Shownotes
Le Groenland, en ce début d'année 2026, est au cœur de l'actualité mondiale en raison des tensions politiques qui l'entourent. La situation a été particulièrement exacerbée par les déclarations de Donald Trump, qui, au début de son second mandat, a évoqué sa volonté d'annexer le territoire groenlandais. Cette annonce a provoqué une réaction immédiate et forte du Conseil circumpolaire inuit, dirigé par Sarah Olsveig, qui a affirmé que le temps des colonisateurs est révolu. Les Inuit du Groenland, selon elle, refusent d'être des figurants dans des manœuvres politiques qui les dépassent.
Au fil des semaines, l'administration Trump a semblé passer à des actions concrètes, provoquant un soutien croissant envers le peuple groenlandais de la part d'autres nations. Le Conseil des Samis a insisté sur le droit fondamental des Inuits à déterminer leur propre avenir, rappelant ainsi la nécessité de respecter leur autonomie et leur culture. Le 13 janvier, lors d'une conférence de presse conjointe avec la première ministre du Danemark, le premier ministre du Groenland, Jens Frédéric Nielsen, a fermement rejeté l'hypothèse d'une annexion par les États-Unis, réaffirmant l'attachement indéfectible du Groenland au royaume du Danemark. Nielsen a également mis en lumière la pression géopolitique qui pèse sur son pays, soulignant que la défense de la démocratie est primordiale dans ce débat.
Le soutien international n'a pas tardé à se manifester. Le Canada, par exemple, a affiché sa solidarité avec le Danemark et a soutenu une déclaration commune émanant de plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Cette déclaration met en avant l'importance de la sécurité en Arctique, précisant que celle-ci doit être garantie en collaboration avec les alliés de l'OTAN. En parallèle, le Canada a annoncé l'ouverture imminente d'un consulat à Nuuk, la capitale groenlandaise, ce qui marque un renforcement de ses liens diplomatiques avec le Groenland.
Enfin, c'est dans un cadre plus large que ces événements s'inscrivent, celui de la sécurité et de l'intégrité territoriale de l'Arctique. La déclaration des alliés jeudi dernier a tenu à rappeler que les principes établis par la Charte des Nations Unies, tels que la souveraineté et l'inviolabilité des frontières, doivent primer dans toutes les discussions concernant l'avenir de cette région stratégique. Ainsi, le Groenland, au centre de ces enjeux internationaux, se retrouve à un carrefour critique où la question de son identité et la défense de ses droits sont essentielles face aux aspirations de puissances extérieures.