Tu as appris, intégré, compris… et pourtant, tu continues à chercher une validation, un cadre, un regard extérieur.
Ceci est le 3e épisode d’une série autour de "Fuck les mentors".
Dans l’épisode 1, je te racontais le moment où j’ai compris que je n’avais pas besoin d’un·e mentor de plus… mais d’un micro.
Dans l’épisode 2, le jour où j’ai failli me trahir pour un mentor.
Et dans cet épisode, je t’emmène là où tout bascule :
👉 comment on fait, concrètement, pour arrêter de dépendre de ses mentors ?
Parce qu’à un moment donné, comprendre ne suffit plus.
Tu peux avoir fait des formations, intégré plein de choses… et pourtant rester bloqué·e.
Ce sujet est essentiel parce qu’on parle beaucoup d’apprendre, de bien faire, de s’inspirer. Mais presque jamais de ce moment où il devient nécessaire de reprendre sa place, de repositionner ses mentors et surtout de traverser tout ce que ça remue à l’intérieur.
Dans cet épisode, je te partage ce que j’ai vécu, concrètement :
un moment où j’ai dû faire face à tout ce qui se jouait en moi —
besoin de reconnaissance, peur de mal faire, attachement, loyauté —
et créer mon propre rite de passage pour m’en libérer.
Parce que le vrai problème, ce n’est pas un manque de compréhension.
👉 C’est une dépendance aux mentors.
Et cette dépendance crée une tension profonde :
tu sais… mais tu n’oses pas encore.
tu veux faire à ta façon… mais tu te contiens.
tu sens ton élan… mais tu cherches encore une autorisation.
Cet épisode est une immersion dans ce passage.
Pas un concept.
Pas une méthode hors sol.
Mais une expérience vécue — avec tout le “bouguiboulga” émotionnel que ça implique.
Et c’est de là qu’est né Fuck les mentors.
Pas comme un simple atelier, mais comme un support d’émancipation professionnelle, pour traverser, ressentir, remettre de l’ordre… et commencer le chemin pour devenir, enfin, sa propre référence.
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Les mots-clés de cet épisode : dépendance aux mentors, légitimité, syndrome de l’imposteur, validation extérieure, posture d’accompagnant·e, trouver sa voie, émancipation professionnelle, rite de passage, intelligence émotionnelle, transformation intérieure, rapport à la reconnaissance, sortir du modèle de la bonne élève, création de sa propre pratique, autonomie, affirmation de soi
Transcripts
Speaker:
Si tu arrives directement sur cet épisode, bienvenue à toi et juste pour
Speaker:
te donner un peu de contexte dans les 2 épisodes précédents, j'ai
Speaker:
raconté un moment assez charnière de mon parcours. Le moment où
Speaker:
je suis passée de celle qui observe, celle qui apprend, celle
Speaker:
qui attend, celle qui cherche à bien faire, à celle qui commence à
Speaker:
créer sa propre scène, son propre espace. Dans le
Speaker:
premier épisode, je te racontais donc comment j'ai arrêté d'attendre.
Speaker:
Comment j'ai compris que je n'avais pas besoin d'un mentor ou d'une mentor
Speaker:
de plus, mais d'un micro. De mon micro. Dans
Speaker:
le deuxième épisode, je suis allée un peu plus loin et je vous ai raconté
Speaker:
le moment où j'ai failli faire l'inverse de tout ça. Le
Speaker:
moment où j'ai failli inviter une figure très importante de mon
Speaker:
parcours sur mon podcast et où je me suis rendue compte à quel point
Speaker:
mon besoin de reconnaissance pouvait encore être très
Speaker:
envahissants. Si tu as écouté tous ces épisodes, merci à toi pour ta
Speaker:
fidélité, pour ton écoute et aussi pour tes
Speaker:
retours, parce que certaines personnes prennent toujours le temps de me faire
Speaker:
un retour, un feedback sur leur résonance, et c'est toujours hyper,
Speaker:
hyper touchant. Donc merci à vous pour ça. Et si t'as pas eu le temps
Speaker:
encore d'écouter ces 2 épisodes, je t'invite à le faire. Donc
Speaker:
arrête-toi ici et reprends les 2 derniers épisodes.
Speaker:
Parce qu'en effet, après cette prise de conscience, après ce moment un peu
Speaker:
inconfortable où je me suis dit Ok, donc en fait là, je suis
Speaker:
pas totalement libre, j'ai encore du taf, il va falloir en fait que
Speaker:
je repositionne certaines personnes et donc certains mentors.
Speaker:
Il se passe quoi une fois la réalisation? Qu'est-ce qu'on fait
Speaker:
concrètement avec ça? Eh bien, c'est exactement là que cet épisode commence.
Speaker:
Parce que personne ne m'a jamais appris à faire ça. On ne m'a jamais
Speaker:
appris à traverser ça. Personne ne m'a jamais dit à un
Speaker:
moment donné Il va falloir remettre de l'ordre dans ta relation à tes mentors. Bien
Speaker:
évidemment, à part quand Anne Van Hieft-Morel m'a dit cette phrase que je
Speaker:
garderai donc toute ma vie avec moi «Tu sais Elsa, c'est bien d'avoir
Speaker:
des mentors ou c'est bien d'avoir eu des mentors, mais il faut savoir les
Speaker:
remettre à leur place.» Donc merci à Anne pour cette phrase-là.
Speaker:
Et donc là, cet épisode va vous raconter qu'est-ce que j'en ai fait
Speaker:
concrètement de cette phrase-là, comment je suis allée l'incarner, comment je
Speaker:
me la suis appropriée. Parce que c'est une chose de savoir,
Speaker:
C'est une autre chose après de vraiment s'approprier et de vraiment
Speaker:
aller sur le terrain émotionnel qui nous appelle pourtant
Speaker:
justement quand on est sur ces niveaux d'émancipation-là et sur ces niveaux
Speaker:
d'incarnation et de déploiement. Et donc j'ai créé le
Speaker:
rite de passage dont j'avais besoin et c'est de ça dont je vais vous
Speaker:
parler aujourd'hui. L'objectif est de repolitiser,
Speaker:
révolutionner l'accompagnement et changer le monde. Un projet militant. Comment monter le
Speaker:
volume ensemble. On va donc déconstruire les normes. Et je veux que ça change.
Speaker:
Chères accompagnantes et accompagnants du turfu, bienvenue à bord. Elsa Cotillet
Speaker:
speaking, ton accompagnante vénère préférée, pour un nouvel épisode
Speaker:
d'Accompagnantes, le podcast qui révolutionne l'accompagnement
Speaker:
pour changer le monde. Que cela soit en
Speaker:
solo ou avec des intervenantes complices, ici on dit que l'accompagnement est
Speaker:
politique et qu'on est là pour faire bouger les choses. Et on t'invite à les
Speaker:
faire bouger avec nous et à créer une communauté engagée et fière de
Speaker:
l'être. Allez, C'est parti pour un nouvel épisode. On se
Speaker:
retrouve de l'autre côté après cette dose de
Speaker:
popopopower.
Speaker:
Si je te raconte ça depuis maintenant, là on est au 3e épisode.
Speaker:
C'est pas juste pour te raconter ma vie. C'est parce que je sais que si
Speaker:
tu écoutes cet épisode, il y a de grandes chances que tu sois toi aussi
Speaker:
à cet endroit-là. Cet endroit où tu sais plein de choses mais
Speaker:
ça bloque. Cet endroit où tu sens que t'es en décalage mais t'arrives pas à
Speaker:
mettre le doigt dessus. Cet endroit où tu continues peut-être à chercher à
Speaker:
bien faire alors qu'une autre part de toi a envie de faire autrement.
Speaker:
Et surtout cet endroit où tu commences à sentir que tes mentors, tes
Speaker:
formations, tes références t'aident et en même temps te
Speaker:
limitent. Et ça, personne ne nous apprend à le traverser.
Speaker:
Parce que moi, très honnêtement, personne ne m'a jamais dit en formation ou en
Speaker:
supervision À un moment donné, il va falloir remettre de l'ordre dans ton axe.
Speaker:
Il va falloir te repositionner par rapport à ta formation. Aller la digérer,
Speaker:
l'approprier. Et du coup, quand ça m'est tombé dessus, j'ai fait comme d'habitude, j'ai essayé
Speaker:
de comprendre. Et en même temps, j'ai vite arrêté parce que je me
Speaker:
rendais compte que là, à ce moment-là, c'était pas
Speaker:
comme d'habitude. J'avais pas tellement besoin de plus
Speaker:
comprendre, de besoin de plus me comprendre, on va dire, à un niveau mental.
Speaker:
C'était assez clair le pourquoi du comment j'en étais arrivée à cette
Speaker:
situation quasi catastrophique. Comprendre n'allait pas suffire
Speaker:
parce que j'avais avant tout besoin de ressentir. J'avais besoin de
Speaker:
faire coucou à toutes les parts de moi, à toutes les émotions qui me
Speaker:
traversaient et qui m'avaient menée bon gré mal
Speaker:
gré dans cette situation. Et j'avais besoin non seulement de
Speaker:
repositionner mes mentors, mais j'avais surtout besoin peut-être de repositionner
Speaker:
certaines choses à l'intérieur de moi. Et pour ça, je n'avais pas envie de
Speaker:
repartir sur 150 heures de thérapie pour naviguer là-dedans.
Speaker:
J'avais plutôt besoin de trouver un moyen straight to the point.
Speaker:
Pas un raccourci, je n'aime pas trop ce mot dans ce cas-là, mais on
Speaker:
va dire un accès plus direct. Et surtout avec
Speaker:
un putain de levier émotionnel! Parce que je n'avais pas
Speaker:
besoin de blabla. Et croyez-moi, j'adore le blabla en
Speaker:
thérapie. Une des manières pour moi d'avancer, c'est de
Speaker:
blablater, c'est de parler à quelqu'un et que cette personne, en
Speaker:
fait, va, ça se trouve, rien me dire de particulier, mais rien
Speaker:
que le fait de blablater avec quelqu'un, ça va me faire avancer. Et quand, et
Speaker:
pour vous dire même à quel point ça me fait avancer, quand j'ai personne de
Speaker:
disponible, je lance mon dictaphone, je blablate et j'avance.
Speaker:
Donc parler, verbaliser, ça fonctionne pour moi. Mais
Speaker:
là, je ressentais quelque chose de différent. Je n'avais pas besoin de verbaliser pendant
Speaker:
des heures. J'avais surtout besoin de ressentir
Speaker:
profondément. Et c'est là justement que ça devient intéressant,
Speaker:
parce qu'à ce moment-là, je me pose quelques jours après avoir
Speaker:
retiré mon invitation symboliquement à Kevin Finnell
Speaker:
par rapport à sa venue sur Accompagnante. Donc j'ai décidé
Speaker:
de retirer cette invitation-là. Je me demande quelques jours après OK,
Speaker:
comment on fait pour aller plus loin? Comment on incarne cette phrase? À un
Speaker:
moment donné, va falloir repositionner de quoi j'ai
Speaker:
besoin là maintenant pour avancer par rapport à ça? Et la réponse, elle a été
Speaker:
très claire j'ai besoin d'un rite de passage C'est
Speaker:
trop marrant parce qu'on parle très peu de cette notion de rite de passage
Speaker:
alors que c'est, je pense, fondamentalement notre métier à
Speaker:
toustes quand on accompagne. Mais ça, c'est pour un autre sujet. Et d'ailleurs, si ça
Speaker:
vous intéresse, je vous donne rendez-vous dans le futur. Il y aura un
Speaker:
épisode table ronde sur ce sujet de rituels et de rites de
Speaker:
passage puisqu'on a enregistré en décembre dernier
Speaker:
avec Cécile, Soaa, Ava et Mathilde, des
Speaker:
accompagnants accompagnantes incroyables, une table ronde
Speaker:
sur le rituel. Donc je vous donne rendez-vous dans le futur.
Speaker:
Donc j'avais besoin d'un rite de passage et là il se passe un truc que
Speaker:
je trouve encore assez cool et hallucinant, c'est que je
Speaker:
m'autorise à me le créer à ce moment-là. Genre vraiment,
Speaker:
je me pose avec moi, je sors papier stylo Je me
Speaker:
fais vraiment un point avec moi-même. C'est quoi véritablement mon besoin? De quoi
Speaker:
j'ai besoin pour repositionner finalement ces mentors-là?
Speaker:
Qu'est-ce qui coinçait jusqu'à maintenant? Pourquoi je l'avais pas fait jusqu'à maintenant? Ben oui,
Speaker:
on est bien d'accord qu'on n'est pas teubé. Moi, c'est un de mes principes clés,
Speaker:
c'est une de mes convictions en tant qu'accompagnante, en tant que pro de l'accompagnement.
Speaker:
Je considère clairement que mes accompagnés ne sont pas teubés. Si jusqu'à
Speaker:
maintenant ils n'ont pas pu avancer vers leur objectif, si jusqu'à maintenant
Speaker:
quelque part ils n'ont pas pu changer, au sens large du terme, selon en fait
Speaker:
leur envie, c'est qu'ils et elles ne sont pas teubés, c'est qu'à un moment
Speaker:
donné, ils et elles ne peuvent pas. Pas comme ça, en tout cas.
Speaker:
C'est qu'il y a sûrement un truc qui bloque, un truc qui empêche.
Speaker:
Donc là, je suis assez honnête avec moi-même, c'est que je me dis «Bah, ma
Speaker:
cocotte Elsa, tu n'es pas teubée. Qu'est-ce qui fait que jusqu'à maintenant, ça
Speaker:
n'a pas pu se faire, ça?» Et donc je bosse, je bosse, je bosse. Et
Speaker:
là, je commence à me créer mon rite de passage qui prend en compte en
Speaker:
fait tous mes besoins. Parce que je me dis ça, je me dis OK,
Speaker:
tu es accompagnante, tu as des outils, tu as de l'expérience, tu n'es pas con
Speaker:
con avec tes accompagnés. Qu'est-ce que tu ferais si la personne en face de toi
Speaker:
vivait exactement ça? Là, je peux vous dire qu'il y avait masse de
Speaker:
réponses. Et donc, vraiment, je design le truc.
Speaker:
Pas un protocole, pas un exercice, un passage, des étapes,
Speaker:
des trucs émotionnels, des trucs symboliques, des trucs avec du blabla.
Speaker:
En tout cas, tout ça, ça ressemble à un espace qui répond exactement à ce
Speaker:
que je suis en train de vivre. Et je me rappelle très bien de cet
Speaker:
état, j'étais très très fébrile. En mode
Speaker:
Wah la vache, je suis vraiment en train de faire ça là. Genre je
Speaker:
suis vraiment en train de m'autoriser à créer mon truc à moi. Avec ce mélange
Speaker:
de Oh la vache, j'y suis pas encore mais je sens que c'est hyper intense
Speaker:
aussi ce qu'il va y avoir derrière le rideau. Et Oh la vache, il ne
Speaker:
va pas y avoir de retour en arrière là. Je sentais ça. J'étais en train
Speaker:
de designer le truc en prenant en compte tous mes besoins. Et je me
Speaker:
rendais compte petit à petit Ouah meuf, si tu le vis vraiment ce
Speaker:
truc-là, il n'y a pas de retour en arrière possible. Il y a
Speaker:
vraiment ce passage, vraiment un truc de... Quand on parle de rituel,
Speaker:
de rites de passage. Tu passes du point A au point B et tu
Speaker:
reviendras pas au point A. C'est pas possible. Et
Speaker:
donc ça me fait flipper et en même temps c'est plus fort que moi. Il
Speaker:
faut que je le vive, faut que j'aille jusqu'au bout de ce... Ce passage-là.
Speaker:
Parce que je connaissais la situation avec mes différents différents mentors. Là, c'est vrai que
Speaker:
j'avais nommé Kevin Finnell, Milton Erickson, mais il y en avait bien
Speaker:
évidemment d'autres. Je savais comment je fonctionnais avec et le Je
Speaker:
savais comment je me rassurais. Mais la situation sans et le
Speaker:
je ne la connaissais pas encore. Et ça, c'est vertigineux pour la Elsa de cette
Speaker:
époque-là. Parce que ça veut dire quoi? Ça veut dire plus de validation implicite,
Speaker:
plus de regard imaginaire, plus de est-ce que je fais bien? Juste moi. Et
Speaker:
ça, ça fout la trouille. Mais j'y vais quand même. Je me revois encore très
Speaker:
clairement, j'étais dans mon cabinet à Saint-Mandé. Je suis là et je sais que je
Speaker:
suis en train de le faire, je suis en train de vivre mon propre rite
Speaker:
de passage et je vais jusqu'au bout. Parce qu'une fois que j'ai terminé de
Speaker:
tout designer, bah je me dis Bon bah, let's go,
Speaker:
auto-accompagnement. Je me laisse traverser par les
Speaker:
émotions, par les images, par les souvenirs, par les parts de moi.
Speaker:
Et là, il se passe plusieurs choses en même temps. C'était hyper intense. Déjà,
Speaker:
il y a un truc très très fort je remets mes mentors à leur place.
Speaker:
Bien évidemment, c'était l'objectif. Mais je le fais avec beaucoup d'amour,
Speaker:
beaucoup de gratitude, beaucoup d'admiration aussi, encore à l'époque.
Speaker:
Et en même temps, beaucoup beaucoup beaucoup de lucidité et beaucoup beaucoup d'esprit
Speaker:
critique. Je les vois à nouveau pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des
Speaker:
personnes humaines. Et c'est une bonne nouvelle! Vraiment, c'est une
Speaker:
bonne nouvelle parce que je les réhumanise aussi au passage. Parce que
Speaker:
Quand on critique quelqu'un, quelque part, on peut le déshumaniser.
Speaker:
Mais quand on le met sur un piédestal, on le déshumanise aussi.
Speaker:
Donc là, ces personnes-là ont pu redevenir, dans mon champ, dans mon
Speaker:
paysage intérieur, des êtres humains et des êtres humaines qui sont
Speaker:
sur leur chemin. Voilà, ils et elles ont droit d'être sur
Speaker:
leur chemin, de kiffer leurs vibes. Et donc voilà, je dis
Speaker:
merci et non merci. Je Je reprends, je te
Speaker:
range, je me rends des trucs. Il y avait tous ces mouvements-là en même temps.
Speaker:
Et en parallèle, gros sujet aussi, je me retrouve face à
Speaker:
moi-même. Avec toutes les parts de moi qui ont
Speaker:
provoqué la presque catastrophe, là. Le mouvement de
Speaker:
tout mettre à la poubelle, le mouvement de se tirer
Speaker:
10 000 balles dans le pied, quoi. Bah, les facettes bon
Speaker:
élève coucou, la part besoin de
Speaker:
reconnaissance coucou, la part m'entourer coucou.
Speaker:
Et là, je fais un truc hyper important, je ne les défonce pas, je ne
Speaker:
les engueule pas. Au contraire, je leur parle, je communique. Oh mes
Speaker:
chouchous, mais vous avez chié dans la colle, mais tellement, mais tellement chié dans la
Speaker:
colle. Vous êtes au courant en fait de ce qu'on n'a pas eu faire là?
Speaker:
Et en même temps, ça devait vous paraître tellement important de
Speaker:
faire ça comme ça. Venez, on prend le temps de regarder ça
Speaker:
ensemble. Là, il y a bilan. Là, il y a ouverture. Là, il y a
Speaker:
tri. Là, il y a du merci mais non merci. Là, il y a de
Speaker:
la mise à jour aussi. Et aussi,
Speaker:
à un moment donné, dans tout ça, il y a un geste symbolique.
Speaker:
Je raccompagne Kevin Finnell et Milton Erickson à la porte de mon
Speaker:
cabinet. Je leur parle une dernière fois. On est d'accord, dans
Speaker:
ma tête, tout ça, c'est extrêmement symbolique, mais je leur parle à cœur ouvert une
Speaker:
dernière fois. Je les informe. Je leur explique sans me
Speaker:
justifier le pourquoi du comment, je les raccompagne à ma porte. Je les
Speaker:
remercie une ultime fois, mais je leur dis C'est bon, en fait, vous
Speaker:
pouvez partir. Et je ferme la porte. Et là, il y a
Speaker:
espace. Là, il y a le après. Un espace que je n'avais
Speaker:
jamais ressenti avant. Et je célèbre ça. Je célèbre ce
Speaker:
nouvel endroit, ce cabinet qui est exactement le même de l'extérieur,
Speaker:
mais qui devient finalement, pour une première fois, pour la
Speaker:
première fois véritablement, mon cabinet. Ma pratique,
Speaker:
mon courant de pratique. Je comprends que ce que je viens de vivre, c'est pas
Speaker:
du tout un petit sujet. C'était un énorme nœud. Un nœud autour
Speaker:
de la légitimité, la peur du jugement, la censure, le
Speaker:
ralentissement, la difficulté à trouver sa couleur, son style,
Speaker:
à faire à sa sauce. Et je me dis Waouh, mais c'est tout ça en
Speaker:
fait? C'est à ce point-là? Et là, je comprends aussi
Speaker:
pourquoi il y a autant de personnes qui savent tout ça,
Speaker:
qui ressentent tout ça mais qui n'osent pas, qui n'y vont pas.
Speaker:
Et donc si je te raconte tout ça aujourd'hui, c'est pour une raison très simple
Speaker:
c'est pour que tu comprennes que Fuck les mentors, c'est pas un concept.
Speaker:
C'est pas un atelier hors sol. Ça vient de là, ça vient de tout ça.
Speaker:
Ça vient de mon expérience directe. Ça vient de quelque chose que j'ai vécu dans
Speaker:
ma chair, dans mon corps, dans mes émotions, dans mes choix, dans ce passage du
Speaker:
point A au point B. Et ça vient d'un moment où moi aussi j'étais
Speaker:
exactement dans ce que tu vis peut-être aujourd'hui. Tiens, on va jouer à un
Speaker:
jeu et tu vas noter les phrases dans lesquelles
Speaker:
tu te reconnais. Par exemple j'aimerais me sentir
Speaker:
parfaitement libre et puissant, puissante, de créer un accompagnement,
Speaker:
une pratique 100 à ma sauce, mais j'y arrive pas encore.
Speaker:
J'aimerais dépasser l'archétype de la bonne élève. Mais j'y arrive
Speaker:
pas encore. Mon intention serait de développer une
Speaker:
pratique, une activité qui me ressemble et d'être moi dans
Speaker:
toute ma complexité et dans toute mon humanité, mais j'y arrive pas encore.
Speaker:
Je voudrais intégrer les formations que j'ai suivies sans
Speaker:
me limiter à leur bonne application, mais j'y arrive pas encore.
Speaker:
J'aimerais tellement prendre ma juste place par rapport à mes mentors,
Speaker:
par rapport à mes outils, mais j'y arrive pas encore. Je veux
Speaker:
tracer mon propre chemin, mais j'y arrive pas encore. J'aimerais
Speaker:
assumer toute ma singularité, mais j'y arrive pas encore.
Speaker:
J'aimerais assumer plus le fait de proposer des choses qui sortent de ce
Speaker:
que les experts, les expertes de mes domaines proposent, mais j'y
Speaker:
arrive pas encore. Je veux trouver ou retrouver la
Speaker:
liberté de pratiquer à ma façon, mais j'y arrive pas encore. Ou comme
Speaker:
moi à l'époque, J'aimerais arrêter d'avoir autant
Speaker:
besoin d'être vue, reconnue. Et
Speaker:
que j'aimerais arrêter d'avoir parfois
Speaker:
l'impulsion de mettre à la poubelle quasiment
Speaker:
tout le travail d'émancipation que j'ai pu faire parce qu'à l'intérieur de
Speaker:
moi la reconnaissance s'agite. Voilà.
Speaker:
C'est pour ça que j'ai créé Fuck les mentors. C'est pour toutes les personnes qui
Speaker:
se reconnaissent dans les phrases que je viens de nommer. Donc moi à la base,
Speaker:
c'est vrai que je l'ai créé pour moi comme un rite de passage parce que
Speaker:
je voulais acter un avant et un après. Et quand j'ai vu ce
Speaker:
que ça avait changé pour moi, j'ai compris que je pouvais le proposer
Speaker:
à d'autres personnes, à d'autres pros de l'accompagnement. Et j'ai même envie de vous
Speaker:
dire que Fuck le Mentor, c'est aussi pour les non-pros de l'accompagnement parce
Speaker:
qu'on a toustes des mentors sur plein de sujets
Speaker:
différents, pro, perso. Et que toute cette notion de
Speaker:
mentor, toute cette dynamique relationnelle de mentor/mentoré,
Speaker:
elle est partout dans nos constructions
Speaker:
individuelles et surtout aussi collectives. Parce que ça touche
Speaker:
à quelque chose de fondamental, c'est devenir sa propre référence.
Speaker:
Je ne sais pas si vous voyez le truc. Je ne sais pas si vous
Speaker:
voyez le sujet, à quel point il est intime et en même temps extrêmement
Speaker:
collectif. Bon, donc si tu sens que tu es à cet
Speaker:
endroit-là, Fuck les mentors, c'est un espace pour remettre de l'ordre, te
Speaker:
remettre au centre centre et arrêter de te trahir sans t'en rendre compte.
Speaker:
C'est aussi rendre à tes mentors avec beaucoup de
Speaker:
gratitude ce qui a besoin de leur être rendu et aussi de te rendre à
Speaker:
toi ce que tu as besoin de te rendre, ce que tu as besoin aussi
Speaker:
d'honorer en toi. Fuck les mentors, c'est un atelier de 3 heures
Speaker:
en petits groupes et surtout c'est un vrai passage. Si tu es
Speaker:
intéressé, si tu veux en savoir plus, tu peux m'écrire directement sur mon mail
Speaker:
elsa.coutet@gmail.com ou tu peux prendre contact avec moi
Speaker:
sur mon Instagram @ezacouteiller. Il va y avoir une
Speaker:
nouvelle session en avril, donc si tu es intéressé.e, c'est le moment de me faire
Speaker:
signe. Vivre ce passage-là, ce rituel de passage en collectif, c'est
Speaker:
extrêmement puissant. Et en même temps, si tu ressens davantage
Speaker:
l'appel de l'individuel parce que tu as envie que je me focusse avec toi
Speaker:
seulement, sur toi, n'hésite pas à m'en parler parce que fuck les mentors ou en
Speaker:
tout cas tout ce à quoi ça peut se connecter pour toi. Et on peut
Speaker:
très bien créer quelque chose en individuel. Donc
Speaker:
contacte-moi et on pourra co-construire quelque chose de
Speaker:
spécifique pour toi. Et là, je parlais du rite de passage
Speaker:
concernant Feu Clémentor et toutes les thématiques autour, mais je
Speaker:
pense que vous l'avez bien compris, je suis archi fan
Speaker:
de la construction des rites de passage en général,
Speaker:
du fait de proposer un support pour aller d'un point A à un
Speaker:
point B. Donc Si tu te reconnais là-dedans et
Speaker:
si tu as besoin qu'on brainstorme ensemble et qu'on design quelque chose
Speaker:
vraiment de spécifique à toi et à ta situation et à tes besoins,
Speaker:
mais viens avec grand plaisir pour qu'on échange là-dessus
Speaker:
et pour qu'on design exactement ce dont tu as besoin pour cette transformation.
Speaker:
En conclusion, je vais te laisser avec une question. Tu vas voir qu'elle
Speaker:
reprend un peu la question que je t'avais posée
Speaker:
lors de l'épisode Je pensais avoir besoin d'un mentor, d'une
Speaker:
mentore, en fait j'avais besoin d'un micro. C'est la
Speaker:
question aujourd'hui, qui est encore dans la pièce avec
Speaker:
toi quand tu accompagnes? Et est-ce que tu
Speaker:
es prêt.e à leur ouvrir la porte et à leur dire au revoir?
Speaker:
Si oui, pourquoi? Sinon, pourquoi?
Speaker:
Et en quoi ça serait important pour toi de commencer, je dis bien de commencer,
Speaker:
à peut-être leur ouvrir la porte et leur dire «Merci, au
Speaker:
revoir, vous pouvez partir.» Et tu vois, quand je repense à tout
Speaker:
ça aujourd'hui, je me rends compte à quel point, dans
Speaker:
mon cabinet à Saint-Mandé, ce n'était pas juste un moment un peu intense, un peu
Speaker:
symbolique, un peu introspectif que j'avais vécu. C'était un vrai
Speaker:
basculement. C'était le moment où j'ai arrêté d'attendre qu'on me dise
Speaker:
comment faire les choses. Comment être moi-même.
Speaker:
Le moment où j'ai arrêté de chercher à bien faire à mes dépens. Le
Speaker:
moment où j'ai commencé à me choisir moi. Et ça ne s'est pas fait
Speaker:
forcément proprement. Ça ne s'est pas fait non plus sans émotion,
Speaker:
ça c'est sûr. Ça ne s'est pas fait sans peur, notamment. Mais ça
Speaker:
s'est fait. Ça a été vécu. Et surtout, ça a ouvert
Speaker:
quelque chose. Un espace beaucoup plus vaste, beaucoup plus vivant,
Speaker:
beaucoup plus libre. Un espace où je pouvais enfin commencer à créer
Speaker:
à ma sauce. Assumer ma vision, arrêter de me contorsionner pour
Speaker:
rentrer dans des cadres qui n'étaient plus les miens. Un peu comme si je me
Speaker:
disais Waouh, c'est bon, je vais pouvoir démarrer vraiment.
Speaker:
C'est là où les choses ont vraiment démarré. C'est là où finalement il y avait
Speaker:
vraiment comme un point de départ, un vrai point de départ.
Speaker:
Et en fait, ce moment-là, c'était donc juste le début. Parce que quelque
Speaker:
temps plus tard, j'ai continué ce mouvement. Je suis allée encore plus loin même.
Speaker:
J'ai vécu un autre moment très fort. Un moment où symboliquement j'ai
Speaker:
bouclé la boucle avec l'école, avec l'arche,
Speaker:
avec tout ce que ça représentait et tout ce que ça représente.
Speaker:
Et là, ça a été encore autre chose parce que ce n'était plus juste remettre
Speaker:
des figures à leur place. C'était sortir de la posture de la bonne
20.Comment devenir ta propre référence (et arrêter de dépendre de tes mentors) - avec Elsa Couteiller
00:22:53
19.Le jour où j'ai failli me trahir pour un mentor - avec Elsa Couteiller
00:31:37
18.Je pensais avoir besoin d'un·e mentor. J'avais besoin d'un micro. - avec Elsa Couteiller
00:20:48
17.Traverser la peur du collectif : l’expérience d’Essence Collective avec Judith
00:24:47
16.Témoignages Boussole : comment faire le bilan d’une année et préparer la suivante ?
00:16:49
15.Boussole 2026 : retrouver sa direction intérieure – extrait d’atelier
00:20:18
14.Retour d’expérience : pourquoi Émilie a rejoint Essence Collective… et a choisi d’y rester
00:31:09
13.Essence Collective : une supervision collective pour ne plus tout porter seul·e
00:42:22
12.Apprendre à s’arrêter : la pause comme art de vivre et d’exister - partie 1/2 - avec Asmae Belalia, Shama Sqalli et Elsa Couteiller - Punchlines Festival édition 2
01:02:51
11.[Lettre 5/5] On va se réautoriser - avec Elsa Couteiller
00:12:34
10.[Lettre 4/5] On ne va pas redémarrer seul·e - avec Elsa Couteiller
00:13:15
9.[Lettre 3/5] On va (re)trouver son axe - avec Elsa Couteiller
00:15:24
8.[Lettre 2/5] On va capter les résonances - avec Elsa Couteiller
00:14:54
7.[Lettre 1/5] On ne va pas subir cette reprise - avec Elsa Couteiller
5.Quelle table ronde du Punchlines Festival est faite pour toi ? — Les prescriptions du Dr Zaza pour avancer (perso & pro)
00:14:23
4.Inside Punchlines Festival - Édition 2 : ce que cette édition raconte de nous
00:27:38
3.Quand accompagner devient lourd - avec Elsa Couteiller
00:11:43
2.Je ne reviens pas. J'arrive. - avec Elsa Couteiller
00:28:36
1.Se rendre son histoire (le plus intime des épisodes) - avec Elsa Couteiller
00:17:50
33.Laisser la Justice faire son travail ? (Partie 2) - Punchlines Festival - avec Camille Tisseyre, Aurélie Pignon, Tifaine Dayot Tressières et Elsa Couteiller
01:09:03
32.Laisser la Justice faire son travail ? (Partie 1) - Punchlines Festival - avec Camille Tisseyre, Aurélie Pignon, Tifaine Dayot Tressières et Elsa Couteiller
01:15:37
31.Auto-défense : reprendre son pouvoir (Partie 2) - Punchlines Festival - avec Anne van Hyfte Morel
00:51:07
30.Auto-défense : reprendre son pouvoir (Partie 1) - Punchlines Festival - avec Anne van Hyfte Morel
00:58:33
28.Porter sa voix (Partie 1) - Punchlines Festival - avec Cindy Nipau
00:52:30
29.Porter sa voix (Partie 2) - Punchlines Festival - avec Cindy Nipau
00:48:53
27.Incarner sa vision (Partie 2) - Punchlines Festival - avec Estelle Gnana et Aurore Kennis
00:47:19
26.Table ronde "Incarner sa vision" - Punchlines Festival - avec Estelle Gnana et Aurore Kennis - partie 1/2
01:27:05
25.🎙️ Épisode spécial témoignage - Ingrid Baswamina : Poser ses tripes sur la table et rencontrer sa vision 🌅
00:24:10
24.Table ronde "Nourriture et Corps : déconstruire pour ne plus nourrir le système" - Punchlines Festival - avec Zina Mebkhout et Emeline Lecouffe - partie 2/2
00:56:29
23.Table ronde "Nourriture et Corps : déconstruire pour ne plus nourrir le système" - Punchlines Festival - avec Zina Mebkhout et Emeline Lecouffe - partie 1/2
01:06:55
22.🎙️ Épisode spécial témoignage - Justine : Se rassembler pour créer une activité qui fait sens 💯
00:21:31
21.Table ronde "Bilan et clôture de la saison 1 d'Essence Collective" - partie 2/2
00:49:54
20.Table ronde "Bilan et clôture de la saison 1 d'Essence Collective" - partie 1/2