sauver Isaac ?
50. Comment sortir de l’impasse entre « faire des sacrifices humains comme tout le monde » et « passer pour une personne moins engagée que les autres car on refuse de faire des sacrifices humains » ?
51. Qu’est-ce que le « kidouch hachem » ?
52. Faut-il mourir pour dieu ?
53. Abraham fait-il quand même un sacrifice ?
54. Quel est le rapport entre l’histoire de la Akédat ItsHak et le chofar ?
55. Quels sont les 3 textes de la Torah qui sont lus à Roch hachana ?
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode du podcast judaïsme sur un pied qui a pour but de vous faciliter l'accès aux sources juives dans leur complexité parce qu'en 3000 ans il s'est passé beaucoup de choses et beaucoup de remaniements assez incroyables qui nous donnent des leçons de résilience, d'évolution dans le symbolique, de retomber toujours sur ses pieds. Et même si on retombe sur un seul pied, c'est déjà pas mal, c'est notre session judaïsme sur un pied. Aujourd'hui, on parle de Rosh Hashanah, une fête qui illustre parfaitement la pulsation du judaïsme d'année en année, de siècle en siècle, puisqu'on peut le dire, disons-le, de millénaire en millénaire puisque le judaïsme se base sur des histoires qui ont pu être compilées, là je parle de la Torah écrite, qui ont pu être compilées au moins 7e, 6e, 5e siècle, donc on a le droit de parler en termes de millénaire et que cette compilation, bien sûr, implique d'autres textes qui étaient transmis eux-mêmes de façon orale bien avant, donc avant 1000, peut-être moins 1200, peut-être moins 1500, il y a des discussions historiques, bref.
Mon but ici est de partager avec vous les textes qui sont lus à la synagogue et que vous pouvez raconter chez vous et qui sont issus du Tanakh, de la Bible hébraïque, donc certains textes de la Torah, d'autres des prophètes et d'autres, c'est pas le cas pour Rosh Hashanah, pas de façon directe complète, mais potentiellement aussi, pour d'autres fêtes, des écrits, des hagiographes. Pour ce qui est du nom de la fête et de tout ce que ça implique en termes de son développement historique, je vous remploie au premier épisode du podcast « Judaïsme sur un pied » qui concerne Rosh Hashanah et puis pour la question des pratiques à la maison, du céder, qu'est-ce qu'on mange, pourquoi, d'où ça vient, le chauffard, où on le souffle, comment, je vous renvoie au deuxième épisode. Nous sommes dans le troisième épisode, nous explorons cette fête passionnante de Rosh Hashanah, la plus importante des fêtes juives, mais je vous préviens tout de suite que je dirai ça à absolument toutes les fêtes juives parce qu'elles sont toutes incroyables à leur façon.
Je suis Floriane Chinsky, je suis rabbin depuis plus de vingt ans, à la fois une rabbin qui explore l'Histoire et le sens de l'Histoire et la sociologie et ce qui se passe dans les groupes humains et dans la psychologie individuelle aussi des gens, et bien sûr le judaïsme aussi. Ce sont les outils que j'explore, ce sont les outils que j'utilise, auxquels je réfléchis, les recherches que je fais et que je partage. Formellement, ça se traduit par mon doctorat en sociologie du droit et par différentes études dans différentes méthodes de thérapie et d'action non violente.
Si vous avez des questions là-dessus, je suis toujours ravie d'y répondre parce que je trouve que ces outils sont non seulement merveilleux et font du bien à nous, mais aussi potentiellement au monde. Donc j'ai un petit intérêt à ce que ça se passe le mieux possible dans le monde, donc n'hésitez pas à me contacter. Et puis d'un autre côté, je suis aussi une rabbin pratique, ça fait plus de vingt ans que je suis.
En réalité, je pourrais compter aussi les années où j'étais bénévole dans des synagogues, en particulier à Dad Shalom, les années où j'étais animatrice et formatrice aux Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France ou prof de Talmud Thora. Donc je pratique, je transmets le judaïsme, je pourrais dire, depuis 26 ans. Donc c'est là-dessus que je m'appuie pour partager tout ce que je vous transmets.
Et plus d'infos, vous les trouverez sur rabbinchanski.fr, yetzira.org, cocreer.net et devenirjuive, devenirjuif, vous les mettez en tant qu'URL et vous trouverez également le site. On a besoin de tout le monde pour faire vivre toute la richesse de ce judaïsme qui est souvent enfermé dans des considérations qui n'ont rien à voir et qui nuisent à tout le monde. Donc merci d'être là et d'explorer avec moi les textes de Rosh Hashanah, ceux qu'on trouve dans la Torah, ceux qu'on trouve dans les prophètes, qu'on lit à la synagogue et que vous pouvez bien sûr aussi raconter chez vous, raconter, discuter, étudier, approfondir.
Et c'est parti ! On l'a vu dans le 8e chapitre du livre de Nehemi, qui fait partie de la 3e partie du Tanakh, Torah, Nevi'im, Ketuvim, l'enseignement, les prophètes, les écrits ou hagiographes. C'est comme ça qu'on appelle la Bible hébraïque. Dans le livre de Nehemi, Nehemi dit au peuple que c'est la fête et on parle ici de la fête qui se déroule le 7e mois, le premier jour du 7e mois.
Donc on parle de cette date de Rosh Hashanah et de ce qui s'y passe au moment du retour à Sion, au moment où les exilés de Babylone, Babel a détruit le premier temple, les élites et les personnalités importantes socialement du judaïsme ont été déportées à Babylone pour détruire la culture locale. Au moment de la destruction de l'Empire babylonien et de la prise de pouvoir de l'Empire perse, ils reviennent et ils reconstruisent le judaïsme, autrement parce que le temple n'est pas encore là, n'est pas encore reconstruit et qu'il s'est quand même passé 70 ans d'exil où toute la structure basique a été détruite. Quand dans la Torah on lit ce qui se passe autour des sacrifices au temple, c'est ça qu'on fait, on recrée le lien avec le judaïsme d'avant la destruction du premier temple.
Donc quand on lit la description des sacrifices, ça peut sembler un petit peu pas intéressant, pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Et en réalité c'est ça qui fait qu'on est dans une continuité avec avant le 6e siècle. Par ailleurs, ce qu'on peut dire aussi c'est que ces pratiques qui avaient du sens pour l'humanité à cette époque, on est les mêmes êtres humains, il n'y a pas eu une variation délirante. On peut avoir l'impression, on a eu l'impression en Occident avec les Lumières qu'on a progressé de façon incroyable, mais c'était un petit peu quand même la culture occidentale qui se racontait qu'elle était la meilleure et que les autres auparavant étaient un petit peu des sauvages.
Quand même au 19e siècle, on a quand même une idée très précise de ce qu'est un être humain évolué et de ce qu'est un sauvage. Donc forcément, de ce point de vue-là, les sacrifices c'est des trucs de sauvages, mais du point de vue de l'histoire, pas du tout forcément, du point de vue de la nature humaine, pas forcément. Et voilà, si on n'est pas végétarien aujourd'hui ou végétarienne, je pense que c'est difficile de critiquer ce qui se passait au Temple, surtout si on prend de la viande qu'on n'a pas, pardon je vais être un peu radicale, pris la charge de tuer soi-même l'animal de façon correcte et qu'on consomme de la viande animale réduite en petits morceaux.
Pardon, mangez ce que vous voulez, c'est pas ça que je veux dire. Mais ce qui se passait au Temple était plus respectueux des animaux que ce qui se passe aujourd'hui dans les abattoirs. Tout ça pour vous dire qu'on va parler aujourd'hui de quatre textes dans ce podcast.
On va parler donc de ce qu'on lit dans la Torah écrite, la première partie du Tanakh, et puis ça s'appelle la Paracha, c'est lu à la synagogue. Sans doute ça a été lu à l'occasion des fêtes, avant d'être lu à l'occasion du Shabbat, on lit dans les rouleaux aujourd'hui, quatre fois par semaine, le Shabbat matin, et puis le Shabbat après-midi, le lundi matin, et le jeudi soir, des passages plus courts. Sans doute, avant que ce soit institué de cette façon, on lisait les passages des fêtes.
Donc en même temps que les offrandes étaient faites au Temple, on lisait les passages relatives aux offrandes faites au Temple, on les lisait dans les synagogues, et ensuite la pratique s'est étendue. Donc, au total, on lit dans la Torah, à chaque Shabbat et à chaque fête, que lit-on à Rosh Hashanah, quel Paracha, quel Parashiyot lit-on, pourquoi au pluriel, Paracha au singulier, Parashiyot au pluriel, on en lit deux, tout simplement parce qu'il y a deux jours de Rosh Hashanah, donc il y a la lecture du premier jour et la lecture du deuxième jour. Je vous dis directement, la lecture du premier jour dont on va parler, c'est l'histoire d'Hagar et d'Ismaël.
Hagar, c'est la maman d'Ismaël, Hagar, c'est la deuxième femme d'Abraham, et on lit son histoire, et je ne rentre pas là-dedans, là je donne juste les grands titres. Et l'autre passage, c'est la Akedat Yitzhak, c'est la ligature d'Isaac, Isaac, c'est le fils d'Abraham, donc Abraham et Isaac partent, et on va raconter un petit peu ça. Donc ça, c'est la lecture de la Torah du matin de Rosh Hashanah.
Du côté de la Haftarah, on lit aussi d'autres textes, c'est-à-dire qu'à chaque fois, le texte de la Torah est associé à un texte des prophètes, des Nevi'im. Texte tiré de la deuxième partie de la Bible, il y a pas mal d'histoires sur pourquoi est-ce qu'on lit un texte des prophètes aussi, et une des raisons... On dit souvent, c'est parce que ça a été interdit de lire dans la Torah à certaines époques, et on a remplacé la lecture de la Torah par la lecture des prophètes. D'un point de vue historique, on pense aussi qu'il a été nécessaire de donner un statut aux livres des prophètes, et de dire ce qu'il était important.
Et donc, par exemple, dans les bénédictions de la Haftarah, on dit Al-Ha-Torah, Ve-Al-Ha-Avodah, Ve-Al-Ha-Nevi'im On associe Torah, Avodah et Nevi'im. On associe l'enseignement, le Pentateuch, qui, à l'époque de la compilation des prophètes, le Pentateuch, c'est vraiment une valeur très stable. Tout le monde est totalement centré sur le Pentateuch, donc la Torah.
Le Avodah, c'est ce qui se passe au Temple. Donc ça aussi, c'est quelque chose de très ancien, très basé. La Torah, le Avodah et les Nevi'im et les prophètes sont associés pour leur donner un certain statut.
Parce que chaque partie de la Bible est compilée à une certaine époque. En réalité, c'est vrai pour tous les livres. Il y a une époque où c'est compilé et où ça n'a pas de statut particulier.
On n'est pas sûr de ce qui va faire partie du livre ou pas. Pour la Torah, on n'a pas tellement de souvenirs de ça parce que c'était il y a longtemps. Pour les prophètes, pas tellement de discussions claires autour non plus.
Par contre, pour la troisième partie de la Bible, on voit qu'il y a des discussions dans les textes postérieurs, dans le Talmud. Qu'est-ce qui doit ou pas faire partie de la troisième partie de la Bible ? Parce que c'est compilé plus tard et on en a gardé des souvenirs et des témoignages. Mais d'une façon générale, quand une nouvelle compilation est faite, le terme, c'est canonisation.
Quand on crée un canon, quand on crée un ensemble de textes bien définis, qui doit faire autorité ou référence en tout cas, il y a des questions par rapport à ça. À l'époque où les prophètes n'étaient pas encore vraiment fermés, il a fallu donner de la puissance à ce texte. On a dit qu'on allait lire la Torah.
La Torah, on la lit de toute façon pour les fêtes. On va associer à cette lecture de la Torah une lecture. Des prophètes.
Et non seulement on va l'associer, mais vous savez qu'il y a sept lectures dans la Torah selon le Talmud le Shabbat matin. Eh bien, on va rajouter une huitième lecture qui est souvent la reprise de la lecture du dernier passage qui a été lue. Pas toujours, il y a des exceptions, on va voir ça maintenant.
Mais bref. Et la personne qui lit en huitième, le dernier passage de la Torah, c'est la même personne qui va lire la Haftarah et ça crée une continuité. Donc au total, je vous le dis comme ça, vous avez tous les éléments.
Le Shabbat matin, par exemple, il y a sept personnes qui montent à la Torah. Puis on dit un demi-kaddish pour signifier que la lecture de la Torah pour la Torah elle-même est terminée. Et on relit un petit bout de Torah qu'on appelle Maftir.
C'est la même racine que Haftarah. La personne qui fait les bénédictions de la Torah, qui monte à la Torah pour le Maftir, c'est la même que celle qui lira le texte des prophètes qui suit. De telle sorte qu'il y a une continuité et un transfert d'autorité de la Torah écrite au texte des prophètes.
Et donc, on a parlé de la Haftarah et du Maftir. Maftir, en fait, c'est le verbe. Maftir, c'est la personne qui produit la Haftarah.
La racine qui est en jeu, c'est la racine p-tet-rech, de la même racine que patour, ça veut dire dispenser. Maftir, c'est la personne qui accomplit le devoir, pour qui une dispense. La Haftarah, c'est ce qui accomplit la dispense.
Enfin, pas vraiment la dispense, mais simplement le fait que comme on a accompli le devoir, on n'y est plus tenu. La très belle expression, qui n'a rien à voir au niveau du langage, mais que je trouve très, très belle en halacha, c'est sortir des mains du devoir. La tset yedé chova.
Et donc, quand on est patour, ça veut dire qu'on est dispensé. Et ici, entre autres, parce qu'on a accompli le devoir de lire dans les prophètes. Nous avons clarifié le statut de la deuxième partie du Tanakh, les prophètes, les Nevi'im, et la façon dont cette partie était intégrée, valorisée, utilisée dans les offices du Shabbat matin, mais aussi des fêtes.
Et on a fait ça, parce qu'on va aussi parler de ces textes-là. Comme il y a deux jours de Rosh Hashanah, pareil, il y a deux Parashiyot, mais il y a aussi deux Haftarot. Et ces deux Haftarot sont donc, comme on l'a dit par définition, tirés de la partie appelée les prophètes.
Et en l'occurrence de deux parties, une qui s'appelle Samuel, et qui raconte l'histoire de Hana et comment c'est un très très beau texte. Et la deuxième est tirée du prophète Jérémie. Donc on va raconter aussi ces deux histoires-là.
Et puis tout de suite, on va quand même commencer par le maftir de Rosh Hashanah. Et alors j'avais dit, je sais bien, que d'habitude le maftir, c'est la fin de la parasha précédente. Donc les 4-5 derniers versets, qu'on reprend après le demi-Kaddish.
Donc il y a les 7 menthées, il y a le demi-Kaddish, il y a le maftir, qui est toujours dans les rouleaux. On referme les rouleaux et on lit les prophètes, le chapitre correspondant des prophètes, à partir d'un livre. Et bien pour nous ici à Rosh Hashanah, comme pour les fêtes, on ne lit pas, comme maftir, pour faire cette liaison, on ne lit pas la fin de la parasha précédente.
Donc on ne reprend pas ici la fin de ces deux histoires, mais à la place, on lit un autre passage qui parle justement des offrandes faites au Temple. Quand on parle d'Agar et Ishmaël et leur épreuve dans le désert, on ne parle pas de ce qui se passait au Temple. Quand on parle d'Abraham et Yitzhak et de l'épreuve qu'ils subissent dans les montagnes là-bas, on ne parle pas de ce qui se passait au Temple.
Et ça manque, parce que le Temple est central, et donc on lit un autre extrait de la Torah qui parle des offrandes faites au Temple. Donc vous en avez entendu et on en a pleinement compris les enjeux en termes d'historique. On ne peut pas avoir de continuité à travers les épreuves de l'Histoire sans deux éléments.
Un, trouver des nouvelles solutions. Il n'y a plus de Temple, il faut faire quelque chose de nouveau. Et deux, sans lier les nouvelles solutions aux histoires du passé.
Et c'est ça que produit ce texte. Pas phénoménalement enthousiasmant et que je vais vous lire tout de suite. Comme ça, vous l'aurez en tête.